’idéo
Du 5 mars au 5 juin 2011
  002/012  

Vue de l’exposition

Au sujet d’Introspection : « Je propose un tableau de dimensions
respectables qui n’est autre que
la radiographie d’une portion de mur du Frac
Bourgogne, en taille réelle. Le spectateur
attentif pourra repérer agrafes, chevilles, vis
et autres clous qui traînent derrière la
surface d’un mur dédié aux accrochages
successifs d’ œuvres d’art. En s’éloignant,
c’est surtout l’armature métallique,
normalement invisible, qui donne son
rythme au tableau et peut suggérer une
impression de cage. Le titre est littéral :
Introspection – puisqu’il s’agit vraiment de
regarder à l’intérieur !
 »

Au sujet des entrelacs : « Je suis fasciné par les entrelacs depuis ma prime jeunesse : tricot, vannerie,
nœuds de marin, macramé, tissage…
éveillent ma curiosité à la manière de tours
de magie ou de problèmes d’arithmétique.
L’ingéniosité humaine s’exerce dans
les entrelacs d’une façon exemplairement
anonyme jusque très récemment.
Ils réunissent l’art et l’artisanat sans solution
de continuité : on peut passer de Vinci
et Dürer à des astuces vertigineuses de
passementerie. Comme beaucoup de ceux
qui se sont intéressés aux entrelacs
via Lacan-Soury, j’ai appelé borroméens
les entrelacs ou les chaînes où toutes les
boucles sont libres si on en coupe une seule.
Aujourd’hui, j’appelle borroméens
de tels noeuds s’ils n’ont que trois brins,
et brunniens quand ils en ont plus (d’Hermann Brunn, mathématicien allemand,
1862-1939)
. »

 

Au premier plan, Introspection, 2000. Scanachrome sur bâche, 171,5 x 607,5 cm.
Collection Frac Bourgogne, Dijon.
Au fond, Entrelacs brunnien 2, 2011. Peinture murale, 340 x 1500 cm.
Production MAC/VAL.
Photo © Marc Domage / MAC/VAL.