MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
fax : 01 79 86 16 57

Comment venir au musée ?

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

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Bruno Peinado

Sans titre, Généalogie à géométrie variable
2004.
Acrylique sur bois contreplaqué, 320 × 600 × 120 cm.
Collection MAC VAL - Musée d’art contemporain du Val-de-Marne.
© Adagp, Paris 2017.
Photo © Daniel Moulinet/Palais de Tokyo, Paris.


Bruno Peinado s’empare d’un monument de la culture populaire, Tintin. Il reprend la double page d’ouverture commune à tous les albums, mais ne conserve que la trace des tableaux dans lesquels les personnages prenaient place. À cette galerie de portraits ou d’ancêtres, l’artiste substitue une généalogie de l’« aventure héroïque » de la peinture moderne.

Les silhouettes des tableaux créent en effet des formes géométriques sombres, évoquant l’histoire du monochrome, en particulier le Carré noir sur fond blanc, peint en 1915 par Kasimir Malevitch. Les lignes bleu clair et bleu foncé convoquent Daniel Buren et ses célèbres bandes de 8,7 centimètres, motif visuel et outil critique de l’artiste depuis 1965. Enfin, la structure de bois renvoie à Raymond Hains qui, dans les années 1970, prélevait dans le paysage urbain des tableaux abstraits « Ktout faitsK », constitués par les palissades de chantier qui alternaient lignes blanches et rouges.

Le sous-titre Généalogie à géométrie variable énonce la distance critique et l’humour que l’artiste s’autorise autant avec la culture populaire qu’avec l’histoire de l’art.

Sans titre, Généalogie à géométrie variable
2004.
Acrylique sur bois contreplaqué, 320 × 600 × 120 cm.
Collection MAC VAL - Musée d’art contemporain du Val-de-Marne.
© Adagp, Paris 2017.
Photo © Daniel Moulinet/Palais de Tokyo, Paris.


Bruno Peinado s’empare d’un monument de la culture populaire, Tintin. Il reprend la double page d’ouverture commune à tous les albums, mais ne conserve que la trace des tableaux dans lesquels les personnages prenaient place. À cette galerie de portraits ou d’ancêtres, l’artiste substitue une généalogie de l’« aventure héroïque » de la peinture moderne.

Les silhouettes des tableaux créent en effet des formes géométriques sombres, évoquant l’histoire du monochrome, en particulier le Carré noir sur fond blanc, peint en 1915 par Kasimir Malevitch. Les lignes bleu clair et bleu foncé convoquent Daniel Buren et ses célèbres bandes de 8,7 centimètres, motif visuel et outil critique de l’artiste depuis 1965. Enfin, la structure de bois renvoie à Raymond Hains qui, dans les années 1970, prélevait dans le paysage urbain des tableaux abstraits « Ktout faitsK », constitués par les palissades de chantier qui alternaient lignes blanches et rouges.

Le sous-titre Généalogie à géométrie variable énonce la distance critique et l’humour que l’artiste s’autorise autant avec la culture populaire qu’avec l’histoire de l’art.