Emporte-moi

Exposition collective
Du 7 mai au 19 septembre 2010
Vernissage le vendredi 7 mai 2010 de 18h30 à 21h

Le titre onirique de l’exposition, « Emporte-Moi / Sweep me off my feet », donne le ton. Les œuvres réunies au MAC VAL pour sa nouvelle saison, évoquent les bouleversements suscités par l’amour non sans provoquer l’émoi des visiteurs.
Qui mieux que les artistes pourraient être les virtuoses de l’interprétation d’un large répertoire d’émotions ? Pêle-mêle : le couple, la relation fusionnelle, le ravissement, la passion, les chansons d’amour, les larmes, les histoires de baisers… occupent tour à tour une place centrale dans l’exposition.

Mot des commissaires de l’exposition

Première coproduction du MAC VAL avec une institution étrangère, « Emporte-moi / Sweep me off my feet » est placée sous le double commissariat de Nathalie de Blois, conservatrice de l’art actuel au Musée national des beaux-arts du Québec et de Frank Lamy, chargé des expositions temporaires au MAC VAL. Exposition présentée au Musée national des beaux-arts du Québec du 24 septembre au 13 décembre 2009.

L’exposition « Emporte-moi / Sweep me off my feet » réunit une quarantaine d’artistes dont les œuvres métaphorisent le mouvement et les turbulences du sentiment amoureux. Tournant volontairement le dos à une certaine approche ironique qui caractérise la production artistique actuelle, l’exposition s’intéresse à la valeur de l’émotion dans l’art contemporain au moyen d’œuvres qui, par le jeu de regards et de mouvements harmonisés, par l’effluve d’un parfum, la douceur d’une caresse ou la fougue d’une déclaration, évoquent le pouvoir d’enchantement et d’anéantissement de l’amour ; emportement à la fois délicieux et douloureux dans lequel on court toujours le risque de se perdre un peu. Support de pensées, d’élans, d’illusions et d’abandons, les œuvres réunies expriment autant la douleur de la solitude que l’espoir et l’effusion de sentiments que fait naître en soi la rencontre de cet autre si signifiant. Ainsi, non seulement les œuvres de l’exposition témoignent-elles en elles-mêmes d’une émotion profonde reliée à l’amour mais elles tendent à provoquer, à leur tour, l’émoi chez le spectateur. Comportant de la photographie, de la vidéo, de la sculpture, de l’installation et de la performance, « Emporte-moi / Sweep me off my feet » traite de la question du mouvement amoureux en tant qu’événement et véhicule porteur de l’ivresse du possible.

Nathalie de Blois et Frank Lamy

Petit Journal
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Présentation

La saison des amours démarre le 7 mai au MAC VAL !
Frank Lamy et Nathalie de Blois, les commissaires de l’exposition, « Emporte-Moi/Sweep me off my feet », déclarent : « le thème pourrait sembler à première vue léger (...), mais sa richesse est insoupçonnée. Les émotions liées au transport amoureux sont d’une complexité infinie ». Ainsi, l’approche de l’exposition tourne volontairement le dos à l’ironie pour montrer la façon dont les artistes contemporains poursuivent leurs investigations des figures imposées du langage amoureux ; réinterprétées avec force, elles oscillent sans cesse entre enchantement et anéantissement. Avec cette nouvelle exposition de groupe, le MAC VAL n’a pas tant voulu questionner l’Amour que favoriser l’épanouissement des émotions, librement. Vidéos, photographies, sculptures et installations d’une quarantaine d’artistes de renommée internationale, nous livrent une vision inédite du sentiment amoureux, écartant adroitement l’écueil du « fleur bleue ».

Le titre onirique de l’exposition, « Emporte-Moi / Sweep me off my feet », donne le ton - les œuvres réunies au MAC VAL pour sa nouvelle saison, évoquent les bouleversements suscités par l’amour non sans provoquer l’émoi des visiteurs.
Qui mieux que les artistes pourraient être les virtuoses de l’interprétation d’un large répertoire d’émotions ? Pêle-mêle : le couple, la relation fusionnelle, le ravissement, la passion, les chansons d’amour, les larmes, les histoires de baisers… occupent tour à tour une place centrale dans l’exposition.

Dès lors, comment définir l’Amour sur le mode contemporain ? Comment déceler, dès aujourd’hui les nouveaux contours de cette « carte de Tendre » ? En songeant à ces notions, les commissaires ont choisi des œuvres qui s’imposent comme évidence, dans un dialogue immédiat, pour nous offrir l’élixir exquis de la puissance des sentiments. Elles ont pour point commun de résonner longtemps, de se livrer par petites touches au regard, comme des friandises ; tout en conservant leur part de mystère. La scénographie de l’exposition propose aux visiteurs une déambulation faite d’échos, de clins d’œil, de surprises – au MAC VAL la cartographie de l’Amour, ou pour être plus précis des sentiments, ne nous est guère proposée comme une série d’expériences clefs en main, mais serait plutôt un itinéraire subtil, une initiation.

L’émotion est bien l’onde de choc de l’exposition, une commotion qui initie les sentiments. Symboles et mythologies sont également de la fête. Ainsi, l’œuvre Rest Energy d’Abramovic et Ulay, visuel de l’exposition, est une interprétation contemporaine de Cupidon : de part et d’autre de l’arc, le couple tend la corde, s’apprêtant à envoyer la flèche en plein cœur de la passionnaria /Marina Abramovic. Amour tendre ? Amour vache ? L’ambivalence de nos sentiments est bien l’un des moteurs de l’exposition : la légèreté de l’amour cède parfois la place à la difficulté d’aimer et d’être aimé.

Le transport amoureux se décline sous toutes les formes : photographies (Pierre et Gilles, Bas jan Ader, Lygia Clark…), dessins (Jorinde Voigt,…) vidéos (Andy Warhol, François-Xavier Courrèges, Douglas Gordon, Sophie Calle, Cécile Paris…), installations (Ange Leccia, Cerith Wyn Evans…), sculptures (Kevin Francis Gray, Fionna Banner, David Altmejd…) et objets (Carsten Holler, Christelle Familiari, Jana Sterbak, Anne Brégeaut…) venant ainsi retracer une épopée grandiose et intime qui couvre ces quatre dernières décennies.

Passé toutes les épreuves, dont celle du temps, le visiteur en proie à l’ivresse des sentiments a l’occasion rare de pouvoir regarder au-delà des apparences, des œuvres qui ne sont pas uniquement destinées à faire image ni à livrer une vérité lisse.

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Œuvres