MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
fax : 01 79 86 16 57

Comment venir au musée ?

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

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Mot du commissaire de l’exposition

Pour cette exposition inaugurale, carte blanche est donnée à deux artistes majeurs de la scène artistique française et internationale. Pour une rencontre en deux temps : deux expositions, deux publications. Deux volets d’un même projet. Ces deux artistes aux parcours singuliers, ont investi, chacun à sa manière, l’espace dévolu aux expositions temporaires. Après Détour de Jacques Monory, au tour de Claude Lévêque de nous entraîner dans Le Grand Sommeil du 19 mai au 10 septembre 2006

Au-delà des liens formels et chromatiques, l’œuvre de ces deux artistes, romantiques et dandys, est traversé et structuré par une énergie poétique similaire.

Leurs œuvres, expériences sensibles du monde, s’ancrent dans des questionnements très autobiographiques et prennent forme de manières radicalement différentes.

Claude Lévêque propose des installations in situ qui en appellent à des émotions élémentaires par le biais de mises en scène, d’ambiances fortes et chargées, lestées pourrait-on dire, bien que très souvent immatérielles. Il invente à chaque exposition de nouveaux scénarios d’exploration de l’espace.

La peinture de Jacques Monory, quant à elle, se déploie dans le temps selon un principe sériel, non linéaire, de reprises et de re-visitations permanentes, de remises en jeu. Avec Détour , il avait imaginé ce dispositif conçu comme un film, un montage complexe d’une cinquantaine de tableaux, accrochés dans cette spirale colorée qui déroulait un parcours chromatique s’achevant sur une pirouette ricanante, un vaste autoportrait en quelque sorte.

Malgré leurs différences, les projets de ces deux artistes entretiennent des points d’accroches : le visiteur dans les deux cas est immergé totalement dans des environnements englobants conçus véritablement pour le lieu qui les accueille.

La construction de l’image (du tableau au paysage mental) est une de leurs préoccupations centrales, suivant des logiques distinctes et singulières de fragmentation et de liberté. Le temps qui passe, la mort, l’effacement, la mémoire, mais l’être au monde, la jubilation aussi… sont autant de thématiques récurrentes de ces univers, graves et légers en même temps. L’exploration subjective du réel, le questionnement métaphysique sont des ressorts majeurs de leurs œuvres.

Tous deux s’ancrent dans le monde, ne le fuient pas, mais véritablement « font avec », en questionnent les représentations. Leurs regards critiques prennent des formes poétiques faisant preuve d’un grand classicisme. Il y a chez ces deux là quelque chose qui pourrait s’apparenter au grand guignol. Une fascination pour le grandiloquent, l’artifice démonté, le too much.

L’un comme l’autre mettent en place des climats narratifs, des amorces d’histoires, laissant une très large part aux interprétations et aux appropriations des visiteurs. Leurs œuvres se construisent par l’utilisation récurrente, quasi-obsessionnelle, d’objets et de couleurs qui fonctionnent comme des indices (transformant la contemplation de l’œuvre en véritable enquête policière, en « Énigme ») qui deviennent symboles. Le symbole étant entendu, selon son étymologie, comme ce qui unit des individus, le ciment d’un lien social.

Il n’est pas anodin à cet égard que tous deux s’emparent de motifs issus de la culture dite populaire (musique, cinéma, romans policiers) qui sont autant de « lieux communs ». Se positionnant à la croisée de ces clichés et de l’idiosyncrasie autobiographique, ils bâtissent des zones de réactivités, ils produisent des mythes.

Frank Lamy

Au-delà des liens formels et chromatiques, l’œuvre de ces deux artistes, romantiques et dandys, est traversé et structuré par une énergie poétique similaire.

Leurs œuvres, expériences sensibles du monde, s’ancrent dans des questionnements très autobiographiques et prennent forme de manières radicalement différentes.

Claude Lévêque propose des installations in situ qui en appellent à des émotions élémentaires par le biais de mises en scène, d’ambiances fortes et chargées, lestées pourrait-on dire, bien que très souvent immatérielles. Il invente à chaque exposition de nouveaux scénarios d’exploration de l’espace.

La peinture de Jacques Monory, quant à elle, se déploie dans le temps selon un principe sériel, non linéaire, de reprises et de re-visitations permanentes, de remises en jeu. Avec Détour , il avait imaginé ce dispositif conçu comme un film, un montage complexe d’une cinquantaine de tableaux, accrochés dans cette spirale colorée qui déroulait un parcours chromatique s’achevant sur une pirouette ricanante, un vaste autoportrait en quelque sorte.

Malgré leurs différences, les projets de ces deux artistes entretiennent des points d’accroches : le visiteur dans les deux cas est immergé totalement dans des environnements englobants conçus véritablement pour le lieu qui les accueille.

La construction de l’image (du tableau au paysage mental) est une de leurs préoccupations centrales, suivant des logiques distinctes et singulières de fragmentation et de liberté. Le temps qui passe, la mort, l’effacement, la mémoire, mais l’être au monde, la jubilation aussi… sont autant de thématiques récurrentes de ces univers, graves et légers en même temps. L’exploration subjective du réel, le questionnement métaphysique sont des ressorts majeurs de leurs œuvres.

Tous deux s’ancrent dans le monde, ne le fuient pas, mais véritablement « font avec », en questionnent les représentations. Leurs regards critiques prennent des formes poétiques faisant preuve d’un grand classicisme. Il y a chez ces deux là quelque chose qui pourrait s’apparenter au grand guignol. Une fascination pour le grandiloquent, l’artifice démonté, le too much.

L’un comme l’autre mettent en place des climats narratifs, des amorces d’histoires, laissant une très large part aux interprétations et aux appropriations des visiteurs. Leurs œuvres se construisent par l’utilisation récurrente, quasi-obsessionnelle, d’objets et de couleurs qui fonctionnent comme des indices (transformant la contemplation de l’œuvre en véritable enquête policière, en « Énigme ») qui deviennent symboles. Le symbole étant entendu, selon son étymologie, comme ce qui unit des individus, le ciment d’un lien social.

Il n’est pas anodin à cet égard que tous deux s’emparent de motifs issus de la culture dite populaire (musique, cinéma, romans policiers) qui sont autant de « lieux communs ». Se positionnant à la croisée de ces clichés et de l’idiosyncrasie autobiographique, ils bâtissent des zones de réactivités, ils produisent des mythes.

Frank Lamy

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