MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
fax : 01 79 86 16 57

Comment venir au musée ?

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

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Présentation

L’identité serait en crise. Le constat semble intemporel et transhistorique. Les questions demeurent les mêmes. Qui sommes-nous ? Comment nous définissons-nous ? Par rapport à quoi ? À qui ? L’Autre ? Qu’Est-ce qui nous définit ? Qu’est-ce qui nous rassemble et nous sépare ? Comment et à partir de quels éléments se construit une identité culturelle ? Quelles représentations lui donner ? Comment en parler ?

En pleine période électorale, dans un contexte politique instable et peu rassurant, l’exposition « Tous, des sang-mêlés » interroge les problématiques inhérentes à ce que peut recouvrir l’identité culturelle. Il s’agit donc de réfléchir ensemble, de confronter nos points de vue, nos subjectivités, afin de formuler, par des choix critiques et plastiques, des constats, des interrogations, une rencontre, une conversation. L’exposition explore différentes notions, celles des territoires, des frontières, des cartes, des nations, des communautés, des appartenances, des langues, des drapeaux, des couleurs de peaux, des stéréotypes, des symboles et des traditions. Des notions qui sont chaque fois mises en perspective de l’Histoire, de son récit et de ses traductions visuelles, sonores et matérielles. Des notions qui participent et nourrissent le bien commun abordé sans amnésie ni hypocrisie.

L’exposition s’impose alors comme une réaction critique et sensible face aux discours moisis, réactionnaires, communautaristes et méprisants, des discours politiques incarnant la peur, la haine, l’exclusion et le repli. Elle réunit les oeuvres de 60 artistes, français et internationaux, qui, chacun à sa manière, approche l’Histoire (personnelle et collective), la mémoire, les archives, la traduction, la fouille ou encore la réparation. À chacun.e de créer son parcours, de construire son histoire à travers une exposition protéiforme formée de photographies, de peintures, d’installations, de vidéos, de sculptures et bien d’autres mediums. Ici, pas de parcours autoritaire, pas de hiérarchie, bien au contraire, l’exposition se veut être une promenade critique, poétique et métaphorique à travers des problématiques qui à la fois enrichissent et polluent notre histoire. La cohabitation des oeuvres crée des écarts, qui, selon François Jullien, sont les lieux de l’invention, de la critique et du politique. En effet, si les oeuvres touchent les questions du vivre ensemble, du bien commun, de ce qui nous rassemble, elles se confrontent également à la violence de l’histoire coloniale, aux ségrégations et aux multiples exploitations.

Nous nous refusons à un propos bien-pensant, naïf ou utopique, « Tous, des sang-mêlés » prend le risque de se cogner à l’Histoire, à ses récits, à ses oublis, à ses traductions, pour mieux appréhender la situation actuelle, pour tenter de comprendre un retour au désir collectif de repli, de défense d’une identité qui serait devenue nationale. Aux tentations communautaristes, à l’universalisme, à la culpabilité ambiante et aux valeurs dangereusement moralistes, nous préférons le dialogue, le métissage, les frottements, la prospection, les différences et les croisements. Achille Mbembe écrit que « nous sommes tous des passants », des individus ou bien des groupes en mouvement. Selon nous, l’identité culturelle est une construction, un concept qui se performe. Parce qu’elle se transforme au fil des expériences, l’identité culturelle est mouvante, poreuse, créolisée. Nous sommes tous des passants, des migrants, des métis, des hybrides, des étrangers, des constructions, des êtres en Relation. Tous, des sang-mêlés.

Julie Crenn et Frank Lamy
Commissaire d’exposition

L’identité serait en crise. Le constat semble intemporel et transhistorique. Les questions demeurent les mêmes. Qui sommes-nous ? Comment nous définissons-nous ? Par rapport à quoi ? À qui ? L’Autre ? Qu’Est-ce qui nous définit ? Qu’est-ce qui nous rassemble et nous sépare ? Comment et à partir de quels éléments se construit une identité culturelle ? Quelles représentations lui donner ? Comment en parler ?

En pleine période électorale, dans un contexte politique instable et peu rassurant, l’exposition « Tous, des sang-mêlés » interroge les problématiques inhérentes à ce que peut recouvrir l’identité culturelle. Il s’agit donc de réfléchir ensemble, de confronter nos points de vue, nos subjectivités, afin de formuler, par des choix critiques et plastiques, des constats, des interrogations, une rencontre, une conversation. L’exposition explore différentes notions, celles des territoires, des frontières, des cartes, des nations, des communautés, des appartenances, des langues, des drapeaux, des couleurs de peaux, des stéréotypes, des symboles et des traditions. Des notions qui sont chaque fois mises en perspective de l’Histoire, de son récit et de ses traductions visuelles, sonores et matérielles. Des notions qui participent et nourrissent le bien commun abordé sans amnésie ni hypocrisie.

L’exposition s’impose alors comme une réaction critique et sensible face aux discours moisis, réactionnaires, communautaristes et méprisants, des discours politiques incarnant la peur, la haine, l’exclusion et le repli. Elle réunit les oeuvres de 60 artistes, français et internationaux, qui, chacun à sa manière, approche l’Histoire (personnelle et collective), la mémoire, les archives, la traduction, la fouille ou encore la réparation. À chacun.e de créer son parcours, de construire son histoire à travers une exposition protéiforme formée de photographies, de peintures, d’installations, de vidéos, de sculptures et bien d’autres mediums. Ici, pas de parcours autoritaire, pas de hiérarchie, bien au contraire, l’exposition se veut être une promenade critique, poétique et métaphorique à travers des problématiques qui à la fois enrichissent et polluent notre histoire. La cohabitation des oeuvres crée des écarts, qui, selon François Jullien, sont les lieux de l’invention, de la critique et du politique. En effet, si les oeuvres touchent les questions du vivre ensemble, du bien commun, de ce qui nous rassemble, elles se confrontent également à la violence de l’histoire coloniale, aux ségrégations et aux multiples exploitations.

Nous nous refusons à un propos bien-pensant, naïf ou utopique, « Tous, des sang-mêlés » prend le risque de se cogner à l’Histoire, à ses récits, à ses oublis, à ses traductions, pour mieux appréhender la situation actuelle, pour tenter de comprendre un retour au désir collectif de repli, de défense d’une identité qui serait devenue nationale. Aux tentations communautaristes, à l’universalisme, à la culpabilité ambiante et aux valeurs dangereusement moralistes, nous préférons le dialogue, le métissage, les frottements, la prospection, les différences et les croisements. Achille Mbembe écrit que « nous sommes tous des passants », des individus ou bien des groupes en mouvement. Selon nous, l’identité culturelle est une construction, un concept qui se performe. Parce qu’elle se transforme au fil des expériences, l’identité culturelle est mouvante, poreuse, créolisée. Nous sommes tous des passants, des migrants, des métis, des hybrides, des étrangers, des constructions, des êtres en Relation. Tous, des sang-mêlés.

Julie Crenn et Frank Lamy
Commissaire d’exposition

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