Exposition monographique
Du samedi 15 février au dimanche 13 juillet 2014

Présentation

Pour démarrer sa saison 2014, le MAC/VAL met à l’honneur Esther Ferrer, artiste pionnière de l’art action et de la performance avec une exposition imaginée autour de sa pratique de l’autoportrait depuis les années 70.
Réunissant installations, vidéos et plus d’une centaine de photographies, cette monographie révèle toute la dynamique autour du corps et de ses transformations qui nourrit son œuvre depuis ses débuts.
Ce second volet vient compléter l’exposition présentée par le Frac Bretagne en 2013 [1], qui rendait hommage à son travail sur la performance.

Esther Ferrer s’attache à définir sa propre individualité et utilise son corps comme un outil de travail et d’expression, avec dénuement et radicalité. Si elle est le sujet principal de son œuvre, il s’agit bien là de représentation comme don de soi, d’un dispositif de travail pour faire et dire simplement les choses, sans ajout d’éléments ou décor superflu, dans un total dépouillement et un souci constant d’économie de moyens. Elle se met en scène pour observer le monde à travers le temps et l’espace.

L’œuvre d’Esther Ferrer mêle humour, absurde, ironie, dérision et économie formelle. Elle réalise un art sans compromis, brut, pour ne pas dire brutal, parfois violent et aussi éminemment engagé. Sans se donner cet objectif, elle pratique pourtant dès ses débuts un art social et politique. Car avant d’être une artiste, elle est une féministe, une anarchiste, une citoyenne engagée.
Sans prétendre vouloir changer la société, elle tente d’impulser une autre façon de l’appréhender et d’encourager une certaine prise de conscience.
Depuis presque cinquante ans, son discours cohérent, construit et constant est une invitation à la liberté qui continue d’être toujours en parfaite résonance avec le présent.

Née en 1937 à Saint-Sébastien (Espagne), elle vit et travaille à Paris depuis les années 70 et a représenté l’Espagne à la Biennale de Venise en 1999.
En 1967, elle rejoint ZAJ, groupe fondé par Raymond Barcé, Walter Marchetti et Juan Hidalgo en 1964 et lui reste fidèle jusqu’à sa dissolution en 1997. ZAJ émargeait dans le contexte de l’Espagne franquiste, sous l’influence de John Cage ou encore Marcel Duchamp et dans la mouvance de Fluxus, sans lui être réellement affilié. Ce groupe privilégiait les performances radicales et expérimentales où la musique avait une importance majeure.

Que ce soit en collaboration avec ZAJ ou dans sa pratique plus personnelle, Esther Ferrer mène un travail plastique multiple, orienté vers l’action éphémère. Figure emblématique de la performance, sur laquelle sa démarche est majoritairement fondée, elle crée également des photographies retravaillées, vidéos, installations, maquettes et objets, toujours empreints d’une rigueur particulière.}Exposition organisée en partenariat avec le Frac Bretagne.
Avec le soutien de Picto.

Parution au printemps 2014 de la première édition monographique d’Esther Ferrer en français.
Ouvrage co-édité par le MAC/VAL et le Frac Bretagne.

Ester FERRER - A propos de l’exposition "Face B Image/Autoportrait"
MAC/VAL Productions audiovisuell.

[1« Le chemin se fait en marchant (face A) », exposition du 11 janvier au 14 avril 2013 au Fonds régional d’art contemporain Bretagne, Rennes.

 

Communiqué de presse

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