MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

tél. : 01 43 91 64 20
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Bertille Bak

« Le tour du propriétaire »
Carte blanche dans la collection du 25 juin au 31 décembre 2011

Présentation

À l’occasion d’une nouvelle carte blanche au sein du parcours de la collection, le MAC/VAL reçoit cette année une jeune artiste, Bertille Bak, diplômée de l’ENSBA de Paris et déjà lauréate de nombreux prix. Son « tour du propriétaire » se propose d’investir les lieux et de présenter ses travaux en regard des oeuvres de la collection, offrant de multiples échos au parcours actuel, placé sous le signe de l’histoire, du souvenir, de la mémoire.

Depuis quelques années, Bertille Bak explore la notion d’identité communautaire, sa démarche artistique interroge la mémoire des individus, des lieux, des territoires, tissant des liens entre passé et présent. Son travail s’inspire des communautés qu’elle côtoie, se nourrissant des rites, objets et architectures qui les lient, les maintiennent et les font vivre. Sensible aux contextes sociaux fragilisés, elle recense, collecte et archive les traces et témoignages des populations qu’elle rencontre. Son œuvre s’inscrit dans une résistance passive et humoristique, attestant un profond engagement humaniste.

Invitée par le musée, Bertille Bak présente des œuvres conçues entre 2007 et 2011, reflétant l’ensemble de sa production depuis sa sortie des Beaux-Arts de Paris. Ses premiers travaux, initiés en 2005, se portent vers une communauté aujourd’hui menacée, celle des cités minières du nord de la France, qu’elle connaît particulièrement bien, étant petite-fille de mineur.
À travers ses vidéos, installations, dessins et canevas, elle s’attache à faire revivre la mémoire des corons et de leurs habitants, témoignant d’un territoire en profonde mutation.
Entre drôlerie et nostalgie, l’artiste pointe le temps qui passe, l’ennui et la solitude ; elle renverse les codes établis et offre un nouveau regard sur les rapports intergénérationnels.

En 2010, lors d’un voyage à Bangkok, en Thaïlande, Bertille Bak rencontre les habitants du quartier de Din Daeng, menacés d’expulsion. Ne pouvant manifester leur mécontentement, ils ont recours à une forme d’expression muette, interprétant leur chant révolutionnaire à l’aide d’une partition décryptée en signes lumineux, émis à la nuit tombée depuis leurs fenêtres. Bertille Bak choisit d’immortaliser cet ultime message de résistance et de liberté, filmant ce chant sourd, inaudible, sujet de l’installation vidéo Safeguard Emergency Light System.

Sa récente résidence à New York en fin d’année 2010 lui a permis de poursuivre ce travail singulier, tourné cette fois-ci vers la communauté polonaise émigrée aux Etats-Unis. En repérant sur Google Maps les densités de certaines antennes paraboliques, Bertille Bak cible des quartiers concentrant des populations émigrées, tels Brooklyn ou le Queens.
Ses rencontres avec de jeunes émigrés polonais lui ont inspiré ses récents travaux, regroupés dans un ensemble intitulé Urban Chronicle, constitué de dessins, installations et vidéo.

Soucieux d’encourager et de soutenir la jeune création émergente, le MAC/VAL est particulièrement sensible aux thématiques développées par Bertille Bak, dont l’oeuvre tente de créer des liens entre le monde ouvrier et le monde de l’art, dans une perspective utopique de maintien du lien social.

Présentation

À l’occasion d’une nouvelle carte blanche au sein du parcours de la collection, le MAC/VAL reçoit cette année une jeune artiste, Bertille Bak, diplômée de l’ENSBA de Paris et déjà lauréate de nombreux prix. Son « tour du propriétaire » se propose d’investir les lieux et de présenter ses travaux en regard des oeuvres de la collection, offrant de multiples échos au parcours actuel, placé sous le signe de l’histoire, du souvenir, de la mémoire.

Depuis quelques années, Bertille Bak explore la notion d’identité communautaire, sa démarche artistique interroge la mémoire des individus, des lieux, des territoires, tissant des liens entre passé et présent. Son travail s’inspire des communautés qu’elle côtoie, se nourrissant des rites, objets et architectures qui les lient, les maintiennent et les font vivre. Sensible aux contextes sociaux fragilisés, elle recense, collecte et archive les traces et témoignages des populations qu’elle rencontre. Son œuvre s’inscrit dans une résistance passive et humoristique, attestant un profond engagement humaniste.

Invitée par le musée, Bertille Bak présente des œuvres conçues entre 2007 et 2011, reflétant l’ensemble de sa production depuis sa sortie des Beaux-Arts de Paris. Ses premiers travaux, initiés en 2005, se portent vers une communauté aujourd’hui menacée, celle des cités minières du nord de la France, qu’elle connaît particulièrement bien, étant petite-fille de mineur.
À travers ses vidéos, installations, dessins et canevas, elle s’attache à faire revivre la mémoire des corons et de leurs habitants, témoignant d’un territoire en profonde mutation.
Entre drôlerie et nostalgie, l’artiste pointe le temps qui passe, l’ennui et la solitude ; elle renverse les codes établis et offre un nouveau regard sur les rapports intergénérationnels.

En 2010, lors d’un voyage à Bangkok, en Thaïlande, Bertille Bak rencontre les habitants du quartier de Din Daeng, menacés d’expulsion. Ne pouvant manifester leur mécontentement, ils ont recours à une forme d’expression muette, interprétant leur chant révolutionnaire à l’aide d’une partition décryptée en signes lumineux, émis à la nuit tombée depuis leurs fenêtres. Bertille Bak choisit d’immortaliser cet ultime message de résistance et de liberté, filmant ce chant sourd, inaudible, sujet de l’installation vidéo Safeguard Emergency Light System.

Sa récente résidence à New York en fin d’année 2010 lui a permis de poursuivre ce travail singulier, tourné cette fois-ci vers la communauté polonaise émigrée aux Etats-Unis. En repérant sur Google Maps les densités de certaines antennes paraboliques, Bertille Bak cible des quartiers concentrant des populations émigrées, tels Brooklyn ou le Queens.
Ses rencontres avec de jeunes émigrés polonais lui ont inspiré ses récents travaux, regroupés dans un ensemble intitulé Urban Chronicle, constitué de dessins, installations et vidéo.

Soucieux d’encourager et de soutenir la jeune création émergente, le MAC/VAL est particulièrement sensible aux thématiques développées par Bertille Bak, dont l’oeuvre tente de créer des liens entre le monde ouvrier et le monde de l’art, dans une perspective utopique de maintien du lien social.

# Urban Chronicle 1

Bertille Bak, 2010.
Installation de radeaux en bouteilles.
© Bertille Bak.

 

Urban Chronicle 1

Bertille Bak, 2010.
Installation de radeaux en bouteilles.
© Bertille Bak.