MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
fax : 01 79 86 16 57

Comment venir au musée ?

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

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Single Disco

Dans le travail de Bernhard Martin, rien n’est enchaîné à une hiérarchie
prédéterminée. L’artiste rassemble indifféremment objets
industriels, gravures de mode, peintures historiques et images d’Épinal. Les
références aux cultures dites « de masse » côtoient librement celles aux cultures
« savantes ». Elles témoignent des dissonances et des richesses du monde
culturel contemporain.

« Single Disco », comme l’atteste son titre, est une discothèque miniature dont
la superficie restreinte invite le visiteur de l’exposition à profiter, en toute
intimité, du dancefloor. Elle est extraite d’une série de trois armoires, dont
les deux autres offrent respectivement aux visiteurs une cabine à UV et un
peep-show. D’inspiration minimale, la structure extérieure de Bernhard
Martin est constituée d’un simple placard blanc au design industriel épuré.
Son intérieur, capitonné de rouge, est armé de tous les attributs de la fête :
boule à facettes, « sound-system » et stroboscope témoignent du pouvoir de
fascination que suscite la discothèque sur l’imaginaire collectif.

Une fois la cabine fermée, l’étanchéité sonore des portes assure, en partie, l’isolation
phonique. Les quelques bruits sourds provenant de l’intérieur invitent
irrésistiblement le visiteur à ouvrir les portes d’un monde de fête miniature, à
l’environnement musical technoïde et assourdissant. Le spectateur-acteur,
intimidé, hésitera sans doute à s’introduire sur la piste. Mais une fois soustrait
au regard des visiteurs, il s’aventurera peut-être à quelques pas de danse.

L’espace confiné de l’installation, substituant la solitude et l’isolement au
partage et à la sensualité, semble privilégier la réflexion à l’emportement.
Bernhard Martin questionne ici l’inclusion de l’oeuvre dans l’espace d’exposition.
En installant au musée sa piste de danse en placard, il ouvre une
parenthèse enchantée, à ne jamais refermer, un lieu à vivre en attente toujours
d’être réactivé. R.R.T.

Dans le travail de Bernhard Martin, rien n’est enchaîné à une hiérarchie
prédéterminée. L’artiste rassemble indifféremment objets
industriels, gravures de mode, peintures historiques et images d’Épinal. Les
références aux cultures dites « de masse » côtoient librement celles aux cultures
« savantes ». Elles témoignent des dissonances et des richesses du monde
culturel contemporain.

« Single Disco », comme l’atteste son titre, est une discothèque miniature dont
la superficie restreinte invite le visiteur de l’exposition à profiter, en toute
intimité, du dancefloor. Elle est extraite d’une série de trois armoires, dont
les deux autres offrent respectivement aux visiteurs une cabine à UV et un
peep-show. D’inspiration minimale, la structure extérieure de Bernhard
Martin est constituée d’un simple placard blanc au design industriel épuré.
Son intérieur, capitonné de rouge, est armé de tous les attributs de la fête :
boule à facettes, « sound-system » et stroboscope témoignent du pouvoir de
fascination que suscite la discothèque sur l’imaginaire collectif.

Une fois la cabine fermée, l’étanchéité sonore des portes assure, en partie, l’isolation
phonique. Les quelques bruits sourds provenant de l’intérieur invitent
irrésistiblement le visiteur à ouvrir les portes d’un monde de fête miniature, à
l’environnement musical technoïde et assourdissant. Le spectateur-acteur,
intimidé, hésitera sans doute à s’introduire sur la piste. Mais une fois soustrait
au regard des visiteurs, il s’aventurera peut-être à quelques pas de danse.

L’espace confiné de l’installation, substituant la solitude et l’isolement au
partage et à la sensualité, semble privilégier la réflexion à l’emportement.
Bernhard Martin questionne ici l’inclusion de l’oeuvre dans l’espace d’exposition.
En installant au musée sa piste de danse en placard, il ouvre une
parenthèse enchantée, à ne jamais refermer, un lieu à vivre en attente toujours
d’être réactivé. R.R.T.

#Bernhard Martin


1999

Bois, plastique, chaine Hifi, CD audio, 2 enceintes, stroboscope, ampoule, boule à facettes, 221 x 95 x 95 cm. Collection Frac Bourgogne, Dijon.
© Adagp, Paris 2010.
Photo © Frac Bourgogne.

 

Bernhard Martin

1999

Bois, plastique, chaine Hifi, CD audio, 2 enceintes, stroboscope, ampoule, boule à facettes, 221 x 95 x 95 cm. Collection Frac Bourgogne, Dijon.
© Adagp, Paris 2010.
Photo © Frac Bourgogne.