MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

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Julien Berthier

Un projet réalisé une classe de 4e du collège Amédée Dunois à Boissy Saint Léger.

Ni oubli ni pardon

Un projet de classe à Projet Artistique et Culturel mené par l’artiste Julien Berthier auprès des élèves de 4e de Madame Roy, professeur d’arts plastiques et Madame Bedri, professeur-documentaliste du collège Amédée Dunois à Boissy Saint Léger (Val-de-Marne) sur l’année scolaire 2016-2017.

Après une rencontre avec Julien Berthier et une présentation de son travail artistique ainsi qu’une visite au MAC VAL, les élèves ont été invités à mener des recherches documentaires pour constituer un ensemble iconographique de pancartes de manifestations écrites à la main. Chaque document a été inscrit dans l’Histoire. Les débats et les mises en commun ont conduit à interroger la valeur de ces témoignages pour le présent mais aussi pour le futur. Les élèves ont ensuite travaillé à la manière de copistes pour réaliser des reproductions fidèles de ces panneaux à échelle 1. Pour réfléchir à la véracité d’un message en fonction du contexte mais aussi à la possibilité de s’approprier certaines revendications.

« Ni oubli ni pardon »


Dans le dossier de présentation du projet, Julien Berthier en définit ainsi les enjeux :

« IL N’Y A PAS DE MEMOIRE SANS TRACE »
Nous fabriquons ici une certaine forme de mémoire des luttes. Une archive de pancartes uniquement écrites à la main. Ainsi pas nécessairement le discours dominant (l’affiche « officielle » imprimée en série rassemblant les sympathisants d’une même cause) mais une revendication individuelle (valorisant cette énergie poussant un individu à écrire publiquement son indignation personnelle). Mais ce sera une mémoire aux multiples décalages.

« COPISTES »
(…)Il y a quelque chose d’anachronique et de pour moi très beau à vouloir refaire exactement (par respect historique, par devoir de mémoire) ce que nous pourrions refaire aujourd’hui avec une infinie simplicité (écrire à la main avec notre écriture sur un nouveau support) et sans doute autant de force de sens.

« NOUVEAU CONTEXTE, NOUVEAU SENS »
Nous faisons donc plus qu’un « simple » travail d’archive. En remettant ces pancartes dans la rue, nous fabriquons un décalage entre le texte et son contexte. Ce sont des mots sans légende (aucune actualité dans la presse), sans cadre général (pas de trace de la manifestation d’origine) indiquant de quoi nous parlons. Nous les lirons donc comme des textes écrits le jour même, et associeront
leur sens au monde contemporain qui nous entoure.
Le message « ni oubli ni pardon »par exemple, isolé du contexte de demande de réparation qui l’a vu naitre, fera soudain l’effet d’une pensée plus intime, plus métaphysique aussi peut-être.
Et si nous suivons l’exemple d’une revendication comme « Des usines ? Oui pour les jeunes » (issue d’une manifestation de 1886), nous pouvons quand même actualiser cette pancarte en 2016 : le chômage des jeunes, le tertiaire qui prends le pas sur le secondaire dans notre économie, la disparition progressive de la classe ouvrière, la délocalisation des moyens de production dans les pays émergents etc.
Il est donc important dans notre sélection de se concentrer sur des textes qui trouvent un intérêt dans ces deux espaces temps (une autre époque avec une revendication précise vs aujourd’hui et le contexte autour de l’école). Des textes du passé qui racontent (avec une étrange étrangeté) notre temps présent. »

Pour des informations complémentaires sur le travail de Julien Berthier : http://www.julienberthier.org

Ni oubli ni pardon

Un projet de classe à Projet Artistique et Culturel mené par l’artiste Julien Berthier auprès des élèves de 4e de Madame Roy, professeur d’arts plastiques et Madame Bedri, professeur-documentaliste du collège Amédée Dunois à Boissy Saint Léger (Val-de-Marne) sur l’année scolaire 2016-2017.

Après une rencontre avec Julien Berthier et une présentation de son travail artistique ainsi qu’une visite au MAC VAL, les élèves ont été invités à mener des recherches documentaires pour constituer un ensemble iconographique de pancartes de manifestations écrites à la main. Chaque document a été inscrit dans l’Histoire. Les débats et les mises en commun ont conduit à interroger la valeur de ces témoignages pour le présent mais aussi pour le futur. Les élèves ont ensuite travaillé à la manière de copistes pour réaliser des reproductions fidèles de ces panneaux à échelle 1. Pour réfléchir à la véracité d’un message en fonction du contexte mais aussi à la possibilité de s’approprier certaines revendications.

« Ni oubli ni pardon »


Dans le dossier de présentation du projet, Julien Berthier en définit ainsi les enjeux :

« IL N’Y A PAS DE MEMOIRE SANS TRACE »
Nous fabriquons ici une certaine forme de mémoire des luttes. Une archive de pancartes uniquement écrites à la main. Ainsi pas nécessairement le discours dominant (l’affiche « officielle » imprimée en série rassemblant les sympathisants d’une même cause) mais une revendication individuelle (valorisant cette énergie poussant un individu à écrire publiquement son indignation personnelle). Mais ce sera une mémoire aux multiples décalages.

« COPISTES »
(…)Il y a quelque chose d’anachronique et de pour moi très beau à vouloir refaire exactement (par respect historique, par devoir de mémoire) ce que nous pourrions refaire aujourd’hui avec une infinie simplicité (écrire à la main avec notre écriture sur un nouveau support) et sans doute autant de force de sens.

« NOUVEAU CONTEXTE, NOUVEAU SENS »
Nous faisons donc plus qu’un « simple » travail d’archive. En remettant ces pancartes dans la rue, nous fabriquons un décalage entre le texte et son contexte. Ce sont des mots sans légende (aucune actualité dans la presse), sans cadre général (pas de trace de la manifestation d’origine) indiquant de quoi nous parlons. Nous les lirons donc comme des textes écrits le jour même, et associeront
leur sens au monde contemporain qui nous entoure.
Le message « ni oubli ni pardon »par exemple, isolé du contexte de demande de réparation qui l’a vu naitre, fera soudain l’effet d’une pensée plus intime, plus métaphysique aussi peut-être.
Et si nous suivons l’exemple d’une revendication comme « Des usines ? Oui pour les jeunes » (issue d’une manifestation de 1886), nous pouvons quand même actualiser cette pancarte en 2016 : le chômage des jeunes, le tertiaire qui prends le pas sur le secondaire dans notre économie, la disparition progressive de la classe ouvrière, la délocalisation des moyens de production dans les pays émergents etc.
Il est donc important dans notre sélection de se concentrer sur des textes qui trouvent un intérêt dans ces deux espaces temps (une autre époque avec une revendication précise vs aujourd’hui et le contexte autour de l’école). Des textes du passé qui racontent (avec une étrange étrangeté) notre temps présent. »

Pour des informations complémentaires sur le travail de Julien Berthier : http://www.julienberthier.org

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L’artiste Julien Berthier avec les élèves du collège Amédée Dunois.
« Ni oubli ni pardon »

 

L’artiste Julien Berthier avec les élèves du collège Amédée Dunois.
« Ni oubli ni pardon »