MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
fax : 01 79 86 16 57

Comment venir au musée ?

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine

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Présentation

Agnès Varda,
La mer immense et la petite mer immense, 2003.
Installation photographique en deux parties : impression numérique couleur sur toile polyester et tirage argentique couleur avec cadre ancien, fond sonore de mer en boucle.
La mer immense : 280 X 500 cm sans marge, 340 X 600 cm avec marge ; La petite mer immense : 34 X 6 cm hors cadre
Collection MAC VAL - Musée d’art contemporain du Val-de-Marne.
Acquis avec la participation du FRAM Ile-de-France.
Photo © Marc Domage.
Agnès Varda,
La mer immense et la petite mer immense, 2003.
Installation photographique en deux parties : impression numérique couleur sur toile polyester et tirage argentique couleur avec cadre ancien, fond sonore de mer en boucle.
La mer immense : 280 X 500 cm sans marge, 340 X 600 cm avec marge ; La petite mer immense : 34 X 6 cm hors cadre
Collection MAC VAL - Musée d’art contemporain du Val-de-Marne.
Acquis avec la participation du FRAM Ile-de-France.
Photo © Marc Domage.

« L’Effet Vertigo »
Nouvelle exposition des œuvres de la collection
Jusqu’en avril 2017

télécharger
Alexia Fabre
Introdu­ction à l’accrochage de la collection "L’effet Vertigo"

Le MAC VAL a ouvert ses portes au public en novembre 2005 ! Le musée a donc dix ans cette année, un air de jeunesse encore mais déjà une durée qui permet de lire dans l’épaisseur du temps, et de l’inscrire dans le paysage de son territoire.
Pour cet anniversaire, la nouvelle exposition des œuvres de la collection explore les relations des artistes à l’histoire et à ses récits comme notre propre rapport de spectateur à ce qui nous précède. Le regard, ce qui le charge et le constitue, est un élément essentiel de cette relation.
C’est donc le sujet de l’interprète qui est ici au cœur des œuvres et qui interpelle dans un même mouvement celui qui regarde et qui fait exister toute œuvre d’art.
C’est en effet cette relation à l’histoire propre à chaque artiste qui guide ce nouvel accrochage intitulé « L’Effet Vertigo », double mouvement inversé, qui suppose rapprochement et éloignement concomitants. Ce procédé filmique fut inventé par Alfred Hitchcock dans Vertigo (Sueurs froides en français) en 1958, afin d’évoquer le vertige que ressent Scottie (James Stewart) dans le fameux escalier de la tour. Il a pour objet de produire un effet : dramatiser le sujet en le maintenant, par oscillation simultanée d’avant en arrière, dans un même cadre et de ne pas le perdre de vue.
On y verra une métaphore de la lecture de l’histoire au présent et des stratagèmes et diverses attitudes à son égard, de l’éloignement essentiel à sa mise au point visuelle, au déplacement et dépaysement parfois nécessaires pour mieux approcher le sujet.

« J’étais, et je reste persuadé que la part accordée aux créateurs est disproportionnée par rapport à celle accordée aux spectateurs. Il y a là toute une histoire de l’art à réécrire. »

François Morellet

Avec son insolence coutumière, François Morellet éclaire ce nouvel accrochage en interrogeant ici le génie de l’artiste et en revendiquant la part créative de l’interprète. L’interprète est en effet celui qui donne et crée du sens, à partir des récits et des œuvres : c’est celui qui ajoute, valorise, interroge, fait chanter l’histoire, les notes, les mots, les objets, le temps. Aujourd’hui le musée invite le public à interroger ce qui constitue sa relation à l’œuvre et à l’histoire, ce qui nourrit et oriente son regard, cette part de création, cet espace de la pensée qui appartiennent à chacun.

À cette fin, le parcours de la collection est déployé comme un récit où les œuvres portent et sondent les sujets du regard, du modèle, de l’interprétation, de la relecture, de la revisitation. Les quelque 70 artistes ici réunis relisent, refont, rejouent ou réinterprètent les faits historiques, les usages des matériaux, les motifs et sujets ; ils les ramènent ainsi à la lumière d’un présent qui (les) métamorphose, soit à travers le filtre de leur expérience intime, soit en prélevant des morceaux de ce réel passé, objets, archives, récits pour les projeter dans un univers autre, une situation différente, vers un sens nouveau.
L’accrochage fait dialoguer les œuvres qui racontent l’histoire des conflits récents, celle des explorations et des sciences, l’histoire coloniale et de la décolonisation dont tant d’artistes sont aujourd’hui issus, les traditions et les rites, l’histoire des objets, une part de notre histoire culturelle.
Il s’agit ici d’envisager, au fil des œuvres, différentes façons de résister à l’autorité des faits et de mettre en doute l’autorité, celle des récits et des mythes, par le biais de postures héroïques ou, au contraire, avec l’insolence de la modestie et de l’expérience intime, l’échelle 1 /1.
Cette nouvelle exposition de la collection constitue sans doute la conclusion d’un cycle entamé dans le désordre et enfin synchronisé. Ainsi, en 2010, le parcours intitulé « Nevermore » s’intéressait aux souvenirs et au passé ; en 2012, « Vivement demain » donnait à voir le futur, radieux ou à l’inverse inquiet et désenchanté. Il s’agit aujourd’hui de composer avec les deux temps et de s’ancrer, en l’inventant, dans le présent.

L’exposition « L’Effet Vertigo » réalisée pour les dix ans du musée est dédiée à Jacques Ripault, son architecte, disparu cette année.

« L’Effet Vertigo »
Nouvelle exposition des œuvres de la collection
Jusqu’en avril 2017

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Alexia Fabre
Introdu­ction à l’accrochage de la collection "L’effet Vertigo"

Le MAC VAL a ouvert ses portes au public en novembre 2005 ! Le musée a donc dix ans cette année, un air de jeunesse encore mais déjà une durée qui permet de lire dans l’épaisseur du temps, et de l’inscrire dans le paysage de son territoire.
Pour cet anniversaire, la nouvelle exposition des œuvres de la collection explore les relations des artistes à l’histoire et à ses récits comme notre propre rapport de spectateur à ce qui nous précède. Le regard, ce qui le charge et le constitue, est un élément essentiel de cette relation.
C’est donc le sujet de l’interprète qui est ici au cœur des œuvres et qui interpelle dans un même mouvement celui qui regarde et qui fait exister toute œuvre d’art.
C’est en effet cette relation à l’histoire propre à chaque artiste qui guide ce nouvel accrochage intitulé « L’Effet Vertigo », double mouvement inversé, qui suppose rapprochement et éloignement concomitants. Ce procédé filmique fut inventé par Alfred Hitchcock dans Vertigo (Sueurs froides en français) en 1958, afin d’évoquer le vertige que ressent Scottie (James Stewart) dans le fameux escalier de la tour. Il a pour objet de produire un effet : dramatiser le sujet en le maintenant, par oscillation simultanée d’avant en arrière, dans un même cadre et de ne pas le perdre de vue.
On y verra une métaphore de la lecture de l’histoire au présent et des stratagèmes et diverses attitudes à son égard, de l’éloignement essentiel à sa mise au point visuelle, au déplacement et dépaysement parfois nécessaires pour mieux approcher le sujet.

« J’étais, et je reste persuadé que la part accordée aux créateurs est disproportionnée par rapport à celle accordée aux spectateurs. Il y a là toute une histoire de l’art à réécrire. »

François Morellet

Avec son insolence coutumière, François Morellet éclaire ce nouvel accrochage en interrogeant ici le génie de l’artiste et en revendiquant la part créative de l’interprète. L’interprète est en effet celui qui donne et crée du sens, à partir des récits et des œuvres : c’est celui qui ajoute, valorise, interroge, fait chanter l’histoire, les notes, les mots, les objets, le temps. Aujourd’hui le musée invite le public à interroger ce qui constitue sa relation à l’œuvre et à l’histoire, ce qui nourrit et oriente son regard, cette part de création, cet espace de la pensée qui appartiennent à chacun.

À cette fin, le parcours de la collection est déployé comme un récit où les œuvres portent et sondent les sujets du regard, du modèle, de l’interprétation, de la relecture, de la revisitation. Les quelque 70 artistes ici réunis relisent, refont, rejouent ou réinterprètent les faits historiques, les usages des matériaux, les motifs et sujets ; ils les ramènent ainsi à la lumière d’un présent qui (les) métamorphose, soit à travers le filtre de leur expérience intime, soit en prélevant des morceaux de ce réel passé, objets, archives, récits pour les projeter dans un univers autre, une situation différente, vers un sens nouveau.
L’accrochage fait dialoguer les œuvres qui racontent l’histoire des conflits récents, celle des explorations et des sciences, l’histoire coloniale et de la décolonisation dont tant d’artistes sont aujourd’hui issus, les traditions et les rites, l’histoire des objets, une part de notre histoire culturelle.
Il s’agit ici d’envisager, au fil des œuvres, différentes façons de résister à l’autorité des faits et de mettre en doute l’autorité, celle des récits et des mythes, par le biais de postures héroïques ou, au contraire, avec l’insolence de la modestie et de l’expérience intime, l’échelle 1 /1.
Cette nouvelle exposition de la collection constitue sans doute la conclusion d’un cycle entamé dans le désordre et enfin synchronisé. Ainsi, en 2010, le parcours intitulé « Nevermore » s’intéressait aux souvenirs et au passé ; en 2012, « Vivement demain » donnait à voir le futur, radieux ou à l’inverse inquiet et désenchanté. Il s’agit aujourd’hui de composer avec les deux temps et de s’ancrer, en l’inventant, dans le présent.

L’exposition « L’Effet Vertigo » réalisée pour les dix ans du musée est dédiée à Jacques Ripault, son architecte, disparu cette année.

# Petit Journal

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