Projets en cours

Antonin Heck

avec un groupe de mineurs du service Accueil Insertion de la Croix Rouge de Villejuif

Le projet

CARAVANE PARADISO

L’atelier Caravane Paradiso est le fruit d’un travail collaboratif entre l’équipe des publics du MAC VAL, l’artiste Antonin Heck et un groupe de mineurs du service Accueil Insertion de la Croix Rouge de Villejuif. Il a été imaginé autour de la notion de maison, faisant dialoguer les concepts de chez-soi (home) et de lieu physique où l’on vit (house). Qu’est-ce qu’une maison ? Où peut-on se sentir chez soi ?
À travers la lecture collective du poème « Les maisons paresseuses » de l’auteur Keny Ozier-Lafontaine, la découverte des œuvres de Kader Attia et des moments de paroles enrichis par le partage des expériences des mineurs, un socle de réflexion s’est créé pour légitimer et donner sens à la construction physique d’une cabane-maison. Métaphore d’un chez soi à vivre partout, la cabane a été composée d’un kaléidoscope de tissus colorés, récoltés par l’artiste dans les ateliers de couture du quartier de Château Rouge de Paris. À travers ses imprimés polychromes, elle reflète la pluralité de pays, langues et cultures des participants à Caravane Paradiso.

Aurélie Mathigot

hors les murs

Au Centre d’hébergement d’urgence d’Ivry géré par Emmaüs Solidarité, les ateliers d’Aurélie Mathigot ont pris place dans une des yourtes destinées aux activités collectives.
Tous les après-midi pendant trois jours, enfants et adultes hébergés au Centre étaient invités à participer à la réalisation d’une grande composition textile collective qui a pris au fil des jours la forme d’une guirlande.

Aurore Le Duc

Centres de loisirs

Atelier d’Aurore Le Duc – C’est mon patrimoine ! – 17-20 juillet 2018

À partir de l’exposition de Kader Attia, « Les racines poussent aussi dans le béton », et de l’expérience quotidienne de leur habitat par les participants, cet atelier se propose d’être un laboratoire d’expérimentation architecturale par la réalisation d’un ensemble urbain en miniature, en utilisant comme matériau de construction un objet industriel tiré du quotidien, la boîte de kebab. Par le biais de cette activité ludique et créative, il s’agit d’ouvrir à un nouveau regard sur l’architecture afin que tous l’apprivoisent, en comprennent les enjeux et s’en émancipent. Cette pratique a également été l’occasion pour les enfants de s’interroger sur les notions de copie, de sosie et de culture populaire.

Aurore Leduc est née, a grandi et étudié à Cergy-Pontoise, ville de banlieue parisienne renommée pour son architecture postmoderne, ses grandes écoles, son parc d’attraction fantôme et ses kebabs. Depuis quelques années, elle revisite au crochet, solidifié à l’aide de sucre, des architectures et objets modernistes ou d’avant-garde (Cité radieuse de Le Corbusier, Tour Tatline, chaise Mackintosh). Elle reproduit également des édifices liés au travail ou à la surveillance (Panoptique de Bentham, Phalanstère de Fourier) questionnant ainsi leur fonction de domination.

Céline Ahond

Collégiens

ZIAK, un projet de Céline Ahond avec une classe de 4e du collège Victor Duruy de Fontenay-sous-Bois

Pendant 4 jours, les collégiens sont en immersion dans le musée. Il ne s’agit pas tant de voir des œuvres que de considérer le musée comme une structure, avec différents espaces, activités, professions, missions, corps… Ils et elles exploreront le musée par équipes et rendront compte par le dessin, la photo, la mise en scène de situations, les interviews des publics et des travailleurs, de ce qu’ils et elles auront vu.
Les traces de ces observations et expériences sont compilées dans un fanzine, auquel est consacrée la dernière journée de l’atelier.
Pendant ces 4 jours, le groupe fonctionne en autogestion, la participation aux différentes équipes est libre, les élèves formulent et mettent en œuvre les projets, le titre du fanzine est choisi collectivement.

Ecole d’art Tours

Etudiants

La salle organique

Un projet proposé par Anne-Lou Vicente et Raphaël Brunel, commissaires d’exposition en partenariat avec l’École Supérieure d’Art et de Design TALM-Tours et le MAC VAL. Par son titre, « La Salle organique », la restitution de ce projet renvoie explicitement à l’un des espaces de la réserve du musée (organisés par matériau) qu’il s’agit ici de faire remonter dans « le vestibule », selon une double logique de résurgence et de révélation. Le tracé qui en reprend les dimensions et en signale la présence fait écho au sol de la réserve dont la couleur rouge permet le mieux de détecter l’empoussièrement. Reposant moins sur un corpus d’œuvres en particulier que sur le motif même du « contenant » que constitue réellement et symboliquement la réserve, à même de nourrir récits, images, projections, impressions, sensations, souvenirs.
Avec les étudiants Raphaël Andres, Mathilde Baron, Vincent Brouté, Julie Cassio, Mathilde Defrance Blanchot, Florent Gay, Tessa Grzes, Mi Hye Sim, Alison Vignault.

Eva Nielsen

Champs social, associations

Créer une maquette de ville utopique.

Eva Nielsen a proposé aux jeunes de construire la maquette d’une ville utopique. La visite des expositions de Jacques Ripault puis de Kader Attia ainsi qu’une abondante documentation iconique ont nourri le projet.
L’artiste a d’abord présenté son travail personnel puis le projet, expliquant notamment la technique de la sérigraphie. Dans l’exposition Ripault, on a découvert la maquette du musée. Dans le jardin les participants, adultes et jeunes, ont pris des photos de surfaces en gros plan (pierres, végétation, béton, métaux et murs) pour découvrir des motifs ; images destinées à être imprimées par sérigraphie sur le carton plume utilisé pour fabriquer les maquettes.
À l’aide du dessin, chacun a inventé son propre bâtiment, en essayant d’anticiper sa faisabilité en volume. À partir de ce dessin, on a déterminé les formes à découper dans du carton plume pour réaliser la maquette. Chacun a choisi une image-motif et l’a imprimée par sérigraphie sur une partie de son bâtiment. Après l’installation de l’ensemble urbain, il y a eu une discussion sur l’usage des bâtiments. A la fin de l’atelier, la sculpture collective a été dispersée, chaque jeune partant avec sa production.

5 séances de deux heures, décembre 2017- juin 2018
Public : 7 adolescents de 11 à 14 ans et 3 adultes encadrants avec le Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) de Vitry et Créteil.

Malik Nejmi

Babel(s)

Invité au MAC VAL lors de la Fabrique d’avril 2018, Malik Nejmi a questionné les rapports entre le quartier autour du MAC VAL, ses lieux de vie et les habitants.
Point de départ pour l’atelier Babel(s), l’exposition de Kader Attia a été l’occasion pour réfléchir à une architecture comme espace de récits de vie, porteuse de l’identité de ses habitants.
Evoquant le mythe de la Tour de Babel, l’atelier a porté sur la construction d’architectures en bois, aménagées par les enfants avec des objets personnels, pour symboliser leur altérité. Dans cette perspective, les anecdotes de ces objets intimes ont été livrées au public via un enregistrement sonore conçu pour la restitution.
Questionnant les notions d’espace privé et public, dans une volonté de raconter et relire l’histoire du quartier du MAC VAL, le groupe a aussi filmé et enregistré le quotidien de ses habitants. Ces voix et ces images, intégrées aux créations des enfants, ont été le raccord entre les vies du quartier et celles du groupe.