MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
fax : 01 79 86 16 57

Comment venir au musée ?

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

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Présentation

Cette 8e exposition des oeuvres de la collection, conçue à partir des oeuvres historiques du musée et des acquisitions récentes, s’articule autour de la construction des récits.
Elle propose d’expérimenter la force expressive des oeuvres, leur capacité
à raconter, interroger, dire ou suggérer. Bavardes ou silencieuses, parfois contemplatives, discrètes ou immersives, toutes sont narratives et nous transportent à travers la réalité, la fiction ou l’imaginaire, provoquant l’émotion, soulignant la fragilité des situations.
Cette exposition reflète également l’histoire de la collection, un voyage au long cours, ponctué de découvertes, d’intuitions, de rencontres et de retrouvailles, permettant au fil du temps de constituer des ensembles conséquents et significatifs autour de figures artistiques majeures de la création d’aujourd’hui.

Pour cette 8e exposition des œuvres de la collection inaugurée en juin 2017, nous avons choisi d’associer et d’éclairer les œuvres à partir de leur pouvoir et de leur volonté d’expression. Toutes, en effet, dégagent un certain pouvoir narratif, d’échange plus ou moins manifeste. C’est cette propension, cette invitation, mais aussi cette réserve parfois que nous souhaitons interroger, poursuivre sur des modes différents, à présent et dans le temps.

Stratagèmes, scénarios, dispositifs, lieux de projection, ellipses ou silences sont mis en place par les artistes afin que l’oeuvre invite, s’ouvre ou au contraire conserve sa part de mystère, manifestant pour certaines le seul désir de ne renvoyer qu’à elles-mêmes.

Bavardes, claires et précises, pudiques, mutiques ou déclaratives, elles convoquent un mode de récit et d’expression qui résonne à chaque fois différemment en nous. Elles racontent des histoires, invitent à poursuivre, voire à construire, initient un climat, suggèrent, évoquent ou a contrario retiennent. Depuis l’invention de la modernité, une oeuvre peut-elle encore convoquer un ailleurs ? Y aurait-il des époques où dire serait malvenu ou épuisé, ou bien d’autres temps où il ne serait plus possible de ne pas dire ? Y aurait-il des urgences qui placeraient les artistes dans une obligation implicite de se mêler, de raconter, et des registres plus facilement dicibles que d’autres ? Notre temps, au sens large du terme, est-il de ceux où les artistes font partie commune avec le monde, ou bien celui-ci est-il toujours et immanquablement, incessamment le même ?

Certaines oeuvres parleraient-elles d’ellesmêmes tandis que d’autres non ? Le sujet, évidemment bien plus complexe, se noue autour de la question de l’adresse et de la source d’émission qui croisent celle du récepteur.

Cette nouvelle présentation de la collection met donc en jeu ces capacités d’expression et de rétention, de discrétion des oeuvres, comme elle questionne notre propre pouvoir de regardeur, d’enquêteur, d’investigateur, passif ou actif. Sommes-nous de notre côté en désir et en capacité de nourrir l’oeuvre et d’y projeter nos propres aspirations ?

Voici donc une partition composée d’œuvres de natures très différentes, d’époques et de modes d’expression variés, une présentation polyphonique à la recherche de ce que l’art nous livre et de ce que nous voulons bien recevoir. Pour prolonger l’histoire et ne pas conclure les récits, nous renouvelons régulièrement cet accrochage qui, dans le temps, trouve d’autres développements, installe des relations inédites entre les œuvres, réécrit des bribes et propositions de récits, avec notamment l’exposition de Juliana Góngora, artiste en résidence et les propositions des artistes invités de la collection.
Alexia Fabre
Conservatrice en chef

Pour cette 8e exposition des œuvres de la collection inaugurée en juin 2017, nous avons choisi d’associer et d’éclairer les œuvres à partir de leur pouvoir et de leur volonté d’expression. Toutes, en effet, dégagent un certain pouvoir narratif, d’échange plus ou moins manifeste. C’est cette propension, cette invitation, mais aussi cette réserve parfois que nous souhaitons interroger, poursuivre sur des modes différents, à présent et dans le temps.

Stratagèmes, scénarios, dispositifs, lieux de projection, ellipses ou silences sont mis en place par les artistes afin que l’oeuvre invite, s’ouvre ou au contraire conserve sa part de mystère, manifestant pour certaines le seul désir de ne renvoyer qu’à elles-mêmes.

Bavardes, claires et précises, pudiques, mutiques ou déclaratives, elles convoquent un mode de récit et d’expression qui résonne à chaque fois différemment en nous. Elles racontent des histoires, invitent à poursuivre, voire à construire, initient un climat, suggèrent, évoquent ou a contrario retiennent. Depuis l’invention de la modernité, une oeuvre peut-elle encore convoquer un ailleurs ? Y aurait-il des époques où dire serait malvenu ou épuisé, ou bien d’autres temps où il ne serait plus possible de ne pas dire ? Y aurait-il des urgences qui placeraient les artistes dans une obligation implicite de se mêler, de raconter, et des registres plus facilement dicibles que d’autres ? Notre temps, au sens large du terme, est-il de ceux où les artistes font partie commune avec le monde, ou bien celui-ci est-il toujours et immanquablement, incessamment le même ?

Certaines oeuvres parleraient-elles d’ellesmêmes tandis que d’autres non ? Le sujet, évidemment bien plus complexe, se noue autour de la question de l’adresse et de la source d’émission qui croisent celle du récepteur.

Cette nouvelle présentation de la collection met donc en jeu ces capacités d’expression et de rétention, de discrétion des oeuvres, comme elle questionne notre propre pouvoir de regardeur, d’enquêteur, d’investigateur, passif ou actif. Sommes-nous de notre côté en désir et en capacité de nourrir l’oeuvre et d’y projeter nos propres aspirations ?

Voici donc une partition composée d’œuvres de natures très différentes, d’époques et de modes d’expression variés, une présentation polyphonique à la recherche de ce que l’art nous livre et de ce que nous voulons bien recevoir. Pour prolonger l’histoire et ne pas conclure les récits, nous renouvelons régulièrement cet accrochage qui, dans le temps, trouve d’autres développements, installe des relations inédites entre les œuvres, réécrit des bribes et propositions de récits, avec notamment l’exposition de Juliana Góngora, artiste en résidence et les propositions des artistes invités de la collection.
Alexia Fabre
Conservatrice en chef

# Communiqué de presse

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# Centre de documentation

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