MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
fax : 01 79 86 16 57

Comment venir au musée ?

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

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Mot du commissaire de l’exposition

Le texte de l’œuvre

Partant d’une analyse des moyens et des fins de l’art, Claude Closky examine, depuis maintenant une vingtaine d’années, les systèmes d’information, de représentation et d’organisation du monde. Poussant leurs logiques internes jusqu’à leur propre point d’effondrement et d’anéantissement, il agence, classe, répertorie, ordonne, désordonne, désorganise de l’intérieur. Il met véritablement en œuvre une théorie subjective de l’information et des médias qui obéit à deux mouvements apparemment contradictoires : l’ellipse et l’accumulation. Cette navigation entre les objets, les signes et les images qui codifient et informent notre univers prend au piège les techniques de la communication par infiltration. Les clichés et autres mots d’ordre ainsi véhiculés sont détournés et retournés pour une réflexion sur la construction de l’identité, tant individuelle que collective.

Dans une tradition post-structuraliste, le langage est son instrument de prédilection. Héritier oulipien de Magritte et de l’art conceptuel, l’économie du signe (désignation, signifiant et signifié…) constitue une de ses matières premières. Claude Closky utilise la stratégie même des systèmes qu’il questionne par une mise à l’épreuve et en abyme subtiles et implacables de leurs logiques internes. Il travaille les potentialités descriptives et constructives que le langage contient dans un mouvement concomitant, très précisément là où le mot est la chose.

Décodeur de signes et messages, il s’empare des modes d’organisation du monde (mathématiques, alphabétiques, temporels et autres), des liens capitalistes entre l’être, l’avoir et le vouloir, des mots d’ordres émis par la société de consommation, où richesse, beauté, jeunesse sont les conditions du bonheur, des injonctions d’usages du monde... Les superposant, il produit de la vacance dans les agencements machiniques, les grilles de lecture et d’analyse. Véracité et efficacité des énoncés sont mises en crise (Que se passe-t-il quand l’on classe les 10 premiers nombres par ordre alphabétique ?). Au travers de ces dérèglements des systèmes d’information, c’est bien d’énonciation dont il est question, d’usage (cf. Michel de Certeau). Cette première rétrospective se propose comme un moment d’arrêt et de retour sur l’œuvre et envisage de mettre en relief les cohérences thématiques et procédurales de cet univers polymorphe. Si l’œuvre de Claude Closky adopte plusieurs formes, de la peinture au site Internet en passant par le dessin, le collage, la photographie, la vidéo ou le diaporama, son champ d’interrogations est constant. Cette exposition proposera une relecture d’un ensemble de pièces balisant son œuvre. Partant de cette capacité essentielle qu’a le texte à exister tant dans sa forme écrite que parlée, certaines œuvres, véritables partitions, seront transposées. Du visible au sonore, le visiteur devenu auditeur se trouvera au coeur d’un parcours allant de 1989 à 2008.

Frank Lamy

Partant d’une analyse des moyens et des fins de l’art, Claude Closky examine, depuis maintenant une vingtaine d’années, les systèmes d’information, de représentation et d’organisation du monde. Poussant leurs logiques internes jusqu’à leur propre point d’effondrement et d’anéantissement, il agence, classe, répertorie, ordonne, désordonne, désorganise de l’intérieur. Il met véritablement en œuvre une théorie subjective de l’information et des médias qui obéit à deux mouvements apparemment contradictoires : l’ellipse et l’accumulation. Cette navigation entre les objets, les signes et les images qui codifient et informent notre univers prend au piège les techniques de la communication par infiltration. Les clichés et autres mots d’ordre ainsi véhiculés sont détournés et retournés pour une réflexion sur la construction de l’identité, tant individuelle que collective.

Dans une tradition post-structuraliste, le langage est son instrument de prédilection. Héritier oulipien de Magritte et de l’art conceptuel, l’économie du signe (désignation, signifiant et signifié…) constitue une de ses matières premières. Claude Closky utilise la stratégie même des systèmes qu’il questionne par une mise à l’épreuve et en abyme subtiles et implacables de leurs logiques internes. Il travaille les potentialités descriptives et constructives que le langage contient dans un mouvement concomitant, très précisément là où le mot est la chose.

Décodeur de signes et messages, il s’empare des modes d’organisation du monde (mathématiques, alphabétiques, temporels et autres), des liens capitalistes entre l’être, l’avoir et le vouloir, des mots d’ordres émis par la société de consommation, où richesse, beauté, jeunesse sont les conditions du bonheur, des injonctions d’usages du monde... Les superposant, il produit de la vacance dans les agencements machiniques, les grilles de lecture et d’analyse. Véracité et efficacité des énoncés sont mises en crise (Que se passe-t-il quand l’on classe les 10 premiers nombres par ordre alphabétique ?). Au travers de ces dérèglements des systèmes d’information, c’est bien d’énonciation dont il est question, d’usage (cf. Michel de Certeau). Cette première rétrospective se propose comme un moment d’arrêt et de retour sur l’œuvre et envisage de mettre en relief les cohérences thématiques et procédurales de cet univers polymorphe. Si l’œuvre de Claude Closky adopte plusieurs formes, de la peinture au site Internet en passant par le dessin, le collage, la photographie, la vidéo ou le diaporama, son champ d’interrogations est constant. Cette exposition proposera une relecture d’un ensemble de pièces balisant son œuvre. Partant de cette capacité essentielle qu’a le texte à exister tant dans sa forme écrite que parlée, certaines œuvres, véritables partitions, seront transposées. Du visible au sonore, le visiteur devenu auditeur se trouvera au coeur d’un parcours allant de 1989 à 2008.

Frank Lamy

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