MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
fax : 01 79 86 16 57

Comment venir au musée ?

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

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Unbroken Heart

Fiona Banner s’intéresse au corps des mots et aux limites du langage par l’écriture. Ses premiers travaux prennent la forme de wordscapes (« paysages (d )écrits » ?) et de captures d’écran de film toujours transcrits en mots.

En 2007, avec Bones, elle se penche sur la qualité physique de la ponctuation, en agrandissant et en apportant la troisième dimension à ces signes qui ordonnent le discours. Pour ce faire, elle utilise le néon, prêtant une attention toute particulière à la cohérence entre les matériaux employés, le sens qu’elle veut donner aux choses et la forme que l’ensemble prend. Les néons ont pour elle une application essentiellement commerciale et font partie intégrante de la nature urbaine. Fiona Banner privilégie dans cette série des morceaux de néons cassés, abandonnés, qu’elle recompose à sa guise, dans des formes abstraites, annihilant le sens de ces signes devenus les symboles d’un prélangage. Dans Unbroken Heart, elle réarrange ainsi deux coeurs multicolores alimentés par leur « pompe », renversant la froideur conceptuelle du néon par la proposition intime et romantique.

Pour Mirror, Fiona Banner organise dans son atelier plusieurs séances de pose destinées à la réalisation d’un « portrait ». Revisitant l’ancestral genre du nu féminin, elle compose à l’écrit une description de son modèle, l’actrice Samantha Morton, puis propose à celle-ci de lire en public le texte qui lui est encore inconnu, à la Whitechapel Gallery à Londres. L’actrice réalise, au cours de la lecture, qu’elle tire son propre portrait : une mise à nu sensible et émouvante. Une vidéo réalisée par le cinéaste David Reeve fait office de film-constat de la performance, une déclaration d’amour décalée.

J.B.

Fiona Banner s’intéresse au corps des mots et aux limites du langage par l’écriture. Ses premiers travaux prennent la forme de wordscapes (« paysages (d )écrits » ?) et de captures d’écran de film toujours transcrits en mots.

En 2007, avec Bones, elle se penche sur la qualité physique de la ponctuation, en agrandissant et en apportant la troisième dimension à ces signes qui ordonnent le discours. Pour ce faire, elle utilise le néon, prêtant une attention toute particulière à la cohérence entre les matériaux employés, le sens qu’elle veut donner aux choses et la forme que l’ensemble prend. Les néons ont pour elle une application essentiellement commerciale et font partie intégrante de la nature urbaine. Fiona Banner privilégie dans cette série des morceaux de néons cassés, abandonnés, qu’elle recompose à sa guise, dans des formes abstraites, annihilant le sens de ces signes devenus les symboles d’un prélangage. Dans Unbroken Heart, elle réarrange ainsi deux coeurs multicolores alimentés par leur « pompe », renversant la froideur conceptuelle du néon par la proposition intime et romantique.

Pour Mirror, Fiona Banner organise dans son atelier plusieurs séances de pose destinées à la réalisation d’un « portrait ». Revisitant l’ancestral genre du nu féminin, elle compose à l’écrit une description de son modèle, l’actrice Samantha Morton, puis propose à celle-ci de lire en public le texte qui lui est encore inconnu, à la Whitechapel Gallery à Londres. L’actrice réalise, au cours de la lecture, qu’elle tire son propre portrait : une mise à nu sensible et émouvante. Une vidéo réalisée par le cinéaste David Reeve fait office de film-constat de la performance, une déclaration d’amour décalée.

J.B.

#Fiona Banner


2003
Enseigne néon reconstituée : tube néon trouvé, fil électrique, transformateur, 43,5 x 73 x 4 cm.
Prêt de l’artiste. Avec l’aimable autorisation de la Frith Street Gallery, Londres.

 

Fiona Banner

2003
Enseigne néon reconstituée : tube néon trouvé, fil électrique, transformateur, 43,5 x 73 x 4 cm.
Prêt de l’artiste. Avec l’aimable autorisation de la Frith Street Gallery, Londres.