MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
fax : 01 79 86 16 57

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Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

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Les cours d’histoire de l’art

Organisés en deux sessions sur l’année, les cours se tiennent à Vitry-sur-Seine, aux EMA (Écoles municipales artistiques), à la Galerie municipale Jean-Collet et au MAC VAL.
Cours dispensés par Alexandra Fau, historienne de l’art et commissaire d’exposition. Les séances se déroulant aux EMA adoptent la forme traditionnelle de cours avec projection, celles à la Galerie municipale Jean-Collet et au MAC VAL invitent à la rencontre des œuvres et des artistes.

Gratuit et ouverts à tous sur inscription, les mardis à 18h

Session 1 : Art et architecture

Art et architecture

Les artistes contemporains s’intéressent à l’habitat comme lieu d’expérimentation pour repenser l’individu. Plutôt qu’une maison pour tous, comme celle qui a pu être développée dans les années 1960, ils tentent de définir une maison pour chacun. Les différentes approches cristallisent cependant toutes les oppositions : elles confrontent le nomade au sédentaire, la sphère publique au privé, l’intérieur à l’extérieur, l’individuel au collectif.

- Mardi 3 octobre 2017, 18h – 19h30.
Visite de l’exposition « Si vous voulez entendre, essayez d’écouter » de Mario D’Souza.
À la Galerie municipale Jean-Collet.

Mario D’Souza est un artiste qui vit et créé entre et avec deux cultures : indienne par ses origines (né à Bangalore en 1973) et française par son choix de vie (depuis 2001). Son œuvre se déploie en sculptures, dessins et assemblages de matériaux, la plupart du temps avec un sens aigu de la couleur. Son intérêt se porte sur la récupération d’objets domestiques mis au rebut et désossés, squelettes de chaises ou de fauteuils dont l’assise en mousse polyuréthane lui a révélé un matériau d’une extraordinaire ductilité.
Exposition du 3 septembre au 8 octobre 2017

- Mardi 17 octobre 2017, 18h – 19h30.
« Habité-Habiter »
Aux EMA

La maison est au cœur des expérimentations de nombreux artistes et ce depuis les années 1960. Les artistes comme Annette Messager, se revendiquant des « mythologies individuelles », tendent à confondre espaces de vie et de travail. Jean-Pierre Raynaud, Gregor Schneider, Absalon conçoivent l’atelier-maison comme un refuge de l’intime sur le mode autobiographique, à des fins parfois jusqu’au-boutistes ; de la création à la destruction pour une renaissance de l’artiste. D’autres développent de nouvelles stratégies pour habiter le monde (Alicia Framis, Andrea Zittel). « La ville n’est-elle pas un dernier champ politique et social sur lequel il est encore possible d’agir ? » (Didier Fiauza Faustino).

- Mardi 14 novembre 2017, 18h – 19h30.
Visite de l’exposition « Tout En Un Plus Trois » d’Élisabeth Ballet
Au MAC VAL

Née en 1957 à Cherbourg, diplômée de l’Ensba, pensionnaire de la Villa Médicis en 1984-85, enseignante à l’Ensad, Élisabeth Ballet travaille, depuis le milieu des années 1980, autour des formes et conditions d’apparition de la sculpture dans sa relation à l’espace. Le dispositif sculptural est, chez elle, exploré de fond en comble. Développant des oppositions binaires (intérieur/extérieur, vide/plein, opacité/transparence...), recourant à un vocabulaire formel architectural (escaliers, couloirs, barrières, corridors) ou familier (hotte, passoire), les œuvres d’Élisabeth Ballet développent pleinement ce que Michel Gauthier a nommé la « théorie de l’enclos », désignant l’espace plus que ne l’occupant.
L’exposition au MAC VAL envisage le travail dans son actualité immédiate prise dans un regard rétrospectif. Les œuvres sont actualisées, remises en jeu, dans ce parcours imaginé pour la salle des expositions temporaires.
Exposition du 21 octobre 2017 au 25 février 2018

- Mardi 28 novembre 2017, 18h – 19h30.
« Architecture-Ruines »
Aux EMA

Le charme de la ruine factice tient dans cette indétermination entre une forme émanant des forces de la nature ou de la volonté humaine. Le peintre visionnaire Hubert Robert avait anticipé le devenir ruine du Musée du Louvre créé en 1793. Le tableau Vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruines (1796) rejoint les propos de Denis Diderot : « Il faut ruiner un palais pour en faire un objet d’intérêt. » (1767). À partir de 1945, les ruines renvoient dramatiquement au présent (Kurt Schwitters). Condensés ou raccourcis d’histoire, elles alertent sur le devenir de l’humanité et la fragilité des civilisations (Anne et Patrick Poirier, Cyprien Gaillard, Luidgi Beltrame, Julien Charrière, Angelika Markul). En recensant les centres commerciaux abandonnés, vidés de leurs visiteurs et de leurs boutiques, le site Deadmalls.com renvoie à l’absurdité des magasins de la chaîne américaine Best conçus dans les années 1970 par l’agence SITE et James Wines dans une maîtrise parfaite du sens du drame, de l’Entertainment pour une interaction inédite avec le public.

- Mardi 19 décembre 2017, 18h – 19h30.
« La maquette »
Aux EMA

La maquette se situe à mi-chemin entre le réel qu’elle réplique et la force de projection de nos rêves et fantasmes (maison d’Adolf Loos pour Joséphine Baker).
Les artistes tels que Didier Marcel, Saadâne Afif, Mathieu Mercier, Marie-Jeanne Hoffner ou Shahpour Pouyan explorent pleinement son potentiel. À ce stade d’inachèvement, l’objet n’est pas encore une évidence mais déjà un sujet à controverses. Erwin Wurm et Carlos Garaicoa jouent la carte de l’humour en reproduisant la maison parentale fortement amincie pour l’un, ou des maquettes de banques en métal doré prisonnières de coffres-forts pour l’artiste cubain en pleine foire bâloise.

- Mardi 9 janvier 2018, 18h – 19h30.
« Une architecture fantasmée »
Au MAC VAL

Visite de l’exposition des œuvres de la collection « Sans réserve », guidée par les œuvres des artistes qui ont une appétence pour l’architecture, le mur, la maquette (Tatiana Trouvé, Sylvie Fanchon, Angelika Markul, etc.).
Focus sur Terre à terre, œuvre murale et monumentale de Jean-Christophe Norman et sur l’exposition consacrée à Jacques Ripault, architecte du MAC VAL.

- Mardi 23 janvier 2018, 18h – 19h30.
Le mode « survie »
Aux EMA

Ce cours revient sur l’Architecture d’urgence ; la péniche transformée en asile flottant pour les sans-abris de Le Corbusier, et ses reprises par Rikrit Tiravanija, la « maison des jours meilleurs » de Jean Prouvé (1956) à la demande de l’abbé Pierre, les maisons tropicales à destination des colonies françaises, les bidonvilles de Nanterre documentés par Nil Yalter dans les années 1970, ou encore les Paper logde, des structures résistantes en tubes de carton de Shigeru Ban. Pour les artistes contemporains (Étienne Boulanger, Krzysztof Wodiczko, Lucy et Jorge Orta, Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin), il s’agit d’offrir de nouvelles stratégies de vie, d’œuvrer à partir des failles et autres dysfonctionnements du réel.

- Mardi 13 février 2018, 18h – 20h.
Projection proposée par SensoProjekt
Au MAC VAL

Crée en 2009, le collectif SensoProjekt est une structure dédiée à la promotion et à la diffusion du film sur l’art.
Projection à 18h30 précédée d’une visite du musée à 18h et suivie d’un cocktail.
Blvd Garibaldi, variations sur Yona Friedman, Caroline Cros et Antoine de Roux, 48 min, 2014, France
Soit un architecte, Yona Friedman, qui ne conçoit l’utopie que comme réalisable.
Soit un appartement, boulevard Garibaldi, à Paris, à la fois lieu de vie, atelier et espace d’archivage où la pensée et l’imaginaire de l’artiste se déploient.
Soit une utopie réalisée qui témoigne de la capacité de chacun à créer son propre monde.
Soit des décors organiques que l’artiste a donnés, en 2013, au Centre national des arts plastiques et qui font désormais partie des collections nationales.
Soit un film de Caroline Cros et Antoine de Roux tourné dans l’appartement où Yona Friedman partage en toute intimité sa vision philosophique, politique, engagée et généreuse de l’architecture et de notre monde.
En présence des auteurs (sous réserve)

- Samedi 17 février 2018, 11h.
Visite de galeries

Le lieu du rendez-vous sera communiqué au moment de l’inscription.

Session 2 : L’aventure artistique

L’aventure artistique

L’aventure est un terme apparu très tôt dans le vocabulaire poétique médiéval. Elle prend les atours d’une dame séduisante à laquelle le chevalier du cœur épris succombe avec délice et effroi. Pour le philosophe Giorgio Agamben (L’Aventure, éditions Rivages, 2017), l’aventure s’apparente à la promesse d’une « puissance d’être », de cet esprit de conquête qui motive la quête du Graal avant qu’il ne soit investi d’une signification religieuse. Peu importe in fine sa valeur, pourvu qu’« il jette les hommes dans une aventure qui ne cesse toujours pas d’arriver ».

- Mardi 13 mars 2018, 18h – 19h30.
« L’aventure comme esthétisation de l’existence, de la Préhistoire à nos jours »
Aux EMA

À toutes les époques, les hommes se sont engagés, impliqués dans des aventures exploratrices (les dessinateurs des cartes, Paul Gauguin) ou plus déraisonnables.
Don Quichotte, le héros de Cervantès, renoue avec le monde chevaleresque tout en cherchant à mettre le réel à la portée de ses rêves. Dans sa conception moderne, l’aventure apparait davantage comme excentrique et extravagante, une parenthèse vis-à-vis de la vie ordinaire.

- Mardi 27 mars 2018, 18h – 19h30.
Visite de l’exposition « 1971- 2018 : 186 feuilles »
Un choix dans le Fonds graphique et photographique de la ville de Vitry-sur-Seine
À la Galerie municipale Jean-Collet

Depuis le début des années 1970 la ville de Vitry constitue une collection municipale. _ D’abord dédiée au dessin, cette collection s’est ensuite ouverte à la photographie. _ Riche de près de 400 œuvres, elle est en dépôt au MAC VAL depuis l’année 2006. Cette collection a une histoire : elle a démarré par de nombreuses donations de membres du jury du prix de peinture Novembre à Vitry, et il fut même un temps question d’un musée du dessin contemporain dans la ville. Il nous paraît nécessaire d’en retracer l’histoire et de révéler tout l’intérêt que porte la ville à la question du dessin. Ce projet s’élabore avec Anne-Laure Flacelière, chargée de l’étude et du développement de la collection du MAC VAL et Gilgian Gelzer, artiste, sollicité pour intérêt pour le dessin et la photographie.
Exposition du 25 mars au 6 mai 2018, relayée par Drawing Now, le salon du dessin contemporain.

- Mardi 10 avril 2018, 18h – 19h30.
« Nouveaux aventuriers »
Aux EMA

L’exploration des derniers espaces « vierges » est aujourd’hui un axe de recherche pour un groupe d’artistes contemporains. Par ce biais, ils engagent un rapport au monde dicté à la fois par des questionnements intérieurs et par un contexte planétaire environnemental inquiétant. Au-delà du simple constat de la situation écologique actuelle, ils tentent d’offrir de nouveaux horizons positifs qui ne seraient pas seulement du domaine du virtuel. Le travail de ces « nouveaux aventuriers » nous convie à un parcours à la fois introspectif (David Saltiel) et contemplatif (Jorma Puranen, Isaac Julien, Darren Almond). Reportages photographiques, films ou objets-résidus d’expéditions, les œuvres témoignent de voyages solitaires, d’une vision à la fois romantique et imaginaire de la nature.

- Mardi 24 avril 2018, 18h – 19h30.
« Une aventure du regard, du point de vue des collectionneurs »
Au MAC VAL

L’ouvrage Collectionneurs. Entretiens d’Anne Martin-Fugier (Actes Sud, 2012) explore les intentions et les orientations prises au gré de la constitution d’une collection. Bien souvent « le statut de collectionneur ne constitue pas leur projet initial, un beau jour, voyant qu’il n’y a plus de place sur les murs, ils prennent conscience qu’ils sont devenus collectionneurs. Ce nouveau statut alourdissant leur vie, ils cherchent à s’en dédouaner : à "collectionneurs”, ils préfèrent “amateurs d’art” et à “collection”, “réunion d’œuvres” » (citation de la présentation du livre d’Anne Martin-Fugier, Collectionneurs. Entretiens).
Découverte de quelques « réunions d’œuvres » qui bénéficient d’un écrin spécifiquement conçu comme la Maison rouge d’Antoine de Galbert, le Silo des Billarant ou encore la Venet Foundation de Bernar Venet.

- Mardi 15 mai 2018, 18h – 19h30.
Visite de l’exposition Kader Attia
Au MAC VAL

Né en 1970 à Dugny (93), Kader Attia vit et travaille entre Paris et Berlin. Lauréat du prix Marcel Duchamp en 2016, il est devenu une figure incontournable de la scène artistique internationale depuis le début des années 2000.
Kader Attia imagine une réflexion autour de l’architecture et de sa relation aux corps. Comment chacune conditionne et influence l’autre. Quels regards porter sur les grands projets urbains de l’après-guerre ; grands ensembles caractéristiques de ce qu’on appelle les cités dortoirs ? Ceux qui incarnent des versions fortement digérées des théories et recherches modernistes et utopiques de la première moitié du 20e siècle, et dont les racines sont pourtant à chercher du côté des architectures magrébines traditionnelles ? Que reste-t-il de l’utopie ? Du vivre ensemble ?

- Mardi 22 mai 2018, 18h – 20h.
Projection proposée par SensoProjekt
Au MAC VAL

Crée en 2009, le collectif SensoProjekt est une structure dédiée à la promotion et à la diffusion du film sur l’art.
Projection à 18h30, précédée d’une visite du musée à 18h et suivie d’un cocktail.
Deux films courts sur le thème de la collection et des collectionneurs.

The Secret Files of Gilbert & George, Hans Ulrich Obrist, 35 min, 2002, UK.
Cet entretien filmé en 2000 par Hans Ulrich Obrist pour une exposition au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris revient sur la frénésie d’archivage et de collection du duo d’artistes britanniques Gilbert & George. Au travers de ce document, qui ne rentre dans aucune catégorie distincte (documentaire, œuvre, fiction), on découvre l’intimité du couple, l’intérieur de leur maison londonienne, véritable petit musée des obsessions. Au-delà du bien et du mal, des apparences et des choses (négatifs, livres, coupures de presse…), on pénètre enfin dans la matière et la méthode des artistes, cette manière si particulière de penser / classer qui est la formation même d’une philosophie de l’art et de la vie.

Bielutine, dans le jardin du temps, Clément Cogitore, 36 min, 2011, France.
Installés à Moscou et âgés de près de quatre-vingt ans, Ely et Nina Bielutine vieillissent paisiblement dans la chaleur de leur appartement de la rue Nikitski. Un appartement moscovite tout ce qu’il a de plus ordinaire, sombre, étroit et rustique, un appartement comme beaucoup d’autres si ce n’est qu’ici de lourds verrous en protègent l’accès, si ce n’est que les visiteurs sont admis au compte-goutte, que plus aucune femme de ménage n’est autorisée à y accéder, que les murs sont recouverts de tableaux et que les auteurs de ces tableaux ont pour nom Le Caravage, Titien, Van Eyck ou Léonard de Vinci…
En présence de Clément Cogitore (sous réserve)

- Mardi 29 mai 2018, 18h – 19h30.
« Rêves d’Icare »
Aux EMA

Le ciel et l’espace alimentent toutes sortes de fantasmes tout autant qu’une quête scientifique inlassable et une curiosité artistique constante. Vladimir Tatline et ses machines volantes, Ilya & Emilia Kabakov marqués par les répercussions du programme spatial soviétique, Tom Sachs longtemps fasciné par les équipements de la NASA, nourrissent cette histoire du dépassement. Le ciel est un appel pour définir une œuvre à la portée poétique et écologique (Graham Stevens, Desert Cloud, 1972 et Dennis Oppenheim). Pour Oskar Becker, l’aventure s’apparente à la condition d’existence de l’artiste, qui se situe à mi-chemin « entre l’extrême insécurité de l’être-jeté (dans une situation à laquelle il ne peut échapper) et l’absolue sécurité de l’être-porté, entre l’extrême problématicité de ce qui est historique et le non problématique absolu de tout être naturel » (Giorgio Agamben, L’Aventure, éditions Rivages, 2017).

- Samedi 9 juin 2018
Après-midi Performance / Jeune Création
À la Galerie municipale Jean-Collet

La Galerie municipale Jean-Collet s’associe à Jeune Création, pour proposer un prix autour de la performance.
Jeune Création, association d’artistes fondée en 1949, est désormais un rendez-vous incontournable de l’art contemporain qui rassemble des artistes émergents de tous les continents.
Performance à la Galerie municipale Jean-Collet, avec la collaboration du MAC VAL et des EMA.
Programme communiqué au moment de l’inscription.

- Mardi 12 juin 2018, 18h – 19h30.
« La prise de risques »
Aux EMA

L’aventure peut aussi s’envisager sous l’angle de la prise de risques pour l’artiste qui opère dans des conditions extrêmes (Laurent Tixador et Abraham Poincheval) ou clandestines. Chez Vincent Ganivet, les structures de parpaings, semblables à des arches de cathédrales figées dans leur construction, atteignent dans une hasardeuse stabilité l’émerveillement que l’on éprouve dans le dépassement des limites. Qu’en est-il lorsque les artistes portent atteinte à la dignité humaine (Santiago Serra, Oleg Kulik) ou que leurs œuvres soulèvent l’indignation du public à l’égard des mauvais traitements infligés (Braco Dimitrijevic, Paris Zoo, 1998, et Huang Yong Ping, Théâtre du monde, 1994) ?

- Samedi 16 juin 2018.
Visite de galeries

L’horaire et le lieu du rendez-vous seront communiqués à l’inscription.

Session 1 : Art et architecture

Art et architecture

Les artistes contemporains s’intéressent à l’habitat comme lieu d’expérimentation pour repenser l’individu. Plutôt qu’une maison pour tous, comme celle qui a pu être développée dans les années 1960, ils tentent de définir une maison pour chacun. Les différentes approches cristallisent cependant toutes les oppositions : elles confrontent le nomade au sédentaire, la sphère publique au privé, l’intérieur à l’extérieur, l’individuel au collectif.

- Mardi 3 octobre 2017, 18h – 19h30.
Visite de l’exposition « Si vous voulez entendre, essayez d’écouter » de Mario D’Souza.
À la Galerie municipale Jean-Collet.

Mario D’Souza est un artiste qui vit et créé entre et avec deux cultures : indienne par ses origines (né à Bangalore en 1973) et française par son choix de vie (depuis 2001). Son œuvre se déploie en sculptures, dessins et assemblages de matériaux, la plupart du temps avec un sens aigu de la couleur. Son intérêt se porte sur la récupération d’objets domestiques mis au rebut et désossés, squelettes de chaises ou de fauteuils dont l’assise en mousse polyuréthane lui a révélé un matériau d’une extraordinaire ductilité.
Exposition du 3 septembre au 8 octobre 2017

- Mardi 17 octobre 2017, 18h – 19h30.
« Habité-Habiter »
Aux EMA

La maison est au cœur des expérimentations de nombreux artistes et ce depuis les années 1960. Les artistes comme Annette Messager, se revendiquant des « mythologies individuelles », tendent à confondre espaces de vie et de travail. Jean-Pierre Raynaud, Gregor Schneider, Absalon conçoivent l’atelier-maison comme un refuge de l’intime sur le mode autobiographique, à des fins parfois jusqu’au-boutistes ; de la création à la destruction pour une renaissance de l’artiste. D’autres développent de nouvelles stratégies pour habiter le monde (Alicia Framis, Andrea Zittel). « La ville n’est-elle pas un dernier champ politique et social sur lequel il est encore possible d’agir ? » (Didier Fiauza Faustino).

- Mardi 14 novembre 2017, 18h – 19h30.
Visite de l’exposition « Tout En Un Plus Trois » d’Élisabeth Ballet
Au MAC VAL

Née en 1957 à Cherbourg, diplômée de l’Ensba, pensionnaire de la Villa Médicis en 1984-85, enseignante à l’Ensad, Élisabeth Ballet travaille, depuis le milieu des années 1980, autour des formes et conditions d’apparition de la sculpture dans sa relation à l’espace. Le dispositif sculptural est, chez elle, exploré de fond en comble. Développant des oppositions binaires (intérieur/extérieur, vide/plein, opacité/transparence...), recourant à un vocabulaire formel architectural (escaliers, couloirs, barrières, corridors) ou familier (hotte, passoire), les œuvres d’Élisabeth Ballet développent pleinement ce que Michel Gauthier a nommé la « théorie de l’enclos », désignant l’espace plus que ne l’occupant.
L’exposition au MAC VAL envisage le travail dans son actualité immédiate prise dans un regard rétrospectif. Les œuvres sont actualisées, remises en jeu, dans ce parcours imaginé pour la salle des expositions temporaires.
Exposition du 21 octobre 2017 au 25 février 2018

- Mardi 28 novembre 2017, 18h – 19h30.
« Architecture-Ruines »
Aux EMA

Le charme de la ruine factice tient dans cette indétermination entre une forme émanant des forces de la nature ou de la volonté humaine. Le peintre visionnaire Hubert Robert avait anticipé le devenir ruine du Musée du Louvre créé en 1793. Le tableau Vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruines (1796) rejoint les propos de Denis Diderot : « Il faut ruiner un palais pour en faire un objet d’intérêt. » (1767). À partir de 1945, les ruines renvoient dramatiquement au présent (Kurt Schwitters). Condensés ou raccourcis d’histoire, elles alertent sur le devenir de l’humanité et la fragilité des civilisations (Anne et Patrick Poirier, Cyprien Gaillard, Luidgi Beltrame, Julien Charrière, Angelika Markul). En recensant les centres commerciaux abandonnés, vidés de leurs visiteurs et de leurs boutiques, le site Deadmalls.com renvoie à l’absurdité des magasins de la chaîne américaine Best conçus dans les années 1970 par l’agence SITE et James Wines dans une maîtrise parfaite du sens du drame, de l’Entertainment pour une interaction inédite avec le public.

- Mardi 19 décembre 2017, 18h – 19h30.
« La maquette »
Aux EMA

La maquette se situe à mi-chemin entre le réel qu’elle réplique et la force de projection de nos rêves et fantasmes (maison d’Adolf Loos pour Joséphine Baker).
Les artistes tels que Didier Marcel, Saadâne Afif, Mathieu Mercier, Marie-Jeanne Hoffner ou Shahpour Pouyan explorent pleinement son potentiel. À ce stade d’inachèvement, l’objet n’est pas encore une évidence mais déjà un sujet à controverses. Erwin Wurm et Carlos Garaicoa jouent la carte de l’humour en reproduisant la maison parentale fortement amincie pour l’un, ou des maquettes de banques en métal doré prisonnières de coffres-forts pour l’artiste cubain en pleine foire bâloise.

- Mardi 9 janvier 2018, 18h – 19h30.
« Une architecture fantasmée »
Au MAC VAL

Visite de l’exposition des œuvres de la collection « Sans réserve », guidée par les œuvres des artistes qui ont une appétence pour l’architecture, le mur, la maquette (Tatiana Trouvé, Sylvie Fanchon, Angelika Markul, etc.).
Focus sur Terre à terre, œuvre murale et monumentale de Jean-Christophe Norman et sur l’exposition consacrée à Jacques Ripault, architecte du MAC VAL.

- Mardi 23 janvier 2018, 18h – 19h30.
Le mode « survie »
Aux EMA

Ce cours revient sur l’Architecture d’urgence ; la péniche transformée en asile flottant pour les sans-abris de Le Corbusier, et ses reprises par Rikrit Tiravanija, la « maison des jours meilleurs » de Jean Prouvé (1956) à la demande de l’abbé Pierre, les maisons tropicales à destination des colonies françaises, les bidonvilles de Nanterre documentés par Nil Yalter dans les années 1970, ou encore les Paper logde, des structures résistantes en tubes de carton de Shigeru Ban. Pour les artistes contemporains (Étienne Boulanger, Krzysztof Wodiczko, Lucy et Jorge Orta, Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin), il s’agit d’offrir de nouvelles stratégies de vie, d’œuvrer à partir des failles et autres dysfonctionnements du réel.

- Mardi 13 février 2018, 18h – 20h.
Projection proposée par SensoProjekt
Au MAC VAL

Crée en 2009, le collectif SensoProjekt est une structure dédiée à la promotion et à la diffusion du film sur l’art.
Projection à 18h30 précédée d’une visite du musée à 18h et suivie d’un cocktail.
Blvd Garibaldi, variations sur Yona Friedman, Caroline Cros et Antoine de Roux, 48 min, 2014, France
Soit un architecte, Yona Friedman, qui ne conçoit l’utopie que comme réalisable.
Soit un appartement, boulevard Garibaldi, à Paris, à la fois lieu de vie, atelier et espace d’archivage où la pensée et l’imaginaire de l’artiste se déploient.
Soit une utopie réalisée qui témoigne de la capacité de chacun à créer son propre monde.
Soit des décors organiques que l’artiste a donnés, en 2013, au Centre national des arts plastiques et qui font désormais partie des collections nationales.
Soit un film de Caroline Cros et Antoine de Roux tourné dans l’appartement où Yona Friedman partage en toute intimité sa vision philosophique, politique, engagée et généreuse de l’architecture et de notre monde.
En présence des auteurs (sous réserve)

- Samedi 17 février 2018, 11h.
Visite de galeries

Le lieu du rendez-vous sera communiqué au moment de l’inscription.

Session 2 : L’aventure artistique

L’aventure artistique

L’aventure est un terme apparu très tôt dans le vocabulaire poétique médiéval. Elle prend les atours d’une dame séduisante à laquelle le chevalier du cœur épris succombe avec délice et effroi. Pour le philosophe Giorgio Agamben (L’Aventure, éditions Rivages, 2017), l’aventure s’apparente à la promesse d’une « puissance d’être », de cet esprit de conquête qui motive la quête du Graal avant qu’il ne soit investi d’une signification religieuse. Peu importe in fine sa valeur, pourvu qu’« il jette les hommes dans une aventure qui ne cesse toujours pas d’arriver ».

- Mardi 13 mars 2018, 18h – 19h30.
« L’aventure comme esthétisation de l’existence, de la Préhistoire à nos jours »
Aux EMA

À toutes les époques, les hommes se sont engagés, impliqués dans des aventures exploratrices (les dessinateurs des cartes, Paul Gauguin) ou plus déraisonnables.
Don Quichotte, le héros de Cervantès, renoue avec le monde chevaleresque tout en cherchant à mettre le réel à la portée de ses rêves. Dans sa conception moderne, l’aventure apparait davantage comme excentrique et extravagante, une parenthèse vis-à-vis de la vie ordinaire.

- Mardi 27 mars 2018, 18h – 19h30.
Visite de l’exposition « 1971- 2018 : 186 feuilles »
Un choix dans le Fonds graphique et photographique de la ville de Vitry-sur-Seine
À la Galerie municipale Jean-Collet

Depuis le début des années 1970 la ville de Vitry constitue une collection municipale. _ D’abord dédiée au dessin, cette collection s’est ensuite ouverte à la photographie. _ Riche de près de 400 œuvres, elle est en dépôt au MAC VAL depuis l’année 2006. Cette collection a une histoire : elle a démarré par de nombreuses donations de membres du jury du prix de peinture Novembre à Vitry, et il fut même un temps question d’un musée du dessin contemporain dans la ville. Il nous paraît nécessaire d’en retracer l’histoire et de révéler tout l’intérêt que porte la ville à la question du dessin. Ce projet s’élabore avec Anne-Laure Flacelière, chargée de l’étude et du développement de la collection du MAC VAL et Gilgian Gelzer, artiste, sollicité pour intérêt pour le dessin et la photographie.
Exposition du 25 mars au 6 mai 2018, relayée par Drawing Now, le salon du dessin contemporain.

- Mardi 10 avril 2018, 18h – 19h30.
« Nouveaux aventuriers »
Aux EMA

L’exploration des derniers espaces « vierges » est aujourd’hui un axe de recherche pour un groupe d’artistes contemporains. Par ce biais, ils engagent un rapport au monde dicté à la fois par des questionnements intérieurs et par un contexte planétaire environnemental inquiétant. Au-delà du simple constat de la situation écologique actuelle, ils tentent d’offrir de nouveaux horizons positifs qui ne seraient pas seulement du domaine du virtuel. Le travail de ces « nouveaux aventuriers » nous convie à un parcours à la fois introspectif (David Saltiel) et contemplatif (Jorma Puranen, Isaac Julien, Darren Almond). Reportages photographiques, films ou objets-résidus d’expéditions, les œuvres témoignent de voyages solitaires, d’une vision à la fois romantique et imaginaire de la nature.

- Mardi 24 avril 2018, 18h – 19h30.
« Une aventure du regard, du point de vue des collectionneurs »
Au MAC VAL

L’ouvrage Collectionneurs. Entretiens d’Anne Martin-Fugier (Actes Sud, 2012) explore les intentions et les orientations prises au gré de la constitution d’une collection. Bien souvent « le statut de collectionneur ne constitue pas leur projet initial, un beau jour, voyant qu’il n’y a plus de place sur les murs, ils prennent conscience qu’ils sont devenus collectionneurs. Ce nouveau statut alourdissant leur vie, ils cherchent à s’en dédouaner : à "collectionneurs”, ils préfèrent “amateurs d’art” et à “collection”, “réunion d’œuvres” » (citation de la présentation du livre d’Anne Martin-Fugier, Collectionneurs. Entretiens).
Découverte de quelques « réunions d’œuvres » qui bénéficient d’un écrin spécifiquement conçu comme la Maison rouge d’Antoine de Galbert, le Silo des Billarant ou encore la Venet Foundation de Bernar Venet.

- Mardi 15 mai 2018, 18h – 19h30.
Visite de l’exposition Kader Attia
Au MAC VAL

Né en 1970 à Dugny (93), Kader Attia vit et travaille entre Paris et Berlin. Lauréat du prix Marcel Duchamp en 2016, il est devenu une figure incontournable de la scène artistique internationale depuis le début des années 2000.
Kader Attia imagine une réflexion autour de l’architecture et de sa relation aux corps. Comment chacune conditionne et influence l’autre. Quels regards porter sur les grands projets urbains de l’après-guerre ; grands ensembles caractéristiques de ce qu’on appelle les cités dortoirs ? Ceux qui incarnent des versions fortement digérées des théories et recherches modernistes et utopiques de la première moitié du 20e siècle, et dont les racines sont pourtant à chercher du côté des architectures magrébines traditionnelles ? Que reste-t-il de l’utopie ? Du vivre ensemble ?

- Mardi 22 mai 2018, 18h – 20h.
Projection proposée par SensoProjekt
Au MAC VAL

Crée en 2009, le collectif SensoProjekt est une structure dédiée à la promotion et à la diffusion du film sur l’art.
Projection à 18h30, précédée d’une visite du musée à 18h et suivie d’un cocktail.
Deux films courts sur le thème de la collection et des collectionneurs.

The Secret Files of Gilbert & George, Hans Ulrich Obrist, 35 min, 2002, UK.
Cet entretien filmé en 2000 par Hans Ulrich Obrist pour une exposition au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris revient sur la frénésie d’archivage et de collection du duo d’artistes britanniques Gilbert & George. Au travers de ce document, qui ne rentre dans aucune catégorie distincte (documentaire, œuvre, fiction), on découvre l’intimité du couple, l’intérieur de leur maison londonienne, véritable petit musée des obsessions. Au-delà du bien et du mal, des apparences et des choses (négatifs, livres, coupures de presse…), on pénètre enfin dans la matière et la méthode des artistes, cette manière si particulière de penser / classer qui est la formation même d’une philosophie de l’art et de la vie.

Bielutine, dans le jardin du temps, Clément Cogitore, 36 min, 2011, France.
Installés à Moscou et âgés de près de quatre-vingt ans, Ely et Nina Bielutine vieillissent paisiblement dans la chaleur de leur appartement de la rue Nikitski. Un appartement moscovite tout ce qu’il a de plus ordinaire, sombre, étroit et rustique, un appartement comme beaucoup d’autres si ce n’est qu’ici de lourds verrous en protègent l’accès, si ce n’est que les visiteurs sont admis au compte-goutte, que plus aucune femme de ménage n’est autorisée à y accéder, que les murs sont recouverts de tableaux et que les auteurs de ces tableaux ont pour nom Le Caravage, Titien, Van Eyck ou Léonard de Vinci…
En présence de Clément Cogitore (sous réserve)

- Mardi 29 mai 2018, 18h – 19h30.
« Rêves d’Icare »
Aux EMA

Le ciel et l’espace alimentent toutes sortes de fantasmes tout autant qu’une quête scientifique inlassable et une curiosité artistique constante. Vladimir Tatline et ses machines volantes, Ilya & Emilia Kabakov marqués par les répercussions du programme spatial soviétique, Tom Sachs longtemps fasciné par les équipements de la NASA, nourrissent cette histoire du dépassement. Le ciel est un appel pour définir une œuvre à la portée poétique et écologique (Graham Stevens, Desert Cloud, 1972 et Dennis Oppenheim). Pour Oskar Becker, l’aventure s’apparente à la condition d’existence de l’artiste, qui se situe à mi-chemin « entre l’extrême insécurité de l’être-jeté (dans une situation à laquelle il ne peut échapper) et l’absolue sécurité de l’être-porté, entre l’extrême problématicité de ce qui est historique et le non problématique absolu de tout être naturel » (Giorgio Agamben, L’Aventure, éditions Rivages, 2017).

- Samedi 9 juin 2018
Après-midi Performance / Jeune Création
À la Galerie municipale Jean-Collet

La Galerie municipale Jean-Collet s’associe à Jeune Création, pour proposer un prix autour de la performance.
Jeune Création, association d’artistes fondée en 1949, est désormais un rendez-vous incontournable de l’art contemporain qui rassemble des artistes émergents de tous les continents.
Performance à la Galerie municipale Jean-Collet, avec la collaboration du MAC VAL et des EMA.
Programme communiqué au moment de l’inscription.

- Mardi 12 juin 2018, 18h – 19h30.
« La prise de risques »
Aux EMA

L’aventure peut aussi s’envisager sous l’angle de la prise de risques pour l’artiste qui opère dans des conditions extrêmes (Laurent Tixador et Abraham Poincheval) ou clandestines. Chez Vincent Ganivet, les structures de parpaings, semblables à des arches de cathédrales figées dans leur construction, atteignent dans une hasardeuse stabilité l’émerveillement que l’on éprouve dans le dépassement des limites. Qu’en est-il lorsque les artistes portent atteinte à la dignité humaine (Santiago Serra, Oleg Kulik) ou que leurs œuvres soulèvent l’indignation du public à l’égard des mauvais traitements infligés (Braco Dimitrijevic, Paris Zoo, 1998, et Huang Yong Ping, Théâtre du monde, 1994) ?

- Samedi 16 juin 2018.
Visite de galeries

L’horaire et le lieu du rendez-vous seront communiqués à l’inscription.

# Renseignements

Inscription recommandée pour la session entière :
reservation@macval.fr ou 01 43 91 64 23
Pensez à bien vérifier le lieu de chaque cours

- Écoles municipales artistiques (EMA)
71 rue Camille Groult
94400 Vitry-sur-Seine
01 55 53 14 90

- Galerie municipale Jean-Collet
59 avenue Guy Môquet
94400 Vitry-sur-Seine
01 43 91 15 33

 

Renseignements

Inscription recommandée pour la session entière :
reservation@macval.fr ou 01 43 91 64 23
Pensez à bien vérifier le lieu de chaque cours

- Écoles municipales artistiques (EMA)
71 rue Camille Groult
94400 Vitry-sur-Seine
01 55 53 14 90

- Galerie municipale Jean-Collet
59 avenue Guy Môquet
94400 Vitry-sur-Seine
01 43 91 15 33