Sheena Macrae
(née en 1972, vit à Londres)
«Deus ex machina»

Sheena Macrae travaille l’art de la compression en jouant avec la fascination de nos sociétés pour la vitesse, le divertissement, l’information et la nostalgie.
«Je prends des films emblématiques, souvent aux proportions de l’épopée ou de la saga, afin de jouer sur leur composante de mémoire collective, d’intrigue et de langage cinématographique.
Les archétypes du pouvoir et du mélodrame sont les éléments moteurs de ces films. J’essaie de pousser les choses à fond, de donner un maximum de vitesse pour souligner le fantasme, le cliché et l’artifice.»

Dans Dallas, chacun des 18 épisodes de l’année 1980 est transformé, par surimpression, en un feuilleton évanescent où se croisent les fantômes de Sue Ellen, Bobby et J.-R. Dans Odyssey, elle donne à voir, en 7 minutes et par tranches, l’intégralité du film culte de Stanley Kubrick : 2001, L’Odyssée de l’espace.
Pour Gone, les 238 minutes de la version originale d’Autant en emporte le vent sont passées en accéléré, réduites à 5 minutes.
«J’ai choisi pour titre de l’exposition l’artifice du deus ex machina, le “dieu sorti de la machine”, désignant un rebondissement improbable qui résout une situation impossible, comme dans le célèbre épisode de Dallas où Pamela Ewing se réveille et ce n’était qu’un rêve…»

Oeuvres présentées :
Dallas, 2005, 50 minutes ;
Gone, 2002, 5 minutes ;
Odyssey, 2006, 7 minutes.



Sheena Macrae, Gone, 2002, 5'. © photo Marc Domage
MAC/VAL

Sheena Macrae, Odyssey 2006, 7', vue de l'installation. © photo
Marc Domage MAC/VAL