Jonathan Monk
(né en 1969, vit à Berlin)
«Gallery Hours»
Cinq enseignes au néon fixées sur du Plexiglas blanc.
Chaque enseigne indique les heures d’ouverture de la galerie
qui la commercialise. Le néon est allumé lorsque la galerie,
heure locale, est ouverte.
«Peut-être que l’argent ne dort jamais, mais l’idée de présenter
des oeuvres montrant les vraies heures d’ouverture et de fermeture de la
galerie qui les vend renvoie plutôt à une boucle temporelle de disponibilité.
Quand le néon est allumé, on peut acquérir l’oeuvre, et quand il est éteint,
il n’y a personne pour répondre aux demandes d’éventuels acheteurs.
Dès qu’on expose ensemble les différentes versions, qui s’allument et
s’éteignent en fonction des heures indiquées, il s’y ajoute une autre
dimension : celle du marché de l’art planétaire en expansion constante.»
«Les enseignes, représentations évidentes des galeries qui les
ont parrainées, se positionnent inévitablement comme des biens
de consommation. Récusant l’idée de l’oeuvre d’art comme objet
sans valeur d’usage a priori, les néons de Jonathan Monk possèdent
une fonction bien visible. Ils annoncent la possibilité de les acquérir
et, par là, se situent résolument dans l’univers prosaïque des échanges
capitalistes.» (Lisa Rosendahl, Lisson Gallery, Londres)
Oeuvres présentées :
Gallery Hours (Brescia), 2005 ;
Gallery Hours (Copenhagen), 2004 ;
Gallery Hours (Karlsruhe), 2004 ;
Gallery Hours (London), 2005 ;
Gallery Hours (Paris), 2006.
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