Projets artistiques

« Avec et sans peinture », Sébastien Magro

« Avec et sans peinture »

Il est d’usage de dire que les « nouvelles » technologies et les pratiques qui y sont associées introduisent un changement de paradigme dans la relation entre visiteurs et institutions culturelles : s’il est vrai que les réseaux sociaux et l’ensemble des dispositifs numériques permettent un niveau d’interaction jamais atteint entre musées et visiteurs, la participation de ces derniers n’est pas apparue avec le bouton « J’aime » de Facebook et elle ne s’y limite pas. Comment associer les publics pour leur offrir une visite enrichissante ? Comment leur permettre de découvrir et de s’approprier la diversité des collections ? Les questions entourant l’engagement des visiteurs ont émergées bien avant les années 2000 et s’inscrivent dans une évolution marquée par des initiatives politiques, des choix stratégiques autant que des avancées technologiques. Sans ambition historique, on se propose d’en retracer les principales étapes et d’en observer les conséquences pour l’institution et les publics.

Des collections privées aux expositions publiques
Si les premières collections assemblées par les princes et les marchands européens au début du XVII°s préfigurent l’apparition des musées, ces galeries restent longtemps réservées aux élites intellectuelles et commerçantes. Tout autre public, qu’on n’appelle pas encore "grand", en est exclu. De riches collectionneurs, peu nombreux, partagent leurs collections composées d’art religieux dans un entre-soi qui verra émerger la notion d’exposition. On ne peut donc pas encore parler de public, mais la participation est là : ceux qui exposent sont les mêmes que ceux qui visitent.

À la fin du XVIII°s et au début du XIX°s, les révolutions politiques et sociales en Amérique du Nord et en Europe sont à l’origine d’une première étape de démocratisation des musées, qui deviennent symboles de la grandeur d’une nation et se doivent d’être au service du peuple. Les artistes et les étudiants bénéficient d’abord de cette ouverture puis, progressivement, la visite devient accessible à tous. Dès les prémices de ce qui deviendra l’institution muséale, trois enjeux relatifs à l’accès aux collections apparaissent. Le premier est d’ordre géographique : le visiteur n’a accès qu’aux musées dans lesquels il se déplace. Le suivant est économique : bien que les collections ne soient plus privées, il reste un droit d’entrée à régler. Aujourd’hui encore, malgré des grilles tarifaires avantageuses, une sortie familiale au musée s’accompagne de dépenses. Dernier enjeux : comment rendre le musée accessible à l’ensemble des visiteurs, issus de cultures et de classes sociales diverses, tout en garantissant la cohérence et la pertinence scientifique du propos ?

D’un objet à un autre, d’un visiteur à un autre
Au début des années 1970, l’idée d’un patrimoine lié à une communauté et à un territoire émerge : c’est l’apparition de l’écomusée, qui associe les habitants de la région à tous les niveaux de décision et de production. Les premiers naissent dans les parcs naturels (Ouessant, Marquèze), puis leurs thématiques se diversifient : certains sont consacrés à la technique (le chemin de fer à Mulhouse), d’autres aux cultures urbaines (Fresnes). Ils se multiplient et, dans les années 1990, on recense plus de 250 écomusées et musées de société en France. Parallèlement, au début des années 1980, le Mouvement international pour une nouvelle muséologie (MINOM) fait son apparition. Se plaçant dans le prolongement de l’écomusée, ses partisans soutiennent le rôle social voire environnemental du musée et aspirent au développement de la pluridisciplinarité. Ils souhaitent inventer de nouvelles manières d’entrer en interaction avec les publics, en s’inspirant notamment de ce qui est fait dans les musées de science : une médiation ludique, qui associe le visiteur à la manipulation de machines lui permettant de comprendre les concepts exposés (Palais de la Découverte, 1937).

Ces deux modèles rompent avec les codes du musée d’art classique : ils ne s’intéressent plus seulement aux beaux-arts, mais aussi aux arts populaires, et misent sur l’interdisciplinarité plutôt que sur la spécialisation. Les publics, associés à la création des expositions, deviennent acteurs - certains vont jusqu’à dire auteurs – du musée. Avec ce changement progressif d’objet apparaissent des impératifs pédagogiques : comment susciter la curiosité des visiteurs ? Comment articuler et présenter un discours pour que la visite soit instructive ?

Vers la pédagogie Dans les années 1980, les ordinateurs arrivent dans les institutions publiques. Dans la continuité des manips, les bornes interactives font ainsi leur apparition. Elles permettent aux publics d’explorer les documents relatifs aux collections (Musée d’Orsay, 1986) ou d’apprendre de manière ludique (Cité des Sciences, 1986). Parallèlement, la numérisation des bases de données des collections permet aux conservateurs de structurer davantage l’information. D’abord accessibles aux agents du musée avec la création de réseaux internes, ces bases deviennent consultables de l’extérieur avec l’arrivée d’internet. En permettant la consultation des notices d’œuvres, ces dispositifs - sites internet (Louvre, 1995) et CD-Rom (Versailles, 1996) - mettent à la disposition des visiteurs des connaissances qui, jusque là, étaient réservées aux personnels des musées.

Un bouton "Publier"…
Apparus au début des années 2000, les sites qui constituent le "web 2.0" permettent aux utilisateurs de produire facilement leurs propres contenus (textes, photos, sons, vidéos) et de les publier rapidement sur le web, pour les partager avec leur communauté. Spontanément, beaucoup de visiteurs se photographient devant les œuvres à l’aide de leur smartphone, et partagent ces photos avec leurs proches. Certains racontent leur visite en direct à l’aide de Twitter et d’autres, sur leur blog une fois rentrés chez eux. Ces pratiques, qui dépassent le simple témoignage, participent à l’appropriation des collections par les publics (Gunthert, Stiegler). En investissant les plateformes plébiscitées par les visiteurs, les institutions culturelles continuent d’explorer de nouvelles manières d’interagir avec leurs publics.
Une nouvelle fonction se crée : le community management - ou administration de communauté en ligne -, qui est une interface entre le musée et ses visiteurs. Porteur de la voix de l’institution auprès des publics, le community manager se fait l’écho de la programmation du musée, en s’adaptant parfois aux codes propres à internet. Mais son rôle est également de transmettre la parole des publics au sein de l’institution, complétant alors le travail effectué par les autres personnels en contact direct avec les visiteurs. Dépassant la transmission d’un discours entourant les objets, il fait également émerger une nouvelle forme de médiation socio-technique mettant en relation à la fois les visiteurs et les objets, les visiteurs et le personnel du musée, les visiteurs entre eux.

… et un champ de recherche
Si les musées ne peuvent exposer l’intégralité de leurs collections en permanence, ils peuvent offrir l’accès aux savoirs qui les entourent. Le site internet du musée du quai Branly propose, depuis l’ouverture en 2006, l’intégralité des bases de données de ses collections : plus de 300 000 notices pour les objets, auxquelles s’ajoutent les ressources de l’iconothèque, de la médiathèque, des archives et de la documentation. Plus récemment, plusieurs grands musées européens (Centre Pompidou, Rijksmuseum) ont choisi de mettre les bases de données au cœur des refontes de leurs sites. L’investigabilité - la possibilité d’effectuer des recherches - s’est rendue indispensable pour les visiteurs.

Progressivement, les sites de musées passent de sites vitrines, valorisant la programmation et les informations pratiques, à des sites de contenu, mettant en avant la richesse de collections et les informations qui y sont liées. De nouvelles problématiques apparaissent, tant techniques et éditoriales que stratégiques : comment offrir aux visiteurs la meilleure expérience utilisateur ? Ergonomie et design d’interface, efficacité de l’indexation posent de nouvelles questions - dont la réponse est parfois du côté des visiteurs, comme le montrent les exemples d’indexation collaborative. S’ils ne remplacent pas la visite physique du musée - dont l’expérience s’enrichit de l’architecture du bâtiment, de la scénographie et surtout de la confrontation physique avec les œuvres – ces modules d’exploration, sur les sites des musées ou externalisés (Google Art Project) permettent "d’amener les collections" aux visiteurs en ligne.

Quelle participation pour demain ?
À travers son site internet, sa présence sur les réseaux sociaux et, éventuellement, ses applications mobiles, le musée contemporain prolonge le projet de l’écomusée, que ses fondateurs décrivaient comme "éclaté", parce que pluridisciplinaire et délocalisé. En permettant la circulation gratuite et dématérialisée des informations entourant les collections, le numérique abolit les distances et permet de répondre, au moins en partie, aux contraintes géographiques et économiques évoquées plus haut. Le bâtiment-musée s’autonomise, tandis que ses avatars en ligne prolongent et complètent l’offre de médiation et d’information. Alors qu’ils offrent l’opportunité de construire un véritable musée hors les murs, les outils numériques révèlent plus que jamais l’hétérogénéité des publics. Qu’est-ce que réunit les visiteurs qui prennent plaisir à partager, en ligne, des photos de leur visite et ceux qui partagent leur mécontentement face à une visite qui leur est imposée ? Experts ou novices, curieux ou blasés, investis ou indifférents : le défi demeure pour le musée de réussir à échanger avec tous ses publics.
Heureusement, il n’a jamais eu autant de moyens à sa disposition pour y parvenir.

Sébastien Magro

Ressources autour du participatif au musée

Ouvrages (supports papier et numérique)

—  Collectif, « La muséologie selon Georges-Henri Rivière », Dunod 1989, notamment le dossier écomusée, pp. 140-165 et l’article « La participation de la population », pp. 312-324.

—  CLOUGH Wayne G. « Best of Both Worlds. Museums, Libraries, and Archives in a Digital Age » : http://www.si.edu/bestofbothworlds, pp. 31-34.

—  CHAUMIER Serge, « Écomusées : entre culture populaire et culture savante », In Mémoires partagées, mémoire vivante, Revue POUR, n°181, 2004, p 65-70.

—  CORDIER Jean-Pierre, DESSAJAN Séverine, EIDELMAN Jacqueline, « Une culture scientifique et technique au service de la co-construction des savoirs », In La Lettre de l’OCIM, n°126, 2009, p 28-35.

—  DELWICHE Aaron, JACOBS HENDERSON Jennifer (ss dir.), « The Participatory Cultures Handbook », http://www.routledge.com/books/details/9780415882231/

—  DESVALLÉES André (ss dir.), « Vagues : une anthologie de la nouvelle muséologie », vol. 1, 1992.

—  GEOGRAPHIE ET CULTURE, « Musées, écomusées et territoires », L’Harmattan, 1995.

—  GROGNET Fabien, « Les galeries participatives de la Cité nationale de l’Histoire de l’Immigration », in La Lettre de l’OCIM, n°120, 2008, p 28-32.

—  LE MAREC Joëlle, « Muséologie participative, évaluation, prise en compte des publics : la parole introuvable », in EIDELMAN Jacqueline, ROUSTAN Mélanie, GOLDSTEIN Bernadette, La place des publics : de l’usage des études et recherches par les musées, 2008, p 251- 267.

—  MAIRESSE François, « La belle histoire, aux origines de la nouvelle muséologie », in Publics & Musées, n°17-18, 2000, p 35-56.

—  NICOLAS Alain, « Nouvelles muséologies », MNES, 1982.

—  The New Media Consortium, « NMC Horizon Report > 2013 Museum Edition » : http://www.nmc.org/publications/2013-horizon-report-museum (publication prévue le 20 novembre 2012, chapitre à venir sur le crowdsourcing).

—  The New Media Consortium, « NMC Horizon Report > 2012 Museum Edition » : http://www.nmc.org/publications/2012-horizon-report-museum et notamment « Open Content », pp. 23-26.

—  RIVERA María Isabel Orellana , « Muséologie participative et éducation », in La Lettre de l’OCIM, n° 112, 2007, mis en ligne le 15 février 2011.

—  SIMON, Nina, « The Participatory Museum » : http://www.participatorymuseum.org/ (en)

Articles de blog et de presse

—  BEN SASSI Meriam, « Pistes de lecture pour l’avenir des musées », septembre 2010 : http://www.museonet2.com/?p=949

—  COUILLARD Noémie, « À la recherche de la muséologie participative : jalons historiques, enjeux et tension », janvier 2012 : http://www.quelquepartenthese.eu/spip.php?article42

—  DAHLEM Maud, « Au Muséum de Toulouse : expérience collaboratives avec le public à partir des réseaux sociaux », in « Musées et collections publiques de France », n°267, 2013.

—  MAGRO Sébastien et PESQUER Omer, « Le web participatif pour la culture », octobre 2011 : http://dasm.wordpress.com/2011/10/12/le-web-participatif-pour-la-culture/

—  MAGRO Sébastien, « Le musée participatif », octobre/novembre 2011 : « Le musée participatif (1/3) : état des lieux » : http://dasm.wordpress.com/2011/10/17/le-musee-participatif-13-etat-des-lieux/, « Le musée participatif (2/3) : quelques initiatives » : http://dasm.wordpress.com/2011/10/24/le-musee-participatif-quelques-initiativesexistantes/, « Le musée participatif (3/3) : synthèse et bibliographie » : http://dasm.wordpress.com/2011/11/01/le-musee-participatif-synthese-etbibliographie/

—  RIDGE Mia, « Tips for digital participation, engagement and crowdsourcing in museums », août 2013 : http://www.londonmuseumsgroup.org/2013/08/15/digital-participationengagement-and-crowdsourcing-in-museums/

—  ZIAMOU Lilia, « Open Source Collaboration in Museum Exhibit Design », août 2013 : http://www.huffingtonpost.com/lilia-ziamou/opensource-collaboration-_b_3746354.html.

Blogs

—  SIMON Nina, Museum 2.0 : http://museumtwo.blogspot.fr

Autres plateformes

—  « Participatif », un scoop-it par Omer Pesquer : http://www.scoop.it/t/participatif/

—  « Projets participatifs », un tableau collaboratif par le MACVAL sur Pinterest : http://www.pinterest.com/macvalcolloque/projets-participatifs/

Quelques exemples de dispositifs participatifs
Indexation collaborative

—  « Open Collection, Play », par le Brooklyn Museum : http://www.brooklynmuseum.org/opencollection/play/

—  « PhotosNormandie », co-éditeurs : Patrick Peccatte & Michel Le Querrec : http://www.flickr.com/people/photosnormandie/

—  « Partagez vos photos souvenirs de Versailles », Château de Versailles : http://www.chateauversailles.fr/partagez-vos-photos-souvenirs-de-versailles

Dispositifs participatifs créés par les visiteurs/communautés

—  « Ne pas », un tableau collaboratif sur Pinterest à propose des interdictions dans les musées : http://www.pinterest.com/omrpsqr/nepas-musees-limites/

Association du visiteur : co-curation, co-création

—  « Click », Brooklyn Museum, 2008 : http://www.brooklynmuseum.org/exhibitions/click/

—  « Objectif Pyrénées : sur les traces d’Eugène Trutat (1840-1910) », Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, 2011 : http://www.flickr.com/photos/museumdetoulouse/galleries/72157627765877531/

—  « L’eau é-moi », Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, 2012 : http://leauemoi.tumblr.com/

—  « GO », Brooklyn Museum, 2013 : http://www.brooklynmuseum.org/exhibitions/go/

Note : ces ressources se basent notamment sur les travaux de Mériam Ben Sassi, Noémie Couillard, Maud Dahlem, Omer Pesquer.

« MAC/VAL Clapping Group », Audrey Cottin

Présentation

Performance collective, Vendredi 6 décembre à 18h dans l’auditorium et dimanche 8 décembre dans les salles d’exposition

Performance inspirée de la « claque », « Clapping group », d’une durée de vingt minutes environ, engage un groupe de personnes dans une expérience collective de rythme partagé.

Bio

Audrey Cottin est née en 1984 à Saint-Mandé (FR). Elle vit et travaille à Bruxelles (BE).

Sa pratique artistique est transdisciplinaire : à la fois entre, à travers et au-delà des disciplines. Chaque projet plastique étant une collaboration singulière avec un ou plusieurs tiers. C’est avec des artistes, des techniciens, des voisins, des théoriciens, des scientifiques que les formes viennent et adviennent. Le public n’en ai pas moins sollicité. Audrey Cottin a étudié aux Beaux-Arts de Paris, au Art Center College of Design - Pasadena (US) et au HISK (Higher Institute for Fine Arts) - Gand (BE). Operating Theatre est la dernière œuvre performée à la 9e Bienal do Mercosul à Porto Alegre (BR). L’exposition personnelle « Double Solo » a été présenté en avril-mai 2013 à la Galerie Tatjana Pieters à Gand (BE).

L’exposition personnelle « Charlie et Sabrina qui l’eût cru ? » a été présenté en 2011/12 aux Galeries du Jeu de Paume. Les Clapping Group sont performés depuis 2009.

Expositions personnelles :
2011
« Charlie et Sabrina, Qui l’eût cru ? » au Jeu de Paume (commissaire : Raimundas Malašauskas).

2008
« J’aime Beaucoup Les Hommes En Général », Atelier Anne Rochette, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Paris

2007
« LIFETIME », Raymond Gallery, Art Center College of Design, Pasadena, Californie.

Expositions collectives  :

2011
« Le choix de Paris », Cité Internationale des Arts, Paris, France (commissaire : Elsy Lahner).
« Playground », Stuk, Leuven, Belgique (commissaires : Steven Vandervelden& Eva Wittocx).
« Sediment », 7e édition de la biennale Ename Actueel, Ename, Belgique (commissaire : Hans Martens).
« What about this », Gallery Andreas Huber, Vienne, Autriche (commissaire : Raimundas Malašauskas).
« Qui Admirez-Vous ? », La Box, Bourges, France (commissaires : Isabelle Le Normand & Florence Ostende).
« Performatik » , Kaaitheater, Bruxelles, Belgique (commissaire : Katleen Van Langendonck).

2010
« Thank You For Tomorrow », HISK, De Zwarte Zaal, Ghent, Belgique (commissaire : Jan Debbaut).
« The Clifford Irving Show », Objectif Exhibitions, Anvers, Belgique (commissaire : Raimundas Malašauskas).
« www.oneshot2k10.be », exposition e-book (fondateur : Audrey Cottin).
« The UNREADy », Independent Magazine dans Le Magasin Catalogue (fondateur : Alex Cecchetti).
« Repetition Island », Centre Georges Pompidou, Paris, France (commissaire : Raimundas Malašauskas).
« Nepotists, Opportunists, Freaks, Friends and Strangers Intersecting in the Grey Zone » Z33, Hasselt, Belgique (commissaire : bolwerK)

Liens

http://lemagazine.jeudepaume.org/2011/11/audrey-cottin/

http://welcometolesalon.be/?visits=3

http://www.tatjanapieters.com/

Visuels

Flyer

« La Bibliothèque », Fanny de Chaillé

Présentation

Performance collective, Centre de documentation
Samedi 7 et dimanche 8 décembre
14-18h

« La Bibliothèque » est un projet mis en scène par Fanny de Chaillé. Comme dans toute bibliothèque, le public est invité de 14h à 18h à choisir un livre parmi un catalogue d’ouvrages, mais ce livre est une personne qui délivre son histoire en tête à tête à son lecteur. Une personne venue raconter un pan de sa vie, partager un savoir ou aborder une question qui la concerne directement.

« La Bibliothèque » se fonde sur une volonté de rencontrer l’autre et sur l’idée que tout un chacun peut être l’auteur d’un savoir et peut le partager. Fanny de Chaillé travaille avec un groupe de personnes volontaires pour qu’elles « deviennent des livres et soient consultées » par le public. Au fil des rencontres avec l’artiste, le contenu des livres apparaît : il s’agit d’un point de vue d’une personne sur un sujet/un thème, une histoire.

Durée : 20min par lecture
Production Association Display
Coproduction : Théâtre de la Cité internationale, Paris.

Bio

Fanny de Chaillé s’intéresse avant tout à la langue, aux espaces qui se trament derrière elle, cachés derrière des aspects prêts à l’emploi et ses images dramatiques stéréotypées. Un travail qu’elle a initié – sans souci du genre artistique : théâtre, danse ou performance – avec des pièces telles que Karaokurt (un karaoké de la célèbre Ursonate de Kurt Schwitters) et Le Voyage d’hiver, un travail à la fois de lecture-performance et de réécriture à partir du texte éponyme de Perec. La langue se travaille non pas à l’endroit de l’interprétation mais là où il est possible de la faire résonner comme un objet plastique, de la faire entendre comme un jeu de sens multiples.

Alexandra Baudelot – mouvement.net

De 1996 à 2001, après des études universitaires d’Esthétique à la Sorbonne, Fanny de Chaillé travaille avec Daniel Larrieu au Centre chorégraphique national de Tours, d’abord en tant qu’assistante à la mise en scène pour les pièces On était si tranquille, Feutre (dont elle compose la musique avec Rubin Steiner) et +Qu’hier, puis en tant qu’interprète pour Cenizas. Elle collabore en parallèle aux travaux de Matthieu Doze (réalisation des films du solo sous eXposé) et à ceux de Rachid Ouramdane (elle est interprète sur Face cachée et À l’oeil nu, et réalisatrice sonore pour Au bord des métamorphoses et Les Morts pudiques). Avec Gwenaël Morin, elle joue dans le film Anéantis Movie et dans les pièces Guillaume Tell,Philoctète et Lorenzaccio.
Depuis 1995, elle crée ses propres pièces, installations et performances : Karaokurt (1996), karaoké réalisé à partir de l’œuvre de Kurt Schwitters, l’Ursonate ; La Pierre de causette (1997), installation-performance ; Le Robert (2000), performance pour un danseur et un dictionnaire ; Le Voyage d’hiver (2001), lecture-performance à partir d’un texte éponyme de Georges Perec ; Wake Up (2003), concert pour 55 réveils préparés ; mais aussiUnderwear, pour une politique du défilé (2003), Ta ta ta (2005), AMÉRIQUE (2006), Gonzo Conférence et À nous deux (2007), pièces chorégraphiques. Elle collabore par ailleurs en tant qu’assistante avec Emmanuelle Huynh, pour Cribles et Shinbaï, le vol de l’âme(2009), et avec Alain Buffard, pour Tout va bien (2010). Elle a fondé avec Grégoire Monsaingeon le groupe Les Velourses, duo musical répondant à des commandes.
Depuis novembre 2009 et pour trois ans, elle est artiste associée au Théâtre de la Cité internationale, à Paris. Elle y a créé en juin 2010, lors d’un “Week-end à la Cité”, La Bibliothèque mené avec 23 résidents de la Cité universitaire internationale. En mai 2011, elle y a créé Je suis un metteur en scène japonais et prépare actuellement une performance en collaboration avec l’artiste Philippe Ramette.

Liens

http://www.fannydechaille.fr/

http://www.theatredelacite.com/?dl=/spectacle/224408/fanny-de-chaille#/spectacle/224408/fanny-de-chaille

visuels

« La bibliothèque » © Marc Domage
« La bibliothèque » © Marc Domage
« La bibliothèque » © Marc Domage
« La bibliothèque » © Marc Domage

« Assemblée (PARTICIPA(C)TION) », Agence

Présentation

Performance participative dans le hall d’accueil
Samedi 7 décembre
17h30-19h

Pour réfléchir à « comment des collectifs parviennent à s’inclurent au cœur des pratiques artistiques ? », Agence convoque la Chose 001621 (le Fils Mort Dessiné par l’Artiste Médiumnique). La Chose 001621 (le Fils Mort Dessiné par l’Artiste Médiumnique) raconte l’histoire d’un cas juridique portant à controverse autour d’un dessin d’une personne morte, réalisé par un artiste médiumnique.

Elle sera l’occasion de convoquer une assemblée pour témoigner et débattre de propriété intellectuelle et de droit d’auteur. Collectivement nous revisiterons la discussion qui eut lieu pendant le traitement de ce cas et un groupe composé d’invités concernés sera convié à répondre aux questions posées par l’assemblée.

Invités concernés :
—  Paul Ardenne, historien de l’art, maître de conférences à l’Université Picardie Jules-Verne d’Amiens.
—  Philippe Deloison, artiste médiumnique.
—  Agnès Tricoire, docteur en droit, avocat à la cour (sous-réserve).

Bio

Agence (Agency) est le nom générique du projet expérimental créé en 1992 par l’artiste Kobe Matthys et qui est désormais basée à Bruxelles (Belgique).

Agence constitue progressivement une liste de cas de jurisprudences, de litiges ou de controverses liées au système législatif de propriété intellectuelle (droits d’auteur, brevets, marques déposées…). Ces cas sont sélectionnés suivant des critères spécifiques et ils découlent tous du principe d’opposition binaire entre les catégories ontologique de « nature » et de « culture ».

Agence rassemble autour de chaque cas des documents écrits, audio, vidéo ou des objets s’y rapportant. Ils sont ensuite répertoriés sous le titre « chose », suivi d’un numéro et d’un sous-titre entre parenthèse qui reprend le sujet ou l’objet du litige ou de la controverse (par exemple : Chose 001621 (le Fils Mort Dessiné par l’Artiste Médiumnique).

Agence compte aujourd’hui environ 2000 choses dans sa liste, dont certaines sont toujours en cours d’investigation. Il s’agit d’un véritable "work in progress", commencé il y a plus de vingt ans. Agence rassemble ces cas de manière aléatoire, au fur et à mesure de ses recherches. Elle porte son intérêt aussi bien sur des cas actuels que sur des cas passés, plus « historiques » (le cas le plus ancien datant de 1602) et ne pose aucunes limites géographiques à ses recherches.

Ce travail de recherche autour des cas est ensuite présenté au public sous la forme de publication, d’exposition et de performance participative.

Liens

http://www.bamart.be/en/artists/detail/252/

http://www.theshowroom.org/programme.html?id=726,1237

http://www.unidivers.fr/kobe-matthys-collectionneur-controverses-artistiques/

Visuels

Assemblées aux Laboratoires d’Aubervilliers (mai 2012) © Ouidade Soussi-Chiadmi
Assemblées aux Laboratoires d’Aubervilliers (mai 2012) © Ouidade Soussi-Chiadmi

« SYNDICAT D’INITIATIVE », Grand Magasin

Présentation

Spectacle, Hall d’accueil
Dimanche 8 décembre
15h

« SYNDICAT D’INITIATIVE » est une invitation à s’asseoir vingt minutes pour regarder un lieu public, une place, un carrefour.
Nul drame, nulle comédie, pas d’acteurs ni de mise en scène. Les seuls protagonistes en vue sont le paysage, les promeneurs de passage et le temps qui s’écoule. Si quelques commentaires sont proférés, destinés à encourager l’observateur, celui-ci n’en demeure pas moins libre de poser les yeux où bon lui semble.

Produit, conçu et réalisé par Grand Magasin- Pascale Murtin, Bettina Atala & François Hiffler. Ensemble : Toujours les mêmes.
Chef de Choeur : Gabriel Levasseur.
Coproduction : Scène Nationale 61 – Théâtre d’Alençon.
Grand Magasin est soutenu par le Ministère de la Culture DRAC Île-de-France et le Conseil général du Val-de-Marne.

Bio

« Depuis 1982 (avènement de GRAND MAGASIN) nous prétendons, en dépit et grâce à une méconnaissance quasi-totale du théâtre, de la danse et de la musique, réaliser les spectacles auxquels nous rêverions d’assister.
A cet égard, ils sont très réussis et nous émeuvent. Notre ambition consiste à croire possible que d’autres partagent cet enthousiasme. »

GRAND MAGASIN a été fondé en 1982 par Pascale MURTIN & François HIFFLER.
Ces derniers ont conçu ensemble une trentaine de pièces, numéros et performances, s’adjoignant à l’occasion les services de leurs amis. A l’aube du vingt et unième siècle, Bettina ATALA a rejoint le duo et c’est à trois voix qu’ont été construits et présentés quelques spectacles de 2001 à 2010.

Liens

http://www.grandmagasin.net/#ici

Visuel

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Micro-séminaire, Réflexions sur les pratiques curatoriales Hors les murs

Présentation

Edition du Parc Saint Léger, 2013

Si l’engagement d’une pratique curatoriale et de l’institution vers une intégration des questions de pédagogie, de transmission et de collectif est relativement tardif en France, où il tend aujourd’hui à devenir la nouvelle norme, celui-ci existe depuis de nombreuses années dans les autres pays européens, principalement l’Europe du nord, où il est en permanence questionné. Fort de cet état de fait, Micro-séminaire se propose un double-objectif.

Tout d’abord, donner la paroles à des lieux et des personnes occupant des positions spécifiques, pionnières ou innovantes dans ce domaine. Ensuite, traduire un ensemble de texte fondamentaux sur ces questions pour les rendre accessibles en français.

Avec : Stéphanie Airaud, Virginie Bobin, Mélanie Bouteloup, Abdelkader Damani, Julien Duc- Maugé, François Frimat, Sandra Patron et Céline Poulin
Direction éditoriale : Céline Poulin, en dialogue avec Stéphanie Airaud, Xavier Antin, Virginie Bobin, Julien Duc-Maugé, et Sandra Patron
Graphisme : Xavier Antin assisté de Virginie Gauthier
Textes : Claire Bishop, Hassan Khan, Maria Lind, Raqs Media Collective
14 euros

http://parcsaintleger.fr/psl/infos.php

Visuels