Projets en cours

« Outils mous »

Un projet de Xavier Michel

Avec Melvin Capgras, Axel Chauchat, Victor Colson, Diarra Diarra, Hadjigui Diarra, Loic Guillou, Niamboure Keita, Alexandre Koskas, Serge Logbo, Kheneya Mfingi, Sonam Phadrung, Yanis Slimani, Lukas Trabold, élèves de 1ère Bac pro Aménagements paysagers et Laurent Maria, leur professeur d’Horticulture, Lycée A. Chérioux, Vitry-sur-Seine.
Avec le soutien de la délégation à l’action artistique et culturelle (DAAC) du rectorat de Créteil.

Imaginé dès la fin 2020, le projet s’est déroulé d’octobre 2021 à aujourd’hui, les élèves et l’artiste ayant porté ensemble sa restitution au musée.
Le souhait de Xavier Michel était de partager avec les élèves et leur enseignant des savoir-faire et techniques liés à sa pratique de sculpteur, afin de réaliser des doubles plus ou moins fiables, plus ou moins fonctionnels, plus ou moins affectés des objets et outils peuplant leur environnement de travail quotidien, c’est-à-dire le parc et les ateliers de la section horticole du lycée.
Fruits étranges, issus d’un savant dosage entre maîtrise, hasard et contingence cher à Xavier Michel, les « Outils mous » se sont dépouillés de leur efficacité première et nous invitent à rêver avec eux, d’autres usages et récits.

Florence Marqueyrol, Responsable du service des publics et du programme culturel à La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, a été invitée à suivre le projet dans toutes ses étapes. Son texte nous livre un regard sensible et situé sur les enjeux de ce dernier, restitue les impressions et paroles des participants, cherche à traduire ce qui s’est joué pour elles et eux pendant ces quelques mois. Une présence impliquée, un regard attentif de médiatrice sur le travail mené par ses pairs, qui met en mots et invite à penser ensemble nos métiers, sur le terrain.

« Outils mous, un Almanach »
Un texte de Florence Marqueyrol
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Photo © MAC VAL & Florence Marqueyrol, 2022

Standpoint, les langues à travers lesquelles je vois

Un projet de Marianne Mispelaëre

Avec les étudiants de l’atelier de recherche et création PiLAB/Atelier des Langues.
En partenariat avec les Beaux-Arts de Marseille.
Mars 2021

Aux Beaux-Arts de Marseille, école qui inclut des étudiant-es sourd-es et malentendant-es, l’atelier PiLAB, animé par Franca Trovato, propose des réflexions et des activités artistiques « à partir des situations d’intercompréhension, de communication non-verbale, d’interactions, de traduction et d’interprétation ». En mars 2021, l’artiste Marianne Mispelaëre y intervient. Elle rassemble un groupe d’étudiant-es concerné-es par le bilinguisme dans le workshop Standpoint, les langues à travers lesquelles je vois. Le groupe est dispersé géographiquement et interagit via le numérique mais aussi dans leurs paysages respectifs : Toulon, Marseille, Taïwan, Corée.

Pendant l’atelier sont produits 10 protocoles qui proposent une analogie entre des situations linguistiques et des actions dans le paysage. Dans les deux cas, ce sont un point de vue sur le monde et des relations aux autres qui sont expérimentés. Certains de ces protocoles sont mis en œuvre par les étudiant-es sous la forme de performances filmées.

La critique d’art et commissaire d’exposition Ninon Duhamel, dont les recherches portent sur le langage dans l’art d’aujourd’hui (langues, oralité, écriture, traduction...etc.), a rencontré les étudiant-es en octobre 2021 et a été associée toute l’année à l’atelier PiLAB. Son texte « Des langues et des mondes » se base sur les discussions partagées, les ressources échangées, les travaux produits et les met en perspective.

Protocoles standpoint
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Des langues et des mondes
Par Ninon Duhamel, septembre 2021
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Participant·e·s
Maud-Elisabeth Abgrall
Ilona Aliot
Léandre Chevreau
Marine Comte
Anna Devillers-Morkda
Hojung Lee
Kang-Wei Peng
Matteo Penza
Marine Siret
Margaux Verdier-Matayon

Interprètes
Fabienne Guiramand
Julie Klene
Carole Gutman
Aude Jarry
Natacha Andreis

Découvrez ici le travail de Marianne Mispelaëre

Performance d’après le protocole n°2 « Pratiquer une langue »
Performance d’après le protocole n°5 « Être traducteur / interprète »
Performance d’après le protocole n°6 « Rencontrer un interlocuteur de sa langue »
Performance d’après le protocole n°7 « Usage personnel de la langue »
Performance d’après le protocole n°9 « Partager l’usage de la langue »
Performance d’après le protocole n°10 « Apprendre une langue »

Du neuf avec du n’œuf - D9D9

Un projet de La Compagnie du 8e jour

Avec des femmes de la Maison de la famille, des patients et des soignants du Centre Hospitalier des Murets et des adultes fréquentant un accueil de jour Emmaüs.
En partenariat avec la Maison de la famille (Le Plessis-Trévise), le Centre Hospitalier de Murets (Fontenay-sous-Bois) et l’Etape Ivryenne d’Emmaüs Solidarité (Ivry-sur-Seine).
Entre novembre 2020 et juin 2021

Pendant le deuxième confinement, la Compagnie du 8e jour, compagnie de théâtre basée à Fontenay-sous-Bois, a conduit un travail collectif basé sur l’exposition du MAC VAL « Le vent se lève ». Les participant-e-s ont été invités à interpréter les œuvres et à les mettre en relation avec leurs lectures (presse, BD, poésie, fiction, conte, essais scientifiques ou écoféministes) ainsi qu’avec leurs propres perceptions des crises écologiques, sanitaires, humaines actuelles.
La Compagnie du 8e jour suscite dans ses projets la rencontre entre des personnes d’âge et d’origine sociale très différentes, en s’adressant prioritairement aux publics éloignés des équipements culturels et des pratiques artistiques. Ainsi, des femmes de la Maison de la famille (Le Plessis-Trévise), des patients et des soignants du Centre Hospitalier des Murets (Fontenay-sous-Bois), des adultes fréquentant un accueil de jour Emmaüs (Ivry-sur-Seine) ont partagé leurs points de vue et inventé collectivement des formes.
Le projet s’est adapté aux circonstances : les visites du musée et les comités de lecture se sont tenus en visio-conférence, en plein air mais aussi sur place, dans un musée fermé au public. Une restitution itinérante du projet a eu lieu au mois de juin, d’abord dans le parc de l’Hôtel de ville, à Fontenay-sous-Bois, puis au MAC VAL, à Vitry-sur-Seine.

Découvrez ici le site de La Compagnie du 8e jour

Climatic Dances III

Un projet d’Amanda Piña

Avec les étudiants de l’ESAD Grenoble (Ecole supérieure d’art et design).
En partenariat avec l’Ecole supérieure d’art et design de Grenoble.
De mars à juin 2021

La chorégraphe et danseuse Amanda Piña a proposé aux étudiant-es de l’ESAD Grenoble de participer à un workshop dans le cadre de la plateforme de recherche Pratiques d’Hospitalité, coordonnée par Katia Schneller et Simone Frangi. Le workshop s’est déroulé en deux temps : le premier digital (en mars 2021) et le second au MAC VAL durant un week end d’ateliers (en juin 2021) Amanda Piña invite les étudiants à explorer, par le geste et les sensations, leurs rapports au monde humain mais aussi animal et végétal, hors de la dialectique nature/culture.
D’abord à travers la figure de la montagne, métaphore de la Terre qui, lors du workshop dématérialisé, s’incarne par les corps et les récits malgré la distance. Ensuite au musée où le workshop se présente comme une forme collective de relation et de soin du monde vivant. C’est lors d’ateliers de pratiques, rythmés par des temps d’échanges et de réflexions autour de la somatique coloniale et des pratiques indigènes, que les participants ont eu l’occasion de proposer une nouvelle expérience de médiation au sein du musée et de son jardin. Dans les salles de l’exposition « Le vent se lève », les étudiants ré-envisagent notre relation aux œuvres et au vivant. Les corps incarnent le savoir et la mémoire de la nature, sa relation à l’espace et au temps.

Avec Pierre-Louis Kerbart, San Zagari, Aida Diop, Amar Ruiz, Amandine Lietard, Mathilde Pitrel, Louane Seyve-Falaise, Liza Jouan, Camilla Borud Strandhagen, étudiant-es de l’ESAD Grenoble.

Découvrez ici le travail d’Amanda Piña

Parcours croisé entre la Galerie Jean-Collet et le MAC VAL

Un projet de Jade Tang

Avec les élèves de CM2 de l’école élémentaire Marcel Cachin A et deux classes de 6ème du collège Jean Perrin de Vitry-sur-Seine.

Avec le soutien de la délégation à l’action artistique et culturelle (DAAC) du rectorat de Créteil et de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale du Val-de-Marne (DSDEN 94)

Mai – juin 2021

L’artiste Jade Tang, invitée dans l’exposition « La construction du champ » présentée du 28 mai au 17 octobre 2021 à la Galerie Jean-Collet, est intervenue auprès de deux classes de CM2 de l’école élémentaire Marcel Cachin A et deux classes de 6ème du collège Jean Perrin de Vitry-sur-Seine.
Accompagnés par l’artiste, les élèves ont produit des kits de sculpture en plâtre, écrit des protocoles et partagé leurs créations, exposées dans la salle d’arts plastiques du collège Jean Perrin.
Le projet a également été mis en lumière par le Centre culturel de Vitry-sur-Seine dans le parcours « L’Art en vitrines », à l’occasion du 3e Festival « Cultures urbaines et arts de rue ».
Dès la réouverture des lieux culturels, les quatre classes participantes ont bénéficié de visites guidées thématiques à la Galerie Jean-Collet et au MAC VAL, en clin d’œil aux explorations menées pendant les ateliers avec Jade Tang.

Ce projet d’éducation artistique et culturelle inter-degré est soutenu par le rectorat de Créteil au titre des projets inter-établissements.

Découvrez ici le travail de Jade Tang

Révolutions

Un projet d’Aymeric Vergnon-d’Alançon

Avec les étudiantes du Master 2, Médiation du patrimoine et de l’exposition.
En partenariat avec l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris III.
Octobre 2020 – mai 2021

Un workshop proposé par l’artiste Aymeric Vergnon-d’Alançon autour de l’exposition de la collection « Le vent se lève ».

Révolutions est un podcast écrit et interprété par Donia Ben Lakhdar, Magalie Boucher, Marie Chappaz, Eloïne Erpeldinger, Isis Genetzkow, Flora Janand, Margaux Lalys, Zoé Madelenat, Raphaëlle Marin, étudiantes du Master 2, Médiation du patrimoine et de l’exposition.
Déployant photographies, installations, vidéos et films, Aymeric Vergnon-d’Alançon s’intéresse aux liens entre image et texte et questionne les modalités narratives au sein des pratiques plastiques.

Pour ce workshop, il s’est emparé du format du podcast et a proposé aux étudiantes de créer un commentaire immersif. Pensé à l’origine pour être écouté dans les salles du musée, il fonctionne cependant aussi à distante. On peut en effet se projeter mentalement dans l’espace d’exposition grâce aux indications de direction qui sont données tout au long de l’écoute. Le travail sur le matériau sonore, les citations, les captations de certaines œuvres déplacent l’outil de visite vers l’objet radiophonique.
Chacune de ces propositions constitue un parcours au sein de l’exposition « Le vent se lève », consacrée aux rapports que l’espèce humaine entretient avec la Terre.
L’auditeur-spectateur se voit ainsi dirigé spatialement et son attention amenée vers certaines œuvres. Le podcast reprend ainsi le fonctionnement classique d’un audioguide d’exposition à ceci près qu’au lieu d’un discours unique ce sont trois points de vue, trois commentaires différents qui se superposent, débordant les uns sur les autres.

Révolution politique met l’accent sur l’appartenance à un collectif à travers les luttes, les rassemblements, les endroits de rébellion. Il est également question d’œuvres où la nature mondialisée d’aujourd’hui rappelle les cicatrices de l’histoire.

Révolution politique

Révolution intime vous fait voyager dans le temps et vous propose de choisir votre forme d’engagement. Serez-vous témoin ou acteur ? Quelle que soit votre place, votre existence est une série de micro révolutions personnelles. Les œuvres de l’exposition viendront les révéler et, parfois, les provoquer.

Révolution intime

Révolution cyclique rappelle que les rythmes fondamentaux de notre vie : l’alternance des nuits et des jours, l’existence des saisons, sont liées au mouvement de la terre autour du Soleil qui lui-même participe à la rotation des étoiles au sein de notre galaxie. Laissez-vous guider par les artistes de l’exposition, ils vous feront voir dans les phénomènes terrestres, les reflets de cet éternel retour.

Révolution cyclique

Découvrez ici le travail d’ Aymeric Vergnon-d’Alançon

Èscultura et PRESENT

Un projet d’Ana Pi

Avec les visiteurs, les visiteuses et le personnel du MAC VAL.
En partenariat avec La Briqueterie - Centre de Développement Chorégraphique National du Val-de-Marne et avec le soutien de Creative Europe, programme de l’Union Européenne.
De 2019 à 2021

Ana Pi est l’artiste associée au MAC VAL et à La Briqueterie, elle est chorégraphe, chercheuse en danses urbaines et pédagogue. Sa pratique se situe entre les notions de transit, de déplacement, d’appartenance, de superposition, de mémoire, de couleurs et de gestes ordinaires.

Pour la deuxième fois, le MAC VAL a participé à un projet international qui met à l’honneur la danse au musée. Cette édition est intitulée « Dancing Museums #2 – The Democracy of Beings », et a comme but d’examiner comment la danse permet de nouvelles façons d’appréhender et de vivre l’art et le patrimoine, comment elle peut aider publics et visiteurs à nouer un dialogue avec les œuvres d’art. Conçu sur trois ans, il favorise une collaboration à long terme entre six structures de danse, six artistes, neuf musées et deux centres de recherches, de sept pays.

Présentation

Pour réaliser « èscultura » il a fallu commencer par créer le dispositif dans l’espace du vestibule du musée. Au long des semaines de résidence le dispositif a pris forme : les socles ont gagné une couleur verte, les couvertures de survies dorées ont remplacés la bâche et, plus d’argile coloré ! Les sculptures étaient désormais en terra cota. Pour activer le dispositif, Ana Pi choisissait une musique de fête et se plaçait sur le socle du milieu pour devenir statue ! Malgré la forte vibration du son, elle restait imperturbable, il avait une seulement manière de la faire sortir de l’immobilité : quand une personne touchait l’argile posée sur le socle, Ana Pi commençait à bouger. Petit à petit, les mouvements de modelage donnaient lieu à un dialogue, une danse improvisée à deux.
Une fois que la personne finalisait son sculpture, elle s’approchait du dispositif pour la poser sur la couverture dorée. La sculpture était comme une offrande, ce geste clôturait la danse, ensuite Ana Pi redevenait statue. À la fin de la résidence d’octobre 2020, la couverture dorée a été remplie de petites sculptures. Ana Pi avait désormais une collection d’objets et de gestes.
En juillet 2021, à l’occasion du PIC NIC et de La Nuit des Musées, la collection de « èscultura » a donné lieu à une dernière étape de sa résidence : « PRESENT ». Emballées dans un petit sac de tissu fin et accompagnées d’un mot différent à chaque fois, les sculptures sont devenues des cadeaux.
À chaque personne qui passait par elle, un double cadeau était offert : une petite sculpture…et une danse, la restitution des objets et des gestes traversés par son corps était accomplie.

Découvrez ici le travail d’Ana Pi

© Photos : Iris Medeiros

De l’émoi à l’empreinte

Un projet de Graziella Delerm, La Compagnie de la Chose

Avec des patients de l’hôpital de jour Albert Chenevier, CHU Henri Mondor à Créteil, une classe de 3e du Collège de Staël à Maisons-Alfort avec leur enseignante Fabienne Pagès, et une classe de CM1 de l’école élémentaire Allezard à Créteil avec leur enseignant Maël Delourme.
Avec le soutien de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) d’Île-de-France, de l’association Arts et Santé, La Manufacture et l’Aide aux Compagnies du Département du Val-de-Marne.
D’octobre 2020 à juin 2021

Le projet De l’émoi à l’empreinte s’inscrit dans le dispositif Culture à l’hôpital. Proposé par la Compagnie de la chose et mené par la metteuse en scène Graziella Delerm, il réunit un groupe de patient.es de l’hôpital de jour Albert Chenevier à Créteil, des élèves de 3e et de CM1 du Val-de-Marne.
En lien avec l’exposition de la collection du MAC VAL « Le vent se lève », ce projet décline plusieurs séances qui articulent les notions d’autoportrait, d’émotion et d’intime avec celle de l’empreinte.
Les séances mêlent découverte des œuvres du musée, écriture, pratique scénique et expression plastique. Les participant.es envisagent plusieurs manières de « faire trace » et expérimentent différentes techniques d’empreinte. Leurs productions nourrissent l’écriture d’une pièce scénique dont elles composent également le décor. Une vidéo présente finalement les différentes étapes du projet en mettant en regard les ateliers menés avec les trois groupes.

Photos© Fabienne Pagès, Graziella Delerme, Sou-Maëlla Bolmey.

"T’as vu ce qu’on est devenu ?"

Un projet de Laura Burucoa

Avec des détenus de la Maison d’Arrêt de Fresnes.
En partenariat avec le SPIP 94 (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation du Val-de-Marne).
Août 2021

En écho avec l’exposition de la collection « Le Vent se lève », Laura Burucoa a imaginé un atelier qui s’est déroulé à la Maison d’arrêt des hommes de Fresnes en août 2021.
T’as vu ce qu’on est devenu ? est le nom donné par ses participants à l’atelier. Prenant pour point de départ les œuvres de l’exposition, il a permis d’initier des conversations autour des relations qu’entretiennent l’Homme et la nature, quelle influence les humains ont sur leur environnement, et quels futurs imaginer aujourd’hui – réalistes comme imaginaires.

Durant chacune des séances, les participants ont pu, à leur gré, naviguer entre la poterie, la peinture et la photographie. Une séance fut également consacrée à la mise en mots de la réflexion globale qui sous-tendait l’ensemble des œuvres créées. Les thèmes les plus récurrents furent ceux des évolutions humaines, végétales et animales ; du parallèle entre les enfermements liés au confinement de 2020 d’une part, et à la prison d’autre part ; mais encore à la main de l’homme, aussi bien créatrice que destructrice.

Les réflexions engagées devaient ainsi se traduire à travers des créations en poterie, que Laura Burucoa a pu colorer artificiellement par photomontage, grâce aux productions des participants exécutées en papier marbré. Ces photographies des différentes œuvres créées se sont ainsi vues accompagnées, dans une édition finale, par des textes poétiques, drôles et énigmatiques, rédigés par les détenus et venant expliciter leurs intentions.

Trace et coupe φ(◎◎ヘ) ballade de lignes

Un projet de Kamil Bouzoubaa-Grivel

Avec des enfants âgés de 7 à 11 ans, dans le cadre de l’opération estivale « C’est mon patrimoine ».
En partenariat avec le Ministère de la Culture et l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).
Juillet 2021

Trace et coupe φ(◎◎ヘ) ballade de lignes

Né en 1992, Kamil Bouzoubaa-Grivel est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris. Particulièrement attentif à la traduction graphique des sujets qui l’entourent, aussi bien sur papier que numériquement, il s’amuse à brouiller les pistes sur la nature de ses tracés qui dérapent et glissent de la 2D à la 3D.
Dans le cadre de cet atelier, l’artiste a proposé aux enfants de puiser dans leur environnement direct, le musée et son jardin, et de proposer une traduction graphique aux motifs qui les avaient marqués. Ces quatre jours de travail collectif furent donc l’occasion d’expérimenter différents médiums et de proposer différentes productions artistiques.
En noir et blanc, en couleur, en grand comme en petit format, en 2D comme en 3D, les enfants ont exploré tout le vocabulaire graphique abstrait. Ayant d’abord investi l’espace du Salon, ils ont fini par s’approprier le jardin du musée en y plaçant de nouveaux habitants.

Découvrez ici le travail de Kamil Bouzoubaa-Grivel