THEREHERETHENTHERE «oeuvres 1997–2009»
18 septembre – 27 décembre 2009

Présentation

L’un des artistes britanniques les plus audacieux de la scène internationale, Simon Starling occupe une place de choix dans cette rentrée artistique. Avec un double projet, qui s’étend du MAC/VAL à Vitry-sur-Seine au centre d’art du Parc Saint- Léger, le lauréat 2005 du Turner Prize conçoit, en deux volets, sa première grande exposition monographique en France. Profitant des deux espaces, il poursuit un travail centré sur les transformations, les métamorphoses, créant de nouvelles circulations, du matériau à l’objet et de la substance à la forme, ou encore d’ un lieu à l’autre.

Simon Starling, passé maître dans l’art de la ré-interprétation, livre en toile de fond une nouvelle analyse de notre société, en pointant les conséquences écologiques, économiques et culturelles des phénomènes de déplacements induits par la mondialisation : cette exposition, initiée conjointement par le MAC/VAL et le Parc Saint-Léger est d’ores et déjà très attendue par le public français !
Depuis plus d’une quinzaine d’année, Simon Starling revisite l’histoire des formes et questionne les notions de valeur, de fabrication et de statut des objets. Ses sculptures, installations et voyages s’articulent autour d’actes de transformations et d’hybridations, d’actions de déplacement et d’interventions in situ. Décomposant méthodiquement matériau et contexte, Simon Starling réorganise des liens inattendus entre des domaines sans affinités apparentes, aux temporalités lointaines.
Pour sa première exposition monographique en France, organisée en deux volets, l’artiste développe ses réflexions, qui sont au vif de l’actualité.

Au musée d’art contemporain du Val-de-Marne, la scénographie de l’exposition se bâtit sur le principe même de la transformation jouant avec l’image et son double. Une chose en entraînant toujours une autre et fort de ce principe moteur, Simon Starling pratique le déplacement comme socle de son travail. Des traces documentaires et fictionnelles sont mises en scène et se retrouvent mélangées à son travail d’archives encyclopédiques qui réussit la prouesse de ne jamais être ni didactique, ni entêtant. La structure narrative qui cheville l’ossature de l’exposition est loin de se dérouler avec linéarité – mais répond plutôt au principe de ré-interprétation et permet de matérialiser le cheminement de l’artiste. Ainsi les visiteurs sont-ils guidés dans un univers poétique, permettant de dépasser l’apparente austérité de son travail.
Dans un jeu de poupées russes combiné à un exercice de mise en abîme, le parcours du MAC/VAL surprend au gré des oeuvres, révélant des facettes inédites du travail de Simon Starling – le visiteur quant à lui emprunte le chemin de la ré-interprétation pour tenter de saisir un sens toujours en fuite. Que ce soit dans les espaces du musée ou dans ceux du Parc Saint-Léger, qui accueillent un second volet du projet, l’artiste met en scène des objets reliques. Son art contextuel provoque systématiquement la naissance d’une forme narrative, les oeuvres sont intimement liées aux histoires auxquelles elles sont associées. Rock Raft, Flaga ou encore Three White Desks portent en elles des histoires qui leur sont propres. Starling parvient à remodeler le contexte même de ces histoires et notre expérience en est soudain bouleversée.

 

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Vue d’exposition THEREHERETHENTHERE