Détour Episode 1
18 novembre 2005 – 26 mars 2006

Présentation

Comment s’est fait le choix de la figuration à une époque où l’art informel était omniprésent ?

En effet, il y avait une sorte d’impérialisme de la peinture non-figurative qui faisait que si vous ne peigniez pas « abstrait », vous étiez un peu considéré comme un fou.
J’ai essayé de faire « ça » au début, mais j’ai compris que ce n’était pas pour moi. J’ai tout jeté en 1962. […] C’est en voyant des images d’artistes pop
américains dans des magazines que je me suis dit que ces types-là faisaient exactement ce que je devais faire. Si vous êtes détaché des choses quotidiennes, vous êtes faux quelque part.

Votre travail est axé sur le montage, l’association d’idées
et d’images…

Je suis un mec qui fait des collages. C’est la même théorie des surréalistes : vous rapprochez deux images différentes et la confrontation crée, mentalement, une autre image.
Et ce « collage », c’est un montage ! Je m’aperçois maintenant que tout ce que je fais est lié à mon enfance. J’allais souvent au cinéma voir des films noirs américains de série B. Je les trouvais mieux faits, plus rapides, les gens avaient des allures qui me plaisaient, ça me faisait rêver ! En les revoyant maintenant, je dois avouer que les trois quarts sont des navets.

Vous avez conçu pour le MAC/VAL une mise en scène
particulière, avec une grande spirale plongée dans un long
dégradé de bleu…

La spirale est une des formes qui pouvait avoir
une petite signification. Vous savez, on tourne
comme ça dans la vie, idéalement. On part du noir,
puis on remonte jusqu’au centre, vers la lumière.
Pour les murs, c’est la grosse affaire ! Les tableaux
sont choisis en fonction de leur correspondance
avec le dégradé des cimaises.

 

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