MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
fax : 01 79 86 16 57

Comment venir au musée ?

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

Facebook Twitter Instagram Vimeo Snapchat

Morgane Denzler et Emma Cossée

« Décors racontés », un atelier artistique avec des enfants et des adolescents dans le cadre de l’opération estivale « C’est mon patrimoine » (ex - Portes du temps »).
En partenariat avec des centres de loisirs et centres sociaux.
Du 19 au 22 juillet 2016

Chaque journée a commencé par une visite guidée et approfondie de l’exposition de Pierre Ardouvin, « Tout est affaire de décor », ce qui permettait à la conférencière et aux artistes, Emma Cossée et Morgane Denzler, de fournir une base théorique à l’atelier, d’initier les enfants et adolescents aux notions d’horizon, de cadre, de décor, de mémoire et de paysage. L’objectif était ensuite de transformer la salle d’atelier en paysage, de ramener l’extérieur à l’intérieur, à partir de photographies prises par Morgane Denzler dans les Alpes. La particularité de cet atelier était qu’il ne consistait pas en une répétition quotidienne de la même action sur les photographies, mais plutôt en une superposition de transformations successives par les participants sur ces images de départ.

La semaine s’est ainsi déroulée :

Le premier jour, les enfants devaient choisir une photographie en binôme, dessiner dessus, imaginer une histoire à partir de ces montagnes. Ils ont ensuite accroché au mur leur photo modifiée.

Le groupe du deuxième jour a été invité à découper des motifs dans d’autres grands paysages et à les superposer sur le paysage préexistant, créant des continuités ou des ruptures.

Le troisième jour, les participants ont pu, après avoir classé par catégories des morceaux de paysage (ciel, forêt, roche…), reconstruire un nouveau paysage à partir de ces fragments. Un adolescent a par exemple investi le sol pour poursuivre le tracé d’une vallée.

Enfin, le mur étant totalement recouvert de photos dessinées, découpées, collées, les artistes ont décidé de porter à nouveau le paysage en extérieur. L’atelier s’est conclu par une courte performance au cours de laquelle les enfants ont mis en mouvement des montagnes collées sur des pans de carton. Ils ont circulé dans le hall et sur le parvis du musée, directement en contact avec la ville et ses usagers, en brandissant ces montagnes telles des pancartes de manifestation. Ce « silence des montagnes » a vivement contrasté avec les applaudissements nourris des quelques personnes présentes à ce « vernissage ».

À cette superposition des travaux réalisés par chaque groupe s’est associée une initiation aux différents métiers liés au musée, comme celui du régisseur (utilisation de gants blancs pour manipuler les photographies), du chargé de collection (pour réfléchir à la façon d’exposer les œuvres) ou de l’artiste. Il est à noter que les enfants, toujours très enthousiastes, ont été plutôt captivés par cette immersion dans les montagnes des Alpes.

On peut également faire un cas particulier du troisième jour, lorsque la venue d’adolescents (environ 17 ans) du Centre Enfants du Monde de Villejuif a conduit à une réflexion sur les origines de chacun, sur la diversité des langues ou sur la migration. La journée s’est achevée sur un récit, par chacun, de sa traversée des Alpes et ce, dans sa langue maternelle (peul, italien, espagnol…).

Chaque journée a commencé par une visite guidée et approfondie de l’exposition de Pierre Ardouvin, « Tout est affaire de décor », ce qui permettait à la conférencière et aux artistes, Emma Cossée et Morgane Denzler, de fournir une base théorique à l’atelier, d’initier les enfants et adolescents aux notions d’horizon, de cadre, de décor, de mémoire et de paysage. L’objectif était ensuite de transformer la salle d’atelier en paysage, de ramener l’extérieur à l’intérieur, à partir de photographies prises par Morgane Denzler dans les Alpes. La particularité de cet atelier était qu’il ne consistait pas en une répétition quotidienne de la même action sur les photographies, mais plutôt en une superposition de transformations successives par les participants sur ces images de départ.

La semaine s’est ainsi déroulée :

Le premier jour, les enfants devaient choisir une photographie en binôme, dessiner dessus, imaginer une histoire à partir de ces montagnes. Ils ont ensuite accroché au mur leur photo modifiée.

Le groupe du deuxième jour a été invité à découper des motifs dans d’autres grands paysages et à les superposer sur le paysage préexistant, créant des continuités ou des ruptures.

Le troisième jour, les participants ont pu, après avoir classé par catégories des morceaux de paysage (ciel, forêt, roche…), reconstruire un nouveau paysage à partir de ces fragments. Un adolescent a par exemple investi le sol pour poursuivre le tracé d’une vallée.

Enfin, le mur étant totalement recouvert de photos dessinées, découpées, collées, les artistes ont décidé de porter à nouveau le paysage en extérieur. L’atelier s’est conclu par une courte performance au cours de laquelle les enfants ont mis en mouvement des montagnes collées sur des pans de carton. Ils ont circulé dans le hall et sur le parvis du musée, directement en contact avec la ville et ses usagers, en brandissant ces montagnes telles des pancartes de manifestation. Ce « silence des montagnes » a vivement contrasté avec les applaudissements nourris des quelques personnes présentes à ce « vernissage ».

À cette superposition des travaux réalisés par chaque groupe s’est associée une initiation aux différents métiers liés au musée, comme celui du régisseur (utilisation de gants blancs pour manipuler les photographies), du chargé de collection (pour réfléchir à la façon d’exposer les œuvres) ou de l’artiste. Il est à noter que les enfants, toujours très enthousiastes, ont été plutôt captivés par cette immersion dans les montagnes des Alpes.

On peut également faire un cas particulier du troisième jour, lorsque la venue d’adolescents (environ 17 ans) du Centre Enfants du Monde de Villejuif a conduit à une réflexion sur les origines de chacun, sur la diversité des langues ou sur la migration. La journée s’est achevée sur un récit, par chacun, de sa traversée des Alpes et ce, dans sa langue maternelle (peul, italien, espagnol…).