MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
fax : 01 79 86 16 57

Comment venir au musée ?

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

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Jacques Villeglé

1983
Affiches lacérées marouflées sur toile - 150 x 204 cm.
Collection MAC/VAL, musée d’art contemporain du Val-de-Marne.
Photo © Jacques Faujour.

Jacques Villeglé fait de la rue son atelier. Promeneur infatigable, il récupère depuis 50 ans des affiches lacérées en les décollant des murs de la ville, avant de les recadrer et de les maroufler sur une toile. Le titre indique systématiquement, avec une précision documentaire, le lieu et la date de la découverte.
Les affiches politiques et les messages publicitaires s’y télescopent par les seules déchirures des passants anonymes. Jacques Villeglé collectionne les images de la vie publique, sortes de peintures d’histoire nées de la rue. Les lettres perdent leur lisibilité à force de superpositions.
Du chaos des images et des discours, des aplats et des taches de couleurs aux multiples typographies, une œuvre plastique surgit, entre ready-made et peinture gestuelle, telle une métaphore de la stratification de la mémoire.
Jacques Villeglé est un des signataires en 1960 du manifeste du Nouveau Réalisme. Ce mouvement puise sa matière dans le monde quotidien de la société de consommation, en s’appropriant ainsi toutes sortes d’objets banals et usés ou de matériaux récupérés que les artistes soumettent à diverses manipulations : décollage, compression, accumulation, empaquetage.

Jacques Villeglé fait de la rue son atelier. Promeneur infatigable, il récupère depuis 50 ans des affiches lacérées en les décollant des murs de la ville, avant de les recadrer et de les maroufler sur une toile. Le titre indique systématiquement, avec une précision documentaire, le lieu et la date de la découverte.
Les affiches politiques et les messages publicitaires s’y télescopent par les seules déchirures des passants anonymes. Jacques Villeglé collectionne les images de la vie publique, sortes de peintures d’histoire nées de la rue. Les lettres perdent leur lisibilité à force de superpositions.
Du chaos des images et des discours, des aplats et des taches de couleurs aux multiples typographies, une œuvre plastique surgit, entre ready-made et peinture gestuelle, telle une métaphore de la stratification de la mémoire.
Jacques Villeglé est un des signataires en 1960 du manifeste du Nouveau Réalisme. Ce mouvement puise sa matière dans le monde quotidien de la société de consommation, en s’appropriant ainsi toutes sortes d’objets banals et usés ou de matériaux récupérés que les artistes soumettent à diverses manipulations : décollage, compression, accumulation, empaquetage.