MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
fax : 01 79 86 16 57

Comment venir au musée ?

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

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Eléments biographiques

Jacques Monory débute la peinture à une époque où la scène artistique contemporaine est du côté d’une peinture gestuelle, abstraite ou, de manière un peu plus ambiguë, non figurative.

Matières, coulures, le tableau est, dans l’héritage le plus du direct du surréalisme, un espace de l’inconscient, que le geste du peintre délivre à tous.

Cependant, dès 1962, il tourne le dos à l’école de Paris, chantre de cette abstraction lyrique devenue académisme, pour interroger le monde qui l’entoure. Comme lui, en France au milieu des années 1950, les nouveaux réalistes rejettent cette peinture fermée sur elle-même et considèrent la réalité extérieure comme le matériau essentiel.

Influencé par les pop artistes américains, Monory a cette conviction : l’histoire quotidienne des hommes, leurs images, leurs objets doivent prendre place dans l’espace pictural du tableau.

Sa peinture devient figurative, mais non réaliste, précise mais non objective, une « figuration narrative ». Il ne fait pas de constat cynique de la société de consommation et de la prolifération des images publicitaires ou médiatiques. Il donne à voir un « catalogue mondial d’images incurables », angoisses et perversions de l’humanité dont il dénonce les faux-semblants et dont il fait pourtant partie.

Entre autobiographie et récit d’une histoire collective, Jacques Monory sème dans ses tableaux organisés en séries successives des éléments de sa vie réelle, fantasmée ou rêvée.

Les images photographiques sont le point de départ de ses tableaux et fonctionnent comme un instantané, une coupe neutre dans le réel. Extraites des actualités cinématographiques, de la télévision, documents scientifiques, photos de famille ou stéréotypes de la société américaine (gangsters, cow-boys, revolvers), les images projetées sur la toile s’entrechoquent, se juxtaposent, se fragmentent et prolifèrent, quitte à confondre réel et fiction.

Jacques Monory monte ses images comme au cinéma. Kaléidoscope, collusion, syncope.
Le tableau, souvent de grand format, devient écran de cinéma, baigné dans un bleu monochrome, espace saturé d’indices, d’arrêts sur image – cet instant suspendu où le temps laisse place à l’angoisse et à l’attente de l’action finale, comme dans les films noirs américains. En bleu ou en Technicolor, les histoires de gangsters, de femmes fatales ou de voleuses que nous raconte Jacques Monory baignent dans un climat narratif qui ne tient compte d’aucune temporalité connue.

Prenant pour cible les comportements humains les plus détestables, vanité, jalousie, cupidité, sa peinture se révèle chronique, journal. Le bleu est constamment employé par Monory comme outil de représentation et motif. Il met à distance le peintre de ce réel trop brutal qu’il partage malgré lui avec le reste de l’humanité ; il nous plonge dans un univers onirique glacé et nostalgique, immobilisé entre réalité et fiction, entre mythologie personnelle et rêve collectif.

Jacques Monory débute la peinture à une époque où la scène artistique contemporaine est du côté d’une peinture gestuelle, abstraite ou, de manière un peu plus ambiguë, non figurative.

Matières, coulures, le tableau est, dans l’héritage le plus du direct du surréalisme, un espace de l’inconscient, que le geste du peintre délivre à tous.

Cependant, dès 1962, il tourne le dos à l’école de Paris, chantre de cette abstraction lyrique devenue académisme, pour interroger le monde qui l’entoure. Comme lui, en France au milieu des années 1950, les nouveaux réalistes rejettent cette peinture fermée sur elle-même et considèrent la réalité extérieure comme le matériau essentiel.

Influencé par les pop artistes américains, Monory a cette conviction : l’histoire quotidienne des hommes, leurs images, leurs objets doivent prendre place dans l’espace pictural du tableau.

Sa peinture devient figurative, mais non réaliste, précise mais non objective, une « figuration narrative ». Il ne fait pas de constat cynique de la société de consommation et de la prolifération des images publicitaires ou médiatiques. Il donne à voir un « catalogue mondial d’images incurables », angoisses et perversions de l’humanité dont il dénonce les faux-semblants et dont il fait pourtant partie.

Entre autobiographie et récit d’une histoire collective, Jacques Monory sème dans ses tableaux organisés en séries successives des éléments de sa vie réelle, fantasmée ou rêvée.

Les images photographiques sont le point de départ de ses tableaux et fonctionnent comme un instantané, une coupe neutre dans le réel. Extraites des actualités cinématographiques, de la télévision, documents scientifiques, photos de famille ou stéréotypes de la société américaine (gangsters, cow-boys, revolvers), les images projetées sur la toile s’entrechoquent, se juxtaposent, se fragmentent et prolifèrent, quitte à confondre réel et fiction.

Jacques Monory monte ses images comme au cinéma. Kaléidoscope, collusion, syncope.
Le tableau, souvent de grand format, devient écran de cinéma, baigné dans un bleu monochrome, espace saturé d’indices, d’arrêts sur image – cet instant suspendu où le temps laisse place à l’angoisse et à l’attente de l’action finale, comme dans les films noirs américains. En bleu ou en Technicolor, les histoires de gangsters, de femmes fatales ou de voleuses que nous raconte Jacques Monory baignent dans un climat narratif qui ne tient compte d’aucune temporalité connue.

Prenant pour cible les comportements humains les plus détestables, vanité, jalousie, cupidité, sa peinture se révèle chronique, journal. Le bleu est constamment employé par Monory comme outil de représentation et motif. Il met à distance le peintre de ce réel trop brutal qu’il partage malgré lui avec le reste de l’humanité ; il nous plonge dans un univers onirique glacé et nostalgique, immobilisé entre réalité et fiction, entre mythologie personnelle et rêve collectif.

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