exposition collective
5 octobre 2007-13 janvier 2008

Présentation

Le titre « Stardust », poussière d’étoile,
fait référence à la fois à David Bowie,
à l’époque où il prenait le masque
de Ziggy Stardust, et tout simplement
à l’espace.

Edito

Le 4 octobre 2007, le MAC/VAL inaugure à Vitry-sur-Seine l’exposition « Stardust ou la dernière frontière », une exposition des représentations du ciel, des astres… sur l’idée de soi et de l’ailleurs.

Avec son exposition de la rentrée « Stardust ou la dernière frontière » (du 5 octobre au 13 janvier 2008), le mac/val propose un voyage dans l’espace qui, au travers de l’imaginaire d’une quarantaine d’artistes, devient « miroir du monde ».

En parfaite résonance avec l’accrochage de la collection du musée, sous l’intitulé « être présent au monde », cette proposition des deux commissaires, Alexia Fabre (conservateur en chef du musée) et Frank Lamy (chargé des expositions temporaires) réunit une centaine d’œuvres qui invitent à regarder « au-delà » pour sans doute mieux « revenir à soi ». « Cieux, planètes, étoiles, voie lactée, constellations, comètes, satellites, supernovæ, big bang, trous noirs, espace-temps, fusée, astronautes seront les personnages de cette saga. Tentant une description de l’Ailleurs, c’est de la condition humaine dont il est fait état. Il y est question de fiction, d’artifices, de fabrique de l’image ; mais aussi de pouvoir, de conquête, de colonialisme, d’identité… » précise Frank Lamy.

L’exposition met en scène des œuvres d’artistes de la scène française de la collection du mac/val – dont Jacques Monory, Serge Guillou, Bernard Moninot, Melik Ohanian – aux côtés d’œuvres d’artistes d’autres scènes artistiques, notamment britannique, canadienne et suisse. Jouant de l’universalité du thème, Stardust invite le public à se poser la question de sa « propre mesure », à méditer sur soi et son rapport au monde.

Malgré la gravité de certains sujets, les commissaires, soucieux de la mission du musée, ont mis volontairement l’accent sur des niveaux de lecture fort différents, allant d’une approche légère de la représentation formelle jusqu’à des questionnements métaphysiques fondamentaux.

Ils proposent au public de vivre une expérience personnelle, de l’ordre de la projection. « Le 4 octobre 1957, à Baikonour, Spoutnik 1, le premier satellite artificiel, était lancé » rappellent en souriant les deux commissaires.

Origines et désirs

Le ciel s’impose comme une évidence, magnifique et inaccessible.
De tout temps l’homme a interrogé le ciel. Aujourd’hui les astronomes sondent les confins de l’univers afin d’y lire le mystère de nos origines. Les télescopes et missions spatiales ont découvert des mondes nouveaux qui à leur tour nourrissent l’imaginaire des poètes et des artistes.

Nous nous percevons au sein d’un univers dynamique en constante évolution depuis plus d’une dizaine de milliards d’années. De la naissance et de la mort des étoiles proviennent le carbone de nos os et le fer de notre hémoglobine. Dans tous les cas, notre existence semble intimement liée au cosmos tout entier. Première génération à avoir eu le privilège de contempler la rotondité de la Terre, nous devenons responsables de cet habitat, en équilibre dans l’immensité, sans voisin immédiat à qui demander du feu lorsque la chandelle est morte ! Serions-nous vraiment seuls dans l’univers ?

Parmi les domaines les plus excitants du 21e siècle figure la recherche de planètes habitées autour d’autres étoiles.

Solidairement ancrés sur la Terre, n’enterrons pas définitivement le ciel.
L’homme ne se résout jamais à considérer son extrême petitesse comme un obstacle. Il en sort grandi à chaque fois qu’il remet lui aussi sur la toile son œuvre provisoire qui tout comme l’artiste concentre toutes les vérités dans la moindre parcelle de sa palette.

Daniel Kunth
Astronome, Directeur de recherche au CNRS
(auteur invité du catalogue de l’exposition « Stardust ou la dernière frontière »)

 

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Vues d’exposition

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