MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

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Pedro Reyes

« OuScuPo », Ouvroir de Sculpture Potentielle
Exposition du 25 juin 2011 au 5 février 2012

Présentation

Pedro Reyes est né en 1972 à Mexico où il vit et travaille. Il développe un travail sur les relations entre l’architecture, l’environnement et les liens sociaux qui se tissent dans l’espace public. Son œuvre est particulièrement protéiforme : il crée des dessins, des sculptures, des installations et des structures architecturales modulaires, des vidéos et films d’animation, des performances. À travers ses œuvres, il met en relation des publics et des lieux.

La dimension sociale et écologique de son travail est tout particulièrement présente dans son projet Palas por pistolas, en réponse à une commande du Jardin botanique de Culiacan (Mexique) : la population est invitée à rendre des armes qui sont fondues dans une usine locale pour être transformées en pelles : les 1527 pelles ont chacune servi à planter un arbre.

L’Atlas de l’Innovation Citoyenne est une valise portative contenant les planches d’une exposition. Ces panneaux présentent le récit et l’illustration, sous forme de bande dessinée de tous types d’initiatives citoyennes qui ont contribué à améliorer les conditions de vie et l’environnement d’un groupe de population : l’artiste dessine des expériences d’enseignement du yoga en prison ou de fabrication de boîtes de compost.

Lors de sa résidence au MAC VAL, il crée OuScuPo, Ouvroir de Sculpture Potentielle, faisant ainsi référence au mouvement littéraire de l’Oulipo. À travers ce projet, il développe son travail sur les ambigrammes débuté en 2007 avec la réalisation de sculptures de mots. L’ambigramme est l’inversion graphique d’un terme qui permet la lecture d’un autre mot. L’écriture est cursive, colorée, les groupes de lettres sont sculptés en corian, un matériau principalement utilisé pour le design. En tournant autour de la sculpture, « monument » devient « trembling », « antarctica » devient « statistics ». L’Oulipo lui inspire la multiplication de ces transformations linguistiques à la fois graphiques et poétiques : Pedro Reyes a fait appel à un programmeur informatique pour réaliser une application permettant d’entrer l’ensemble du dictionnaire français et d’obtenir tous les ambigrammes formés à partir d’une lecture en miroir. Parmi les 44 pages d’ambigrammes obtenus, Pedro Reyes choisit des mots dont la transformation est signifiante et jubilatoire : « mouton » devient « nation », « union » se transforme en « haine » et « jeu » est permuté en « cul », référence ironique à l’œuvre de François Morellet de la collection du MAC VAL dont les 56 lampes avec programmation aléatoire-poétique-géométrique (1966) s’éclairent pour former successivement les mots NON, NUL, CUL, CON. Ce projet s’accompagne d’une rencontre entre l’artiste et les détenus de la prison de Fresnes, qui participent à un atelier d’arts plastiques pour le polissage de ses sculptures, dans le cadre d’un partenariat entre le MAC VAL et le SPIP 94 (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation). Du 30 mai au 9 juin 2011, cet atelier est l’occasion pour les détenus de découvrir le travail de Pedro Reyes et de participer à la réalisation d’une œuvre d’art. L’entreprise Tardy-agencement envoie un membre de son personnel pour former les détenus au travail du polissage du corian, avec une ponceuse pneumatique et du papier de verre. Avant le vernissage du MAC VAL le 24 juin, les œuvres sont exposées une journée au sein de l’établissement pénitentiaire, Pedro Reyes rencontre les détenus, leur expose son travail et échange avec eux dans la salle d’exposition. La Biennale de Lyon fournit un exemplaire de L’Atlas de l’Innovation Citoyenne traduit en français qui fera l’objet d’une discussion avec les détenus. Ce projet s’inscrit dans l’implication sociale que l’artiste met en œuvre à travers ses créations.

Présentation

Pedro Reyes est né en 1972 à Mexico où il vit et travaille. Il développe un travail sur les relations entre l’architecture, l’environnement et les liens sociaux qui se tissent dans l’espace public. Son œuvre est particulièrement protéiforme : il crée des dessins, des sculptures, des installations et des structures architecturales modulaires, des vidéos et films d’animation, des performances. À travers ses œuvres, il met en relation des publics et des lieux.

La dimension sociale et écologique de son travail est tout particulièrement présente dans son projet Palas por pistolas, en réponse à une commande du Jardin botanique de Culiacan (Mexique) : la population est invitée à rendre des armes qui sont fondues dans une usine locale pour être transformées en pelles : les 1527 pelles ont chacune servi à planter un arbre.

L’Atlas de l’Innovation Citoyenne est une valise portative contenant les planches d’une exposition. Ces panneaux présentent le récit et l’illustration, sous forme de bande dessinée de tous types d’initiatives citoyennes qui ont contribué à améliorer les conditions de vie et l’environnement d’un groupe de population : l’artiste dessine des expériences d’enseignement du yoga en prison ou de fabrication de boîtes de compost.

Lors de sa résidence au MAC VAL, il crée OuScuPo, Ouvroir de Sculpture Potentielle, faisant ainsi référence au mouvement littéraire de l’Oulipo. À travers ce projet, il développe son travail sur les ambigrammes débuté en 2007 avec la réalisation de sculptures de mots. L’ambigramme est l’inversion graphique d’un terme qui permet la lecture d’un autre mot. L’écriture est cursive, colorée, les groupes de lettres sont sculptés en corian, un matériau principalement utilisé pour le design. En tournant autour de la sculpture, « monument » devient « trembling », « antarctica » devient « statistics ». L’Oulipo lui inspire la multiplication de ces transformations linguistiques à la fois graphiques et poétiques : Pedro Reyes a fait appel à un programmeur informatique pour réaliser une application permettant d’entrer l’ensemble du dictionnaire français et d’obtenir tous les ambigrammes formés à partir d’une lecture en miroir. Parmi les 44 pages d’ambigrammes obtenus, Pedro Reyes choisit des mots dont la transformation est signifiante et jubilatoire : « mouton » devient « nation », « union » se transforme en « haine » et « jeu » est permuté en « cul », référence ironique à l’œuvre de François Morellet de la collection du MAC VAL dont les 56 lampes avec programmation aléatoire-poétique-géométrique (1966) s’éclairent pour former successivement les mots NON, NUL, CUL, CON. Ce projet s’accompagne d’une rencontre entre l’artiste et les détenus de la prison de Fresnes, qui participent à un atelier d’arts plastiques pour le polissage de ses sculptures, dans le cadre d’un partenariat entre le MAC VAL et le SPIP 94 (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation). Du 30 mai au 9 juin 2011, cet atelier est l’occasion pour les détenus de découvrir le travail de Pedro Reyes et de participer à la réalisation d’une œuvre d’art. L’entreprise Tardy-agencement envoie un membre de son personnel pour former les détenus au travail du polissage du corian, avec une ponceuse pneumatique et du papier de verre. Avant le vernissage du MAC VAL le 24 juin, les œuvres sont exposées une journée au sein de l’établissement pénitentiaire, Pedro Reyes rencontre les détenus, leur expose son travail et échange avec eux dans la salle d’exposition. La Biennale de Lyon fournit un exemplaire de L’Atlas de l’Innovation Citoyenne traduit en français qui fera l’objet d’une discussion avec les détenus. Ce projet s’inscrit dans l’implication sociale que l’artiste met en œuvre à travers ses créations.

#Pedro Reyes


Oil - Lie (Ambigrammes I), 2011
Corian, 51 x 72 x 25 cm
Courtesy of LABOR
© Pedro Reyes.

 

Pedro Reyes

Oil - Lie (Ambigrammes I), 2011
Corian, 51 x 72 x 25 cm
Courtesy of LABOR
© Pedro Reyes.