MACVAL

Le MACVAL est ouvert tous les jours de la semaine sauf le lundi:
du mardi au vendredi de 10 h à 18 h
le week-end et jours fériés de 12 h à 19 h.

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

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Le spectacle d’une collection

Conversation entre Frank Lamy et Xavier Franceschi

Propos recueillis par Jean-Max Colard

Jean-Max Colard : D’où vient cette idée d’inviter le Frac Ile-de-France au mac/val ?

Frank Lamy  : Il y avait l’idée d’explorer les liens naturels qui existent entre le mac/val et le Frac Ile-de-France : d’abord les deux structures partagent le même territoire. Le mac/val est à l’origine un fonds départemental d’art contemporain, créé au même moment que les Fracs, d’où le désir de mettre en regard deux types de collections très différentes mais qui se sont construites sur le même territoire et dans le même temps. Nous avons donc lancé cette invitation à Xavier Franceschi.
Par ailleurs, les espaces de notre collection étant fermés pour organiser un réaccrochage, cela a orienté le projet dans sa démesure, ou son exhaustivité.

Jean-Max Colard : Il y avait en somme un double trou dans la programmation. Ce n’est peut-être pas un hasard si ce vide est devenu un plein…

FL : L’exposition rétrospective de Claude Closky propose aux visiteurs un parcours dématérialisé où chacun est placé au cœur des dispositifs sonores. L’exposition de la collection du Frac Île-de-France interroge la notion même de la constitution d’une collection publique, de son éclectisme et de ses partis pris.

Xavier Franceschi  : On n’a jamais travaillé pour autant avec le sentiment d’avoir à combler quelque chose. On a d’abord réfléchi par rapport aux espaces donnés. D’une part, les collections permanentes fermées, et d’autre part cet espace de 1400m² dévolu aux expos temporaires, avec des contraintes fortes : pas de cimaises et un temps d’accrochage très serré. On a d’abord songé à une sélection commune, mais, surtout, très vite, il fallait trouver un principe susceptible de structurer l’ensemble. Et j’ai pensé à cette idée de présenter la collection du Frac Ile-de-France dans son intégralité. L’espace nous y autorise : notre collection n’occupe que 200m² de réserves, et il est donc possible de la déplacer entièrement. — D’où l’idée de la rendre entièrement présente, pas intégralement visible, mais présente dans sa totalité, d’une manière très concrète, et organiser à partir de là une présentation d’œuvres issues des réserves ainsi transposées.

FL : Le fait d’accueillir cette collection répond aussi à d’autres significations : les 25 ans du Frac Ile-de-France, ou la question très actuelle de l’inaliénabilité des collections publiques. Et le fait que cette collection circule beaucoup, mais généralement pas dans des espaces muséaux.

XF : Oui, c’est la première fois qu’elle est montrée à cette échelle dans un musée. Et puis, du fait de leur politique de diffusion, sans lieu fixe comme dans le cas d’un musée, les Fracs sont souvent confrontés à certaines questions de la part du public. Qu’est-ce que la collection, où est-elle, que contient-elle ? Là, on va voir ce que c’est, très concrètement, on va pouvoir la désigner, la pointer du doigt.

Jean-Max Colard : Pensez-vous vraiment que la problématique de la gestion d’une collection, ça intéresse le public ?

Je comprends que ces problématiques internes à l’institution vous concernent, mais cela mérite-t-il qu’on en fasse une exposition publique ?

XF  : Bonne question. C’est vrai, par exemple, que lorsqu’on organise chaque année au Plateau une exposition à partir de la collection du Frac Ile-de-France, on peut se demander si ce principe, en soi, intéresse le public qui a priori vient avant tout pour voir des œuvres… En même temps, c’est toujours intéressant de connaître la réalité des choses. Leur raison d’être présentes à un moment donné. Ce qui a prévalu à leur apparition. La réalité d’institutions comme les nôtres, le fait précisément de constituer une collection, de voir comment évolue ce patrimoine en cours de constitution est certainement quelque chose qu’il est intéressant de connaître au regard des propositions que l’on fait. C’est une clef de lecture primordiale.

FL : J’espère, et je pense qu’il n’y a pas de question qui ne puisse arriver devant le public. Comment on choisit, qu’est-ce qu’on décide de sortir des réserves et d’emmener dans la salle d’exposition, c’est aussi le travail des commissaires, des critiques, et de ce point de vue c’est intéressant.

XF  : Il y a aussi le fait de faire vivre la collection, de la considérer comme ce qu’elle est : un objet qui autorise une multitude de possibles. Il y a une dimension de jeu – en tout respect des œuvres - et je crois que c’est important que cette dimension puisse ressortir, que ça se perçoive.

Jmx : Personnellement, cette problématique très interne m’intéresse dans la mesure où elle croise la question de l’exposition, si importante aujourd’hui. Il s’avère que le stockage, la réserve, l’entassement, la collection sont aussi des formes d’exposition. Quelle forme allez-vous donner à cette expérience ?

XF  : L’idée est que la réserve du Frac soit présente, physiquement présente, sur la même surface et avec quasiment la même configuration. A partir de là, sur les trois quarts restant d’espace, des pièces sont sorties, des rotations sont envisagées tous les quinze jours, des pièces sont déballées, d’autres remballées, le tout en présence du public. C’est justement une manière de montrer au public la réalité et même la vie d’une collection. Elles vivent là leurs vies d’œuvres, il y a du mouvement, des entrées, des sorties, il y a tout un travail effectué, de la réserve à la monstration, et c’est tout cela qu’on voudrait rendre visible.

Jmx : Le spectacle de la collection.

FL : Oui, c’est exactement ça.

XF : La première fois que je suis allé au Schaulager à Bâle, cette institution privée qui a développé une conception novatrice de la gestion d’une collection, j’ai assisté, depuis la cafétéria et à travers sa large baie vitrée latérale, à l’arrivée d’un camion pénétrant à l’intérieur du bâtiment pour une livraison d’œuvres. Et à l’intervention d’une équipe d’hommes - tous de rouge vêtus - pour le déchargement des pièces. C’était une véritable performance. Et je suis sûr que tout avait été conçu, notamment par les architectes Herzog & De Meuron, pour que ce soit perçu comme ça. Comme un panorama sur la vie ordinaire et le spectacle de la collection. C’est aussi ça, ici, peut être plus modestement bien sûr, qui est en jeu.

FL  : Evidemment ce sont des gestes qu’on fait en permanence, et là ce travail continu sera accompli en présence du public. L’important, c’est de montrer le dynamisme de toute collection, que le paysage ne soit pas figé.

Jmx : De nombreux artistes comme Jonathan Monk par exemple à l’ICA de Londres dont une partie de l’expo était en réserve, mais aussi des curateurs comme François Piron aux Laboratoires d’Aubervilliers et son exposition en 35 heures, ont déjà exploré ces formes d’accrochage et d’exposition qui mettent en spectacle le travail invisible de la collection…

XF  : Oui, il y a une pleine dimension spectaculaire dans ce qu’on va proposer au mac/val. Qui tient donc à ce principe de rendre toute une collection présente. Il y a un exemple, près de nous, qui jouait sur cette même idée, l’exposition de toute la collection photographique de la Caisse des Dépôts et Consignations au Centre Pompidou. Mais là, le choix avait été de tout montrer, pour donner lieu à un accrochage type dix-neuvièmiste où les murs étaient entièrement recouverts d’œuvres du sol au plafond. Ça ne sera pas le cas ici. Il s’agira, grâce à ce principe adopté de réserves présentes, de montrer les œuvres dans les meilleures conditions.

Jmx : Comment allez-vous proposer un choix au milieu de tout ça ?

FL  : On va écrire une partition.

XF : Oui, c’est ça. Dans un premier temps, chacun de nous deux fait une pré-sélection et ensuite on croise les choses, on établira l’exposition, les rotations.

FL : Il y aura en tout quatre moments d’accrochage, et donc on va pouvoir moduler, former des paysages et des scénarios très différents à partir du stock déjà formé de la collection.

Jmx : Le fait de faire les choix à deux change-t-il les choses ?

XF  : Forcément. On part sur cette idée de faire chacun une sélection assez large d’œuvres, de les confronter, de faire émerger des liens formels ou autres. Les 900 pièces qui constituent la collection, l’idée ce n’est pas de toutes les montrer. Naturellement, on aura tendance à montrer les pièces qui nous semblent importantes, les « incontournables » de la collection. Les Bertrand Lavier, le Tobias Rehberger, etc. Mais tout en ayant la possibilité de montrer d’autres choses. Par exemple des petites sculptures de Jules Chassepot qui nous laissent perplexes, mais que l’on peut tout à fait s’autoriser à montrer dans ce contexte.

FL : Oui, car c’est ça aussi une collection publique, pas seulement des chefs-d’œuvre, mais aussi toutes ces pièces méconnues qui font l’esprit d’une collection.

XF  : Sachant qu’on a établi ce principe d’une base présente visible à partir de laquelle des œuvres sont régulièrement extraites, ça nous laisse maintenant une latitude complète. Les choses sont très ouvertes. On n’a pas besoin par exemple de se donner des thématiques, et on peut organiser surtout des confrontations inattendues entre les œuvres de la collection, faire des jeux formels, ou autres. Depuis les premières acquisitions de 1983-84 jusqu’aux plus récentes.

FL : Si on a mis en place ce principe, c’était qu’il y avait justement une grande difficulté à trouver une thématique commune ou large pour montrer cette collection très diverse. Pourquoi choisir ceci ou cela, pourquoi privilégier tel artiste et pas tel autre, et que ça fasse sens ? Avec ce principe qui consiste à faire venir toute la réserve du Frac, on se trouve dédouané de tout parti-pris, et de l’arbitraire du choix. Maintenant, le jeu peut commencer.

Jean-Max Colard : D’où vient cette idée d’inviter le Frac Ile-de-France au mac/val ?

Frank Lamy  : Il y avait l’idée d’explorer les liens naturels qui existent entre le mac/val et le Frac Ile-de-France : d’abord les deux structures partagent le même territoire. Le mac/val est à l’origine un fonds départemental d’art contemporain, créé au même moment que les Fracs, d’où le désir de mettre en regard deux types de collections très différentes mais qui se sont construites sur le même territoire et dans le même temps. Nous avons donc lancé cette invitation à Xavier Franceschi.
Par ailleurs, les espaces de notre collection étant fermés pour organiser un réaccrochage, cela a orienté le projet dans sa démesure, ou son exhaustivité.

Jean-Max Colard : Il y avait en somme un double trou dans la programmation. Ce n’est peut-être pas un hasard si ce vide est devenu un plein…

FL : L’exposition rétrospective de Claude Closky propose aux visiteurs un parcours dématérialisé où chacun est placé au cœur des dispositifs sonores. L’exposition de la collection du Frac Île-de-France interroge la notion même de la constitution d’une collection publique, de son éclectisme et de ses partis pris.

Xavier Franceschi  : On n’a jamais travaillé pour autant avec le sentiment d’avoir à combler quelque chose. On a d’abord réfléchi par rapport aux espaces donnés. D’une part, les collections permanentes fermées, et d’autre part cet espace de 1400m² dévolu aux expos temporaires, avec des contraintes fortes : pas de cimaises et un temps d’accrochage très serré. On a d’abord songé à une sélection commune, mais, surtout, très vite, il fallait trouver un principe susceptible de structurer l’ensemble. Et j’ai pensé à cette idée de présenter la collection du Frac Ile-de-France dans son intégralité. L’espace nous y autorise : notre collection n’occupe que 200m² de réserves, et il est donc possible de la déplacer entièrement. — D’où l’idée de la rendre entièrement présente, pas intégralement visible, mais présente dans sa totalité, d’une manière très concrète, et organiser à partir de là une présentation d’œuvres issues des réserves ainsi transposées.

FL : Le fait d’accueillir cette collection répond aussi à d’autres significations : les 25 ans du Frac Ile-de-France, ou la question très actuelle de l’inaliénabilité des collections publiques. Et le fait que cette collection circule beaucoup, mais généralement pas dans des espaces muséaux.

XF : Oui, c’est la première fois qu’elle est montrée à cette échelle dans un musée. Et puis, du fait de leur politique de diffusion, sans lieu fixe comme dans le cas d’un musée, les Fracs sont souvent confrontés à certaines questions de la part du public. Qu’est-ce que la collection, où est-elle, que contient-elle ? Là, on va voir ce que c’est, très concrètement, on va pouvoir la désigner, la pointer du doigt.

Jean-Max Colard : Pensez-vous vraiment que la problématique de la gestion d’une collection, ça intéresse le public ?

Je comprends que ces problématiques internes à l’institution vous concernent, mais cela mérite-t-il qu’on en fasse une exposition publique ?

XF  : Bonne question. C’est vrai, par exemple, que lorsqu’on organise chaque année au Plateau une exposition à partir de la collection du Frac Ile-de-France, on peut se demander si ce principe, en soi, intéresse le public qui a priori vient avant tout pour voir des œuvres… En même temps, c’est toujours intéressant de connaître la réalité des choses. Leur raison d’être présentes à un moment donné. Ce qui a prévalu à leur apparition. La réalité d’institutions comme les nôtres, le fait précisément de constituer une collection, de voir comment évolue ce patrimoine en cours de constitution est certainement quelque chose qu’il est intéressant de connaître au regard des propositions que l’on fait. C’est une clef de lecture primordiale.

FL : J’espère, et je pense qu’il n’y a pas de question qui ne puisse arriver devant le public. Comment on choisit, qu’est-ce qu’on décide de sortir des réserves et d’emmener dans la salle d’exposition, c’est aussi le travail des commissaires, des critiques, et de ce point de vue c’est intéressant.

XF  : Il y a aussi le fait de faire vivre la collection, de la considérer comme ce qu’elle est : un objet qui autorise une multitude de possibles. Il y a une dimension de jeu – en tout respect des œuvres - et je crois que c’est important que cette dimension puisse ressortir, que ça se perçoive.

Jmx : Personnellement, cette problématique très interne m’intéresse dans la mesure où elle croise la question de l’exposition, si importante aujourd’hui. Il s’avère que le stockage, la réserve, l’entassement, la collection sont aussi des formes d’exposition. Quelle forme allez-vous donner à cette expérience ?

XF  : L’idée est que la réserve du Frac soit présente, physiquement présente, sur la même surface et avec quasiment la même configuration. A partir de là, sur les trois quarts restant d’espace, des pièces sont sorties, des rotations sont envisagées tous les quinze jours, des pièces sont déballées, d’autres remballées, le tout en présence du public. C’est justement une manière de montrer au public la réalité et même la vie d’une collection. Elles vivent là leurs vies d’œuvres, il y a du mouvement, des entrées, des sorties, il y a tout un travail effectué, de la réserve à la monstration, et c’est tout cela qu’on voudrait rendre visible.

Jmx : Le spectacle de la collection.

FL : Oui, c’est exactement ça.

XF : La première fois que je suis allé au Schaulager à Bâle, cette institution privée qui a développé une conception novatrice de la gestion d’une collection, j’ai assisté, depuis la cafétéria et à travers sa large baie vitrée latérale, à l’arrivée d’un camion pénétrant à l’intérieur du bâtiment pour une livraison d’œuvres. Et à l’intervention d’une équipe d’hommes - tous de rouge vêtus - pour le déchargement des pièces. C’était une véritable performance. Et je suis sûr que tout avait été conçu, notamment par les architectes Herzog & De Meuron, pour que ce soit perçu comme ça. Comme un panorama sur la vie ordinaire et le spectacle de la collection. C’est aussi ça, ici, peut être plus modestement bien sûr, qui est en jeu.

FL  : Evidemment ce sont des gestes qu’on fait en permanence, et là ce travail continu sera accompli en présence du public. L’important, c’est de montrer le dynamisme de toute collection, que le paysage ne soit pas figé.

Jmx : De nombreux artistes comme Jonathan Monk par exemple à l’ICA de Londres dont une partie de l’expo était en réserve, mais aussi des curateurs comme François Piron aux Laboratoires d’Aubervilliers et son exposition en 35 heures, ont déjà exploré ces formes d’accrochage et d’exposition qui mettent en spectacle le travail invisible de la collection…

XF  : Oui, il y a une pleine dimension spectaculaire dans ce qu’on va proposer au mac/val. Qui tient donc à ce principe de rendre toute une collection présente. Il y a un exemple, près de nous, qui jouait sur cette même idée, l’exposition de toute la collection photographique de la Caisse des Dépôts et Consignations au Centre Pompidou. Mais là, le choix avait été de tout montrer, pour donner lieu à un accrochage type dix-neuvièmiste où les murs étaient entièrement recouverts d’œuvres du sol au plafond. Ça ne sera pas le cas ici. Il s’agira, grâce à ce principe adopté de réserves présentes, de montrer les œuvres dans les meilleures conditions.

Jmx : Comment allez-vous proposer un choix au milieu de tout ça ?

FL  : On va écrire une partition.

XF : Oui, c’est ça. Dans un premier temps, chacun de nous deux fait une pré-sélection et ensuite on croise les choses, on établira l’exposition, les rotations.

FL : Il y aura en tout quatre moments d’accrochage, et donc on va pouvoir moduler, former des paysages et des scénarios très différents à partir du stock déjà formé de la collection.

Jmx : Le fait de faire les choix à deux change-t-il les choses ?

XF  : Forcément. On part sur cette idée de faire chacun une sélection assez large d’œuvres, de les confronter, de faire émerger des liens formels ou autres. Les 900 pièces qui constituent la collection, l’idée ce n’est pas de toutes les montrer. Naturellement, on aura tendance à montrer les pièces qui nous semblent importantes, les « incontournables » de la collection. Les Bertrand Lavier, le Tobias Rehberger, etc. Mais tout en ayant la possibilité de montrer d’autres choses. Par exemple des petites sculptures de Jules Chassepot qui nous laissent perplexes, mais que l’on peut tout à fait s’autoriser à montrer dans ce contexte.

FL : Oui, car c’est ça aussi une collection publique, pas seulement des chefs-d’œuvre, mais aussi toutes ces pièces méconnues qui font l’esprit d’une collection.

XF  : Sachant qu’on a établi ce principe d’une base présente visible à partir de laquelle des œuvres sont régulièrement extraites, ça nous laisse maintenant une latitude complète. Les choses sont très ouvertes. On n’a pas besoin par exemple de se donner des thématiques, et on peut organiser surtout des confrontations inattendues entre les œuvres de la collection, faire des jeux formels, ou autres. Depuis les premières acquisitions de 1983-84 jusqu’aux plus récentes.

FL : Si on a mis en place ce principe, c’était qu’il y avait justement une grande difficulté à trouver une thématique commune ou large pour montrer cette collection très diverse. Pourquoi choisir ceci ou cela, pourquoi privilégier tel artiste et pas tel autre, et que ça fasse sens ? Avec ce principe qui consiste à faire venir toute la réserve du Frac, on se trouve dédouané de tout parti-pris, et de l’arbitraire du choix. Maintenant, le jeu peut commencer.

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Vue d’exposition

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