Exposition collective
Du 25 juin au 18 septembre 2011

Mot des commissaires de l’exposition

En 1955, Charles Trenet chantait le bonheur, l’amour et l’insouciance sur la Nationale 7 : « De toutes les routes de France d’Europe/Celle que j’préfère est celle qui conduit/En auto : ou en auto-stop/Vers les rivages du Midi/Nationale Sept/Il faut la prendre qu’on aille à Rome à Sète/Que l’on soit deux trois quatre cinq six ou sept/C’est une route qui fait recette ».

En 1989, les Négresses Vertes entonnaient : « Voilà l’été, j’aperçois le soleil/Les nuages filent et le ciel s’éclaircit/Et dans ma tête qui bourdonnent ?/Les abeilles /J’entends rugir les plaisirs de la vie/Voilà l’été, j’aperçois le soleil/Les nuages filent et le ciel s’éclaircit/C’est le bonheur rafraîchi d’un cocktail/Les filles sont belles et les dieux sont ravis./Voilà l’été/Enfin l’été/Toujours l’été/Encore l’été ».

Loisirs, vacances et temps libre…
Autoroute, foule et mer…
Déjeuner sur l’herbe, châteaux de sable et Tour de France…
Orage, valise et visa(s)…

Conçue comme un voyage un peu particulier, « Itinéraire bis » est une exposition d’été construite à partir d’œuvres de la collection du MAC/VAL, en différents « tableaux », comme autant de cartes postales.

Entre le Bal chez Gégène (Robert Doisneau) et les châteaux de sable (Philippe Cognée), des bords de Marne (Jacques Faujour) aux bords de Loire (Olivier Debré), les vacances sont synonymes d’évasion, de liberté, de méditation, de repos, de farniente ! Regarder passer le Tour de France ou partir à Cuba (Bernard Rancillac), découper la Joconde (Roman Cieslewicz) ou traîner sur les marchés (Jean Helion), se dorer la pilule sur le pont de Brooklyn ou bien danser le Paso Doble (Gilles Bec), regarder le monde en détail (Philippe Ramette) ou contempler Venise (Thierry Kuntzel)…
Pourtant, les contraintes s’accumulent : des limitations de vitesse (Peter Klasen) aux visas nécessaires (Barthélémy Toguo), le voyage peut devenir une entreprise complexe. Que le voyage soit mental (Dominique Petitgand) ou illusoire (De Broin), qu’il soit tragique (Pierre Ardouvin) ou que la course à l’aventure soit vouée à l’échec (Tixador et Poincheval), les alternatives sont nombreuses, les possibilités multiples.
Les orages imprévisibles.
Et il ne faut jamais oublier, comme le rappelle Françoise Pétrovitch, que « les photos de vacances des autres n’intéressent personne ».

Frank Lamy
Julien Blanpied
Commissaires de l’exposition « Itinéraire Bis »

 

Le Journal

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