Exposition collective
Du 7 mai au 19 septembre 2010

Présentation

La saison des amours démarre le 7 mai au MAC/VAL !
Frank Lamy et Nathalie de Blois, les commissaires de l’exposition, « Emporte-Moi/Sweep me off my feet », déclarent : « le thème pourrait sembler à première vue léger (...), mais sa richesse est
insoupçonnée. Les émotions liées au transport amoureux sont d’une complexité infinie ». Ainsi, l’approche de l’exposition tourne volontairement le dos à l’ironie pour montrer la façon dont les artistes contemporains poursuivent leurs investigations des figures imposées du langage amoureux ;
réinterprétées avec force, elles oscillent sans cesse entre enchantement et anéantissement.
Avec cette nouvelle exposition de groupe, le MAC/VAL n’a pas tant voulu questionner l’Amour que
favoriser l’épanouissement des émotions, librement. Vidéos, photographies, sculptures et
installations d’une quarantaine d’artistes de renommée internationale, nous livrent une vision inédite
du sentiment amoureux, écartant adroitement l’écueil du « fleur bleue ».

Le titre onirique de l’exposition, « Emporte-Moi / Sweep me off my feet », donne le ton - les œuvres
réunies au MAC/VAL pour sa nouvelle saison, évoquent les bouleversements suscités par l’amour non
sans provoquer l’émoi des visiteurs.
Qui mieux que les artistes pourraient être les virtuoses de l’interprétation d’un large répertoire
d’émotions ? Pêle-mêle : le couple, la relation fusionnelle, le ravissement, la passion, les chansons
d’amour, les larmes, les histoires de baisers… occupent tour à tour une place centrale dans l’exposition.

Dès lors, comment définir l’Amour sur le mode contemporain ? Comment déceler, dès aujourd’hui les
nouveaux contours de cette « carte de Tendre » ? En songeant à ces notions, les commissaires ont choisi
des œuvres qui s’imposent comme évidence, dans un dialogue immédiat, pour nous offrir l’élixir exquis
de la puissance des sentiments. Elles ont pour point commun de résonner longtemps, de se livrer par
petites touches au regard, comme des friandises ; tout en conservant leur part de mystère.
La scénographie de l’exposition propose aux visiteurs une déambulation faite d’échos, de clins d’œil, de
surprises – au MAC/VAL la cartographie de l’Amour, ou pour être plus précis des sentiments, ne nous est
guère proposée comme une série d’expériences clefs en main, mais serait plutôt un itinéraire subtil, une
initiation.

L’émotion est bien l’onde de choc de l’exposition, une commotion qui initie les sentiments. Symboles et
mythologies sont également de la fête. Ainsi, l’œuvre Rest Energy d’Abramovic et Ulay, visuel de
l’exposition, est une interprétation contemporaine de Cupidon : de part et d’autre de l’arc, le couple tend
la corde, s’apprêtant à envoyer la flèche en plein cœur de la passionnaria /Marina Abramovic.
Amour tendre ? Amour vache ? L’ambivalence de nos sentiments est bien l’un des moteurs de
l’exposition : la légèreté de l’amour cède parfois la place à la difficulté d’aimer et d’être aimé.

Le transport amoureux se décline sous toutes les formes : photographies (Pierre et Gilles, Bas jan Ader,
Lygia Clark…), dessins (Jorinde Voigt,…) vidéos (Andy Warhol, François-Xavier Courrèges, Douglas Gordon,
Sophie Calle, Cécile Paris…), installations (Ange Leccia, Cerith Wyn Evans…), sculptures (Kevin Francis
Gray, Fionna Banner, David Altmejd…) et objets (Carsten Holler, Christelle Familiari, Jana Sterbak, Anne
Brégeaut…) venant ainsi retracer une épopée grandiose et intime qui couvre ces quatre dernières
décennies.

Passé toutes les épreuves, dont celle du temps, le visiteur en proie à l’ivresse des sentiments a
l’occasion rare de pouvoir regarder au-delà des apparences, des œuvres qui ne sont pas uniquement
destinées à faire image ni à livrer une vérité lisse.

 

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