Les collèges

Jusqu’au 9 janvier 2022
Autour de l’exposition de Taysir Batniji « Quelques bribes arrachées au vide qui se creuse »

👉Une œuvre comme un journal
Le travail, l’histoire personnelle, la vie de tous les jours de Taysir Batniji sont en partie déterminés par sa situation de Palestinien. Si chacun·e de nous compose avec son origine culturelle et évolue dans des contextes géopolitiques plus ou moins chargés, qu’en faire quand on est artiste ? De formes et de médiums très divers, les œuvres de l’exposition ne transmettent pas une vision omnisciente, journalistique ou documentaire, mais sont bel et bien subjectives, restituant une expérience : d’homme, d’artiste, de père, de fils, de citoyen. Cette visite sera l’occasion de s’interroger sur la question de l’engagement, de l’autobiographie, du témoignage et du quotidien.
Autour des œuvres Bruit de fond, ID Project, Gaza Walls, Transit, Transit #2, The Sky Over Gaza #2, Grounds, Gaza, journal intime, Chez moi #2 (ailleurs, France), Disruptions, GH0809 #2…

À partir du 18 décembre 2021 Autour de l’exposition de la collection 2022-2023 « À mains nues »

👉Entrez dans la danse !
Dans l’exposition « À mains nues », on y danse : les corps des artistes, des modèles, des visiteurs et visiteuses sont en mouvement. Marcher, singer, danser, se déhancher, virevolter ou parader… Ces actions sont parfois enregistrées et retransmises, parfois figées, suggérées, ou à improviser. Elles s’inscrivent dans des dynamiques tantôt revendicatrices, ludiques, poétiques. Cette visite propose de s’intéresser aux corps dans leur mobilité et de considérer les intentions qui les animent et les sillons qu’ils tracent.
Autour des œuvres de Pierre Ardouvin, Clément Cogitore, Nina Childress, Shilpa Gupta, Nicolas Floc’h, Frédéric Nauczyciel, Melik Ohanian…

👉Image de soi, regard des autres
À l’heure des réseaux sociaux, plusieurs artistes de l’exposition interrogent les normes et des codes de représentation de soi et des corps. Le recours à l’image analogique (peinture, dessin) leur permet d’échapper ou de jouer avec le formatage et l’éditing, devenus omniprésents dans l’esthétique et les pratiques numériques. Les choix plastiques couplés aux attitudes, maquillage et accessoires, font du corps et de sa représentation des moyens de subversion et d’émancipation. Que peut-on dire de soi en représentant des corps fictifs ?
Autour des œuvres de Mathilde Denize, Edi Dubien, Mimosa Echard, Valérie Favre, Esther Ferrer, Thierry Kuntzel, Natacha Lesueur, Annette Messager, Laure Prouvost, Jean-Luc Verna…

Du 12 mars au 28 août 2022 Autour de l’exposition de Karina Bisch et Nicolas Chardon « Modern Lovers »

👉Scénographie moderne
Ici, les visiteurs et visiteuses circulent dans une exposition conçue comme une maquette à l’échelle 1.
Les salles deviennent, selon le point de vue, des chambres, des salons, des vestibules. Les œuvres jouent elles aussi de l’ambiguïté de leur statut, en empruntant aux formes vernaculaires et domestiques : fenêtres, papier peints, meubles. Karina Bisch et Nicolas Chardon s’emparent du vocabulaire pictural abstrait et en font une matrice inépuisable. Des références savantes et populaires, des propositions radicales et des connotations kitsch entrent en dialogue pour créer un « décor actif » et une expérience de visite inédite.
Autour des œuvres Le Style, Windows, Carré noir, Peintures abstraites dans le désordre, Leftovers (African version)…